La (très) longue liste des excuses de Laurent Marti concernant l’élimination de l’UBB en Top 14

La (très) longue liste des excuses de Laurent Marti concernant l’élimination de l’UBB en Top 14

Le mardi 9 juin 2026 à 15:47 par David Demri

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Deux semaines seulement séparent les images de liesse dans les rues de Bordeaux après le deuxième sacre européen de l’UBB et l’immense déception vécue à Chaban-Delmas après l’élimination contre Clermont.

Invité sur TV7, Laurent Marti a dressé un bilan sans détour de cette fin de saison frustrante.

Pour le président girondin, l’échec en Top 14 ne s’explique pas par un seul match raté mais par une accumulation de facteurs qui ont fini par rattraper son équipe.

« On est le club qui a le plus joué en Europe »

Premier élément avancé par le patron de l’UBB : l’usure physique.

« Sur les deux dernières saisons, à date, on est le club en Europe qui a le plus joué. »

Laurent Marti poursuit :

« Et si vous remontez à la saison d’avant, ça nous fait une moyenne de 35 matchs par saison, à date. Donc si on avait dû continuer, vous imaginez… à un moment donné, y’a pas photo. »

Le président bordelais rappelle également l’impact des blessures et des sélections internationales.

« On sait qu’on a eu beaucoup de blessés, des blessés majeurs. On a eu plus que les années d’avant des joueurs qui ont été beaucoup plus sollicités par les sélections. On l’a bien vu en deuxième mi-temps, il y a eu un effondrement physique, pour moi, et une perte d’énergie terrible. »

« On a vu la gifle arriver »

Pour Laurent Marti, les signaux d’alerte existaient depuis plusieurs semaines.

« Ce qui est certain, c’est qu’on l’a vu arriver, la gifle. »

Le président évoque plusieurs rencontres où l’UBB avait déjà montré des signes de fragilité.

« On voyait bien qu’on avait fait un mauvais début de saison, parce qu’on avait perdu des matchs majeurs au milieu de la saison. »

Puis il ajoute :

« Si on est honnête, on gagne de justesse à Bayonne, on gagne péniblement contre Perpignan. On voyait qu’on était quand même un petit peu en souffrance. »

« On était totalement excités par la Champions Cup »

Laurent Marti reconnaît également que toute l’organisation bordelaise s’est progressivement tournée vers l’objectif européen.

« Dès que la Champions Cup a démarré, on a senti que les joueurs, le staff, et j’ai envie de dire le club – et moi je me mets dedans – étaient totalement excités. »

Le président ne cherche pas à nier l’évidence.

« Cette compétition est magique, est magnifique, elle a un impact international, et on n’avait pas envie de laisser la place. »

Avant de lâcher l’une des phrases fortes de son intervention :

« Indirectement, bien évidemment, on a peut-être été un peu trop focus sur la Champions Cup. »

« Les autres ont les mêmes moyens que nous »

Face aux critiques, Laurent Marti rappelle également la réalité économique du Top 14.

« Vous savez, il y a une chose que j’ai déjà dit mais que les gens oublient : on n’a pas beaucoup plus de moyens que Clermont-Ferrand, on n’a pas beaucoup plus de moyens que Pau. »

Puis il poursuit :

« On est dans un peloton avec à peu près tous la même masse salariale. C’est Toulouse qui a plus de masse salariale que les autres. »

Le président revendique malgré tout les ambitions affichées du club.

« On se fixe des objectifs ambitieux, on les affiche, on n’a pas peur de le dire. »

Et répond aux critiques concernant l’absence de Brennus.

« Avant c’était : « ah oui mais vous avez toujours pas de titre majeur ». Deux, monsieur. Maintenant on nous dit : « c’est pas le Brennus ». Bah oui, on va tout faire pour gagner le Brennus. Mais les autres aussi, et les autres ont les mêmes moyens que nous ! »

« Ça fait tâche, mais on n’oubliera pas cette aventure »

Malgré la frustration, Laurent Marti refuse que cette élimination fasse oublier l’exploit européen.

« Ça fait tâche de se faire éliminer du Top 14. »

Mais il insiste :

« On peut pas oublier les moments qu’on a vécus, le partage avec tous nos supporters. Ce sont des moments magiques qui vont rester gravés. »

Le président rappelle également le parcours exceptionnel réalisé pour décrocher la Champions Cup.

« Pour gagner la Champions Cup, il a fallu battre le champion de France en quart, le champion d’Angleterre en demi et le champion de l’URC en finale. »

Avant de conclure :

« Je crois que c’est ça qu’on retiendra. »

Le Top 14, un championnat à part

Enfin, Laurent Marti souligne que le style de jeu spectaculaire de l’UBB ne garantit rien dans le championnat français.

« Le Top 14 c’est un marathon, y’a pas de note artistique dans le Top 14. »

Puis il rappelle :

« On a le record du temps de jeu effectif. On fait partie des équipes qui ont le plus marqué d’essais. Mais le rugby français s’en fout de ça. »

Et termine avec une analyse lucide :

« Force est de constater que dans le Top 14, quand vous avez une très forte conquête, une très forte défense, et que vous jouez plutôt un rugby fermé et d’occupation, vous avez des chances de réussir. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

2 Commentaires

  1. Ber0683 9 juin 2026 at 16h- Répondre

    Beaucoup de blessés…Qu’est ce que nous devrions dire nous…

    J'aime 3
    J'aime pas 1
  2. Multi Pseudos 9 juin 2026 at 16h- Répondre

    Il parle de la masse salariale totale de Toulouse, mais en joueurs tous les clubs ont droit à un nombre max il me semble. 37?