La salle de Paris La Défense Arena va-t-elle manquer au rugby Français ?
La salle de Paris La Défense Arena va-t-elle manquer au rugby Français ?
Le dimanche 25 janvier 2026 à 23:37 par David Demri
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L’annonce a fait l’effet d’une déflagration dans le paysage du sport-business français : Jacky Lorenzetti s’apprête à vendre Paris-La Défense-Arena au géant nord-américain Live Nation.
Ce rachat, estimé à environ 600 millions d’euros, marque la fin d’une ère pour le Racing 92. Samedi, face à Lyon, le parfum de nostalgie était palpable dans les travées de Nanterre. On ne quitte pas une « cathédrale de verre » comme on quitte un simple stade de béton.
Un spectacle total que l’on ne retrouvera nulle part ailleurs
L’Arena n’est pas qu’un stade, c’est une promesse de show permanent. Avec son terrain ultra-rapide propice aux scénarios fous, sa pénombre de salle de cinéma et sa mise en scène digne d’un blockbuster, l’enceinte a redéfini les standards du rugby moderne.
Ceux qui l’ont visitée pour la première fois — notamment nos confrères britanniques lors des joutes européennes — en gardent souvent un souvenir d’émerveillement. L’Arena, c’est ce lieu où l’on voit sans être vu, où le rugby devient une expérience immersive totale, loin des stades battus par les vents et la pluie.
Le retour au « cocon » de Colombes en 2027
Le divorce est désormais programmé. Si le Racing 92 pourra encore fouler sa pelouse synthétique jusqu’à la fin de l’année 2026, le retour définitif au stade Yves-du-Manoir de Colombes est acté pour la saison 2027-2028.
Le projet est séduisant : un « petit cocon à l’anglaise » de 14 000 places, pensé pour la proximité et l’identité Ciel et Blanc. Mais le contraste sera saisissant :
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Nanterre : Démesure, modernité, 30 000 spectateurs, climatisé.
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Colombes : Histoire, ferveur, 14 000 places, ciel ouvert.
Pourquoi ce départ laisse-t-il un goût amer ?
Au-delà de l’équation économique — les concerts étant bien plus rentables que le rugby pour le futur acquéreur Live Nation — c’est une certaine vision du futur qui s’éloigne. L’Arena était une odeur de modernité, une cathédrale posée sur la dalle de la Défense qui, une fois le Racing parti, ne redeviendra « que » la plus grande salle de spectacle d’Europe.
Comme le souligne cette dernière visite samedi, l’Arena manquera. Non pas par manque d’amour pour Colombes, mais parce qu’elle aura été, pendant dix ans, un instant hors du temps que le rugby français n’avait jamais connu auparavant.
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