La phrase glaçante lâchée par l’avocat de Loïk Le Priol en pleine audience
La phrase glaçante lâchée par l’avocat de Loïk Le Priol en pleine audience
Le mercredi 9 septembre 2026 à 14:40 par David Demri
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Au procès de l’assassinat de Federico Martin Aramburu, l’avocat de Loïk Le Priol a livré une plaidoirie saisissante.
Me Xavier Nogueras affirme que son client s’est défendu et invite la cour à examiner les secondes ayant précédé les coups de feu. Une thèse de la légitime défense qu’il appartiendra aux jurés d’accepter ou de rejeter.
La défense ne nie ni la mort de l’ancien rugbyman argentin, ni la douleur de ses proches. Elle demande cependant que l’accusé ne soit pas uniquement jugé à travers ses antécédents et tente de replacer le drame du 19 mars 2022 dans le parcours personnel de Loïk Le Priol.
Midi Olympique revient sur les propos qui se sont dits lors de cette nouvelle journée d’audience.
Un traumatisme militaire au cœur de sa défense
Me Xavier Nogueras est notamment revenu sur un crash aérien survenu en 2014. Loïk Le Priol, alors âgé de 19 ans, avait été envoyé avec son unité sur les lieux de l’accident et avait dû intervenir au milieu des corps.
Pour son avocat, cet épisode aurait profondément marqué le jeune militaire.
« Ça, ça a brutalisé un jeune garçon de 19 ans. Je crois qu’on peut difficilement s’imaginer cette violence-là. »
En août 2015, Loïk Le Priol aurait ensuite fait l’objet d’une évacuation sanitaire, avant de suivre un traitement lourd et de bénéficier d’un accompagnement médical.
Son avocat a également évoqué sa plongée dans l’alcool et la violence des milieux d’extrême droite, sans vouloir présenter ce parcours comme une explication automatique de la mort de Federico Martin Aramburu.
Me Xavier Nogueras refuse ainsi de réduire l’ensemble du dossier aux événements survenus boulevard Saint-Germain.
« Tout ne s’analyse pas sous le prisme de ce qui s’est passé ce soir-là. »
Les regrets de Loïk Le Priol mis en avant
La défense a également voulu décrire l’homme que serait devenu Loïk Le Priol après plusieurs années passées en prison. Sans comparer sa souffrance à celle des proches de la victime, son avocat assure que l’accusé mesure quotidiennement les conséquences de ses actes.
Il affirme que son client vit désormais avec le souvenir permanent du drame.
« Il pense tous les jours au drame qu’il a causé, à cette femme qui n’a plus son mari, à ses enfants qui n’ont plus leur père, à ses parents qui n’ont plus leur enfant. »
« Il n’avait pas d’autre choix que de sortir son arme »
Me Xavier Nogueras s’est ensuite appuyé sur un nouveau traitement des images de vidéosurveillance du boulevard Saint-Germain. Selon lui, celles-ci permettraient de porter un autre regard sur les secondes précédant les tirs.
C’est alors que l’avocat a prononcé la phrase la plus saisissante de son intervention.
Me Xavier Nogueras soutient que son client se trouvait en danger et n’avait pas d’autre possibilité que de faire usage de son arme.
« Il s’est fait lyncher. Il s’est fait lyncher sur ce trottoir. Je n’ai pas peur de le dire. Il n’avait pas d’autre choix que de sortir son arme. Il s’est défendu. »
Cette affirmation constitue la thèse défendue par l’avocat. La cour devra notamment déterminer si Loïk Le Priol pouvait légitimement craindre pour sa sécurité face à un homme qui, lui, n’était pas armé.
Me Xavier Nogueras reconnaît que la qualification de légitime défense appartient désormais aux jurés.
« La cour d’assises décidera de savoir si c’est légitime ou pas. Mais quand même, entendons-le. »
Entendre la version de Loïk Le Priol sans effacer Federico Martin Aramburu : c’est sur cette ligne particulièrement sensible que la défense a choisi de construire son argumentation.


Il me semblait que l’arme avait été sortie après l’altercation et pas pendant u qu’il était revenu sur les lieu avec son arme.
Cayenne aller simple.
Eric
Comment peut on dire qu’il s’est fait lyncher et qu’il n’avait d’autre choix que sortir son arme alors que ç’est lui qui a poursuivi Aramburu et son collègue. Cette avocate est aussi degueulasse que son client .