La superbe histoire de Jean-Baptiste Gros accueilli chez les Carbonel
La superbe histoire de Jean-Baptiste Gros accueilli chez les Carbonel
Le vendredi 6 novembre 2026 à 20:00 par David Demri
Publicité
Avant de devenir un pilier incontournable du Rugby Club Toulonnais et du XV de France, Jean-Baptiste Gros a vécu une adolescence particulière à Toulon. Arrivé au pôle espoirs du RCT, le jeune joueur originaire de Châteaurenard supportait difficilement la vie en pension. Discret, réservé et peu à l’aise dans cet environnement collectif, il a finalement trouvé refuge auprès d’une famille bien connue des supporters toulonnais : celle de Louis Carbonel. Une rencontre qui allait profondément marquer son parcours.
À cette époque, Jean-Baptiste Gros éprouvait des difficultés à s’adapter au quotidien de la pension, notamment au bruit et à la promiscuité. Après plusieurs épisodes compliqués, les dirigeants toulonnais ont cherché une autre solution pour permettre au jeune pilier de poursuivre sa formation dans de meilleures conditions. C’est ainsi qu’il a été accueilli chez Alain Carbonel, ancien joueur du RCT et père de Louis Carbonel.
« Il t’a déjà parlé, Louis ? »
Jean-Baptiste Gros a donc intégré le quotidien de la famille Carbonel, partageant notamment la chambre de Louis, qui évoluait lui aussi dans les catégories de jeunes du Rugby Club Toulonnais.
Mais les premiers échanges n’ont pas été particulièrement nombreux.
Dans les colonnes de Midi Olympique, Louis Carbonel se souvient d’un adolescent extrêmement réservé, qui avait besoin de temps pour accorder sa confiance :
« Avec Jibé, on partageait la même chambre. Les premiers temps, mes parents me demandaient : »
Les parents de Louis s’interrogeaient alors sur le silence de leur jeune pensionnaire :
« Il t’a déjà parlé, Louis ? »
L’actuel ouvreur du Stade Français explique que son ami a progressivement appris à s’ouvrir :
« Il lui a fallu un moment avant de s’ouvrir davantage. »
Une timidité qui contrastait avec l’image beaucoup plus impressionnante que Jean-Baptiste Gros pouvait renvoyer sur les terrains de rugby.
« Il restait méfiant »
Alain Carbonel garde lui aussi un souvenir précis de l’arrivée du jeune pilier dans sa famille.
Malgré un accueil chaleureux, Jean-Baptiste Gros avait d’abord du mal à trouver sa place dans ce nouvel environnement.
Le père de Louis Carbonel raconte les premières semaines de cette cohabitation :
« Jean-Baptiste a mis du temps avant de se considérer comme chez lui. J’avais beau lui dire que la famille était heureuse d’accueillir le premier pilar de son histoire, il restait méfiant. »
Avec le temps, les relations se sont pourtant considérablement renforcées.
Le jeune joueur s’est progressivement attaché à cette famille qui lui offrait un cadre plus adapté à son tempérament.
« On avait probablement du mal à couper le cordon »
Si Jean-Baptiste Gros n’a officiellement vécu qu’une année sous le toit des Carbonel, les liens tissés durant cette période ont perduré bien au-delà.
Après avoir quitté la maison familiale, le pilier toulonnais a choisi de s’installer à proximité immédiate.
Alain Carbonel raconte à quel point Jean-Baptiste Gros était devenu proche de sa famille :
« Il est resté près de nous quatre ou cinq ans. Quand il a quitté la maison au bout d’une année, il a en effet emménagé dans un petit appartement situé à quelques dizaines de mètres. De son côté comme du nôtre, on avait probablement du mal à couper le cordon. »
Une relation qui dépasse largement le cadre du rugby et qui témoigne de l’importance prise par les Carbonel dans la jeunesse du joueur.
Le rugby l’a aidé à s’ouvrir aux autres
Au fil des années, Jean-Baptiste Gros a également appris à composer avec sa personnalité réservée et les exigences de sa carrière professionnelle.
Devenu international français, le pilier du RCT doit désormais assumer une exposition médiatique bien différente de celle qu’il connaissait durant son adolescence.
Louis Carbonel estime que cette évolution a permis à son ancien colocataire de progresser sur le plan humain :
« Maintenant qu’il a une image publique, il est obligé de forcer sa nature et d’aller vers les autres. En ce sens, le rugby l’a beaucoup aidé. »

