La punchline de Fabien Galthié : « Je suis désolé, mais ce n’est toujours pas l’équipe de France ! »
La punchline de Fabien Galthié : « Je suis désolé, mais ce n’est toujours pas l’équipe de France ! »
Le jeudi 9 juillet 2026 à 9:55 par David Demri
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Très critiqué pour les nombreux changements opérés avant d’affronter l’Australie, Fabien Galthié a tenu à remettre les choses en perspective. Le sélectionneur du XV de France rappelle que cette tournée estivale se déroule dans un contexte unique, avec de nombreux cadres restés en France après leur saison en club.
Pour lui, cette équipe est avant tout un groupe en construction, auquel il faut laisser le temps de grandir.
« Ce n’est toujours pas l’équipe de France »
Face aux Wallabies, les Bleus présenteront un XV largement remanié, avec plusieurs finalistes du Top 14 intégrés au dernier moment et deux nouveaux internationaux.
Pour Fabien Galthié, il est important de rappeler dans quelles conditions cette sélection dispute le Championship des Nations.
Le sélectionneur souligne que les Bleus évoluent sans une grande partie de leurs cadres habituels.
« Si on revient sur le match en Nouvelle-Zélande, on avait quatre joueurs qui avaient gagné le Tournoi, donc une expérience collective assez faible. (…) Et là, je suis désolé, mais ce n’est toujours pas l’équipe de France. Il y a une dizaine de joueurs voire plus qui sont restés en France et qui ont gagné le Tournoi. On est la seule équipe dans cette compétition à se préparer de cette manière-là, mais ça ne nous dérange pas, on a l’habitude. »
Intégrer les nouveaux et les finalistes
Au moment de composer son équipe, Fabien Galthié explique avoir dû relever plusieurs défis.
Le premier consistait à lancer deux nouveaux joueurs au niveau international : le pilier Moses Alo-Emile et l’ailier Aaron Grandidier-Nkanang.
Le second concernait l’intégration des finalistes du Top 14, arrivés plus tard dans la préparation.
Le sélectionneur assume pleinement cette stratégie.
« Le premier enjeu c’est d’intégrer les nouveaux. Il y a deux nouveaux capés. Et qui dit nouveau capé, dit pas d’expérience à ce niveau-là. Deuxième enjeu, intégrer les finalistes. C’est vrai, il y a beaucoup de changements. Ce n’est jamais très bon. Mais ce challenge d’intégration, c’est un challenge assumé, on n’amène pas ces joueurs au bout du monde si on ne les fait pas jouer. »
Parmi eux figure notamment Lenni Nouchi, qui pourrait reformer avec Oscar Jegou et Marko Gazzotti la troisième ligne sacrée championne du monde U20 en 2023.
Fabien Galthié voit dans cette association un projet d’avenir.
« Avec le Montpelliérain Lenni Nouchi, par exemple, c’est une troisième ligne qui se reconstruit, qui était la troisième ligne championne du monde des moins de 20 ans en 2023. Mais ils n’ont quasiment jamais joué ensemble avec nous. »
Pourquoi le retour d’un banc à six avants
Autre choix fort du staff : le retour d’un banc composé de six avants et seulement deux trois-quarts.
Une configuration abandonnée lors du premier test face aux All Blacks, où les Bleus avaient opté pour un banc en 5-3.
Fabien Galthié estime que cette formule correspond davantage au profil de son équipe.
« Contre les Blacks, on était en 5-3 et ça s’est plutôt bien déroulé. Il nous a juste manqué deux points, qu’on a perdus un peu partout ou qu’on n’a pas pris un peu partout. Là, le 6-2 est intéressant parce qu’on a vraiment un cinq de devant qui peut matcher immédiatement. Et on a trois joueurs polyvalents sur la feuille de match. Mathieu (Jalibert) peut passer à l’ouverture. Kalvin (Gourgues) peut couvrir du 11 au 14. Et Oscar (Jegou) peut descendre au centre. »
À Brisbane, Fabien Galthié espère ainsi voir son groupe franchir un nouveau cap. Au-delà du résultat face aux Wallabies, cette rencontre doit aussi permettre d’accélérer l’intégration de plusieurs joueurs appelés à occuper un rôle important dans le XV de France à l’approche de la Coupe du monde 2027.
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L’EDF c’est avec une douzaine de toulousains, c’est sûr qu’on est loin de compte.