La préparation la plus originale du Top 14 ? Pau surprend déjà
La préparation la plus originale du Top 14 ? Pau surprend déjà
Le lundi 27 juillet 2026 à 18:58 par David Demri
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Après une campagne historique conclue par un barrage à domicile, la Section Paloise a repris le chemin de l’entraînement avec l’ambition d’enfoncer le clou. Pour lancer cette pré-saison qui les mènera dans six semaines à Montpellier pour la première journée du Top 14, certains Béarnais ont pris de la hauteur.
En marge de la Grande Boucle, Thomas Souverbie, Josselin Bouhier, Clément Mondinat et Hugo Parrou se sont attaqués aux 40 derniers kilomètres de l’étape du Tourmalet, épaulés par Axel Despères, blessé à l’épaule, dans le rôle improvisé de directeur sportif. Une ascension symbolique pour un club déterminé à poursuivre sa progression au sommet du rugby français.
Sur les terrains, Sébastien Piqueronies sait que le plus dur commence pour confirmer ce changement de dimension dans un championnat toujours plus féroce.
Il s’est confié pour Midi Olympique :
« La pression est inévitable. Il est évident que faire aussi bien que l’année dernière, ça sera plus compliqué cette saison. Le Top 14 sera plus relevé. Il nous faudra être meilleurs, raconte le coach Sébastien Piqueronies. Par contre, ce dont je suis sûr depuis que j’ai croisé tous les regards lundi, c’est qu’aucun de mes hommes ne veut pas être meilleur. Je vois que des bonhommes qui veulent grandir et ça me donne beaucoup d’énergie. »
Une gestion athlétique individualisée et des courses de côte
Pour entamer ce bloc de six semaines, le staff palois a misé sur une batterie de tests physiques, médicaux et de mobilité afin d’assurer une montée en charge progressive après cinq semaines de vacances. L’objectif est d’éviter toute casse physique en adaptant le travail aux besoins spécifiques de chaque joueur.
Sébastien Piqueronies détaille cette approche méthodique de la préparation.
« C’est comme l’ascension d’un col de montagne, détaille l’entraîneur. Il faut bien gérer son énergie, y me faire progressivement et éviter de se casser la gueule. L’idée, c’est d’individualiser au maximum et d’arriver à la première journée avec tous nos hommes au meilleur de leur forme. C’est une longue course contre la montre. »
Fidèles à leurs habitudes estivales, les Palois ont également affronté les traditionnelles courses de côte du territoire, dont un ultime passage prévu au cœur des vignes béarnaises, avant de retrouver la salle de musculation et le terrain par petits groupes.
Lutte, MMA et inspiration venue de la Premier League
Professeur d’éducation physique de formation et proche de Régis Le Bris, actuel entraîneur de Sunderland en Angleterre, Sébastien Piqueronies n’hésite pas à casser les codes du rugby professionnel. Pour cette pré-saison, le manager palois a introduit des séances de lutte et de MMA afin d’enrichir les qualités athlétiques et motrices de son effectif.
Le technicien explicite cette philosophie de diversification sportive.
« L’idée, c’est de diversifier les pratiques pour solliciter différemment chacun de nos hommes, évidemment on le fait en fonction du profil des joueurs. Aujourd’hui, un rugbyman a besoin d’une base physique et de ressources fortes pour s’engager dans la saison. C’est un sport complexe, on a besoin de sauter, pousser, courir, faire des appuis. Plus on développe la palette motrice de nos joueurs, meilleurs rugbymen ils seront »
Gérer l’absence des internationaux et intégrer les recrues
Cette reprise s’effectue néanmoins sans plusieurs cadres retenus en sélection. Fabien Brau-Boirie, Emilien Gailleton, Théo Attissogbe, Aaron Grandidier-Nkanang et Hugo Auradou profitent d’un repos mérité après leur participation au Championnat des Nations sous le maillot du XV de France. Une situation nouvelle que le club apprend à apprivoiser.
Sébastien Piqueronies aborde ces absences internationales avec pragmatisme.
« C’est une nouvelle habitude, mais c’est surtout une bonne habitude, sourit Piqueronies. On essaye de l’anticiper au mieux, on s’adapte en essayant toujours d’avoir un temps d’avance. Mais on verra seulement cet hiver si on a réussi l’intégration. »
Concernant les nouveaux visages venus renforcer le groupe béarnais, le manager se montre particulièrement rassuré par leur adaptation immédiate au sein du vestiaire.
« Je les ai tout de suite sentis très à l’aise. J’ai l’impression qu’ils sont là depuis longtemps, c’est déjà rassurant. Dans ce groupe très humain, tout s’est passé comme d’habitude. Ils sont même rayonnants dès la première semaine. »
Il reste désormais six semaines à la Section Paloise pour peaufiner ses armes avant d’aborder son premier choc au sommet sur la pelouse de Montpellier.
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