La retraite forcée d’Uini Atonio provoque une onde de choc pour une raison bien précise

La retraite forcée d’Uini Atonio provoque une onde de choc pour une raison bien précise

Le mercredi 28 janvier 2026 à 15:19 par David Demri

0 Commentaire

Publicité


Ce mercredi 28 janvier, le corps de Uini Atonio a finalement dit « stop ». L’annonce de sa retraite forcée pour raisons cardiaques a provoqué une onde de choc, tant le pilier droit de 35 ans (68 sélections) représentait une force de la nature que l’on pensait insubmersible.

À travers les témoignages de ses pairs recueillis lors de ses 300 matchs sous les couleurs rochelaises en 2024, on mesure l’ampleur du vide qu’il laisse derrière lui.

Un « monstre » de technique et de puissance

Pour ses adversaires directs, affronter Atonio était une épreuve physique et psychologique. Cyril Baille, le pilier toulousain, le décrivait comme une véritable « machine de guerre » :

« Quand il met des bouchons et que tu l’as en face en mêlée, tu le sens passer… C’est un des meilleurs piliers droits du monde. Un monstre ! »

Dany Priso, son ancien coéquipier en Charente-Maritime, soulignait une palette technique rare pour un tel gabarit, capable de parler stratégie avec une vision du jeu « impressionnante ». Seule sa vitesse de pointe (ne pas « aller à 40 km/h ») semblait être sa limite.

L’emblème d’un club et d’une ville

Arrivé en 2011 au Stade Rochelais alors que le club était encore dans l’ombre, Atonio en est devenu la figure de proue. Avec 360 matchs de haut niveau au compteur, sa fidélité et sa longévité forcent l’admiration. Antoine Tichit se souvient d’un colosse qui, dès ses 18 ans lors de la Coupe du monde U20 au Japon en 2009, agissait déjà comme le « paternel » de l’équipe des Samoa.

Un « mec en or » à la joie de vivre communicative

Au-delà de l’athlète hors norme, c’est l’homme qui fait l’unanimité. Pour Baille, il est impossible de détester ce « mec en or » qui sait rester humble malgré son statut.

Sa capacité à rester décontracté, même dans l’intensité d’une mêlée, avait le don de déstabiliser ses adversaires. Pour lui, le rugby est avant tout un jeu et une source de plaisir partagé.

Le pilier droit tire sa révérence sur un bilan exceptionnel, laissant l’image d’un joueur qui, selon les mots de ses confrères, faisait « la pluie et le beau temps » sur les pelouses de Top 14.

Publicité

0 Commentaire