La nouvelle vie australienne de Frédéric Michalak : « Ils ne voulaient pas quitter la France, mais… »
La nouvelle vie australienne de Frédéric Michalak : « Ils ne voulaient pas quitter la France, mais… »
Le lundi 13 juillet 2026 à 8:45 par David Demri
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À peine installé en Australie, Frédéric Michalak découvre déjà un tout nouveau quotidien.
Désormais entraîneur des Cronulla Sharks en NRL, l’ancien international français vit une aventure qui dépasse largement le simple cadre du rugby.
Un grand changement pour toute la famille
Arrivé depuis seulement quelques jours, Michalak est encore en pleine installation. Son épouse, ses enfants et même le chien de la famille doivent progressivement le rejoindre.
Pour Midi Olympique, il décrit cette période de transition.
« Je suis arrivé la semaine dernière avec mes petits Jason et Marlon, que j’ai laissés chez leurs grands-parents ce week-end. Hugo est avec les moins de 14 ans du Racing qui font leur voyage de fin d’année en Afrique du Sud. Ensuite, mon épouse Cindy et lui nous rejoindront depuis Le Cap. Puis il ne manquera plus que Cash qui sera encore sous quarantaine quelques jours. Après, ce sera parti… »
Ce déménagement représente avant tout un projet familial.
Michalak explique pourquoi cette expérience compte autant pour les siens.
« Ma femme Cindy est Sud-Africaine mais elle a grandi en Australie. C’est une chance pour elle de revenir près de ses parents, qui habitent Sydney. Je suis plus loin des miens, mais elle a fait tant de sacrifices durant ma carrière que je peux bien lui offrir celui-là… »
Un défi immense pour ses enfants
Le plus gros changement concerne sans doute ses trois garçons, qui vont devoir s’adapter à une nouvelle langue et à une nouvelle culture.
Frédéric Michalak assume ce choix malgré les difficultés.
« Les garçons ont 6 ans, 11 ans et 14 ans et eux, évidemment, ils ne voulaient pas quitter la France. Ça a été dur pour eux mais ça va les challenger. Ils vont devoir aller dans une école anglaise, jouer à XIII, se remettre en question, aller vers les autres. C’est une richesse. Voyager, à tout âge, c’est une chance. Ça t’ouvre l’esprit. »
L’ancien demi d’ouverture reconnaît également que jamais il n’aurait imaginé vivre une telle aventure lorsqu’il découvrait l’Australie pendant la Coupe du monde 2003.
Avec le recul, il comprend pourtant pourquoi ce pays l’attirait autant.
« Pfft, c’est vrai, jamais je n’aurais imaginé tout ça. Par contre, j’ai tout de suite accroché avec ce pays. J’ai adoré voir les gens aller courir très tôt le matin, faire du sport. J’ai aimé l’état d’esprit, la mer. Plein de trucs m’attiraient ici. »
Un nouveau métier à apprendre chez les Sharks
Au sein des Cronulla Sharks, Michalak découvre un univers totalement différent de celui du Top 14.
Il détaille précisément son rôle dans le staff.
« J’arrive ici en fin de saison (…) Ici, on a un mois et demi de vacances et deux mois et demi de pré-saison, un luxe par rapport au Top 14. Et je compte bien en profiter pour aller visiter d’autres clubs, en France, en Angleterre, au Japon, afin de regarder le rugby de manière différente et d’aller chercher des nouvelles idées. Ici aux Sharks, je vais travailler sur l’attaque en soutien de Daniel Holdsworth, sur la stratégie des jeux au pied tout en étant axé sur la « spine », en gros sur les cerveaux de l’équipe, afin de leur amener une nouvelle approche mentale. Je pense que ça leur fait aussi du bien d’avoir un avis différent, venu de l’autre code. »
L’ancien international français vit cette expérience comme un véritable retour à l’école.
Il révèle ne jamais se séparer de son carnet de notes.
« C’est vrai que pour moi, tout est nouveau. J’ai en permanence mon stylo, mon cahier, et je note tout pour m’imprégner au maximum. Je suis bien aidé : eux, ils ont cette faculté très anglo-saxonne de dédramatiser les choses et de t’intégrer très rapidement. J’ai en outre la chance de connaître la plupart des mecs, puisque j’étais déjà venu rencontrer le staff il y a quelques années, et que ce groupe a très peu changé. Ils ont une force collective énorme, une culture énorme axée sur la défense, et tout le management de « Fitz » tourne autour de l’humain. J’aime cette façon d’aborder les choses, et j’ai l’impression de découvrir des trucs en permanence. Quand tu es joueur, entraîneur, c’est quelque chose d’essentiel d’apprendre au moins une chose nouvelle, tous les jours. »
À 44 ans, Frédéric Michalak ouvre ainsi un nouveau chapitre de sa carrière, avec l’envie d’apprendre autant que de transmettre, dans un environnement totalement différent de celui qu’il a connu pendant des décennies.
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