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La Section Paloise va-t-elle s’effondrer au pire des moments ?

La Section Paloise va-t-elle s’effondrer au pire des moments ?

Le vendredi 27 mars 2026 à 18:45 par David Demri

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La Section Paloise est-elle en train de revivre son pire cauchemar ? Après avoir longtemps squatté la deuxième place du Top 14, les Béarnais semblent bégayer leur rugby au pire moment. Entre revers cinglants à Toulouse et Perpignan et une défaite frustrante à La Rochelle, le doute s’immisce : Pau va-t-il encore une fois s’écrouler aux portes du printemps ?

Une progression masquée par les « doublons »

Sébastien Piqueronies, le manager palois, refuse pourtant de céder au fatalisme ambiant. Pour lui, le club n’a jamais été aussi solide durant la période hivernale.

« C’est vrai que cet hiver est le moment où nous sommes le plus irréguliers sur nos performances, avec notamment de vrais sauts d’irrégularité à l’extérieur », admet-il avec franchise via Midi Olympique.

Mais il nuance immédiatement :

« On a paradoxalement géré l’hiver légèrement mieux que lors des quatre dernières saisons. Si on regarde notre historique, on a toujours eu des difficultés l’hiver. On l’a mieux géré statistiquement, malgré beaucoup plus contraintes. C’est une progression ».

Le technicien pointe notamment la gestion complexe des internationaux, une nouveauté pour le club qui a dû bricoler, comme lors de la titularisation du troisième ligne Reece Hewat au centre. « Je n’ai pas quinze ans d’expérience, avec quinze internationaux réguliers et une équipe « C » capable de gagner partout. C’est très important d’objectiver nos propos par rapport à l’état de construction dans lequel on est ».

Un changement de dimension mental

Si les résultats tanguent, l’exigence, elle, a explosé. Voir la Section enrager après une défaite à Marcel-Deflandre prouve que le club a changé de braquet. « Il y a trois ou quatre ans, nous aurions croisé les doigts pour ne pas subir un lourd revers », rappelle Piqueronies.

Aujourd’hui, l’ambition est assumée : le Top 6 ou rien. Accrochée à une troisième place fragile, la Section sait qu’elle n’a plus le droit à l’erreur. « Notre objectif est clairement le top 6. Oui, on sait que c’est difficile et que ce n’est pas assuré. Ce n’est pas de la peur, c’est de la lucidité. Mais je vous garantis que nous sommes très ambitieux et qu’on vivrait mal le fait de ne pas être dans le top 6 en fin de saison ».

Un calendrier de l’enfer pour prouver qu’ils ont grandi

Le sprint final s’annonce dantesque. Pour espérer une qualification historique, le calcul est simple mais effrayant : il faudra probablement 17 victoires. Un défi monumental alors que se profilent des déplacements à Bayonne et au Stade Français, ainsi que des duels face à Montpellier et Clermont.

« Ce que je sais, c’est que depuis le début de saison, nous sommes en progression, nous grandissons », martèle Piqueronies. Avec le retour de ses internationaux et surtout celui de sa gâchette Joe Simmonds, la Section dispose de sept journées pour tordre le cou aux habitudes et valider son ticket pour la phase finale.

Deux priorités absolues ont été fixées :

« Il y a deux choses vitales : il faut garder le Hameau invaincu et il faut gagner encore une fois de plus à l’extérieur. Il faudrait donc a minima dix-sept victoires pour se qualifier, ce qui paraît fou ! ».


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Bougnatix 27 mars 2026 at 19h- Répondre

    Non .Ils ne vont pas s’effondrer .

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