« La vie est un risque » : le coaching totalement fou de Christophe Urios qui a finalement échoué

« La vie est un risque » : le coaching totalement fou de Christophe Urios qui a finalement échoué

Le dimanche 20 septembre 2026 à 15:20 par David Demri

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Christophe Urios avec l'ASM

Christophe Urios a tenté un coaching particulièrement spectaculaire pour réveiller Clermont à Bayonne. À la 48e minute, le manager de l’ASM a décidé de faire entrer simultanément les huit joueurs encore présents sur son banc. Un pari qui a immédiatement produit des effets puisque Clermont est revenu à seulement trois points, avant que le carton rouge de Marcos Kremer et la blessure de Kévin Noah ne viennent complètement bouleverser la fin de rencontre.

Cette décision prend une dimension supplémentaire avec la nouvelle règle appliquée cette saison. Les rotations étant désormais limitées à huit joueurs, contre douze auparavant, Urios savait qu’il ne conserverait plus aucune solution classique sur son banc après cette vague de changements.

« La vie est un risque »

La première période clermontoise avait convaincu Urios qu’il fallait provoquer quelque chose.

Après la pause, Anthime Hemery avait déjà relancé l’ASM avec un essai. Quelques minutes plus tard, le staff a choisi d’injecter tout son sang neuf en une seule fois.

Urios assume dans La Montagne avoir volontairement joué avec le risque d’une fin de match compliquée :

« C’était effectivement une espèce de pari de marquer vite et de changer tout le monde. Quitte à prendre des risques sur la fin de match. Et on l’a un peu payé d’ailleurs. Mais bon, la vie est un risque… »

L’électrochoc recherché a fonctionné. Justin Bouraux a marqué à son tour à la 50e minute et Clermont est revenu à trois points de Bayonne.

« On a perdu toutes les collisions »

Ce coaching massif répondait surtout au manque d’impact affiché par les titulaires pendant les quarante premières minutes.

Clermont n’avançait pas suffisamment et ne parvenait pas à donner de vitesse à ses possessions. Urios a donc préféré bouleverser immédiatement son équipe plutôt que d’échelonner ses changements.

Le manager explique ce qui l’a poussé à vider son banc :

« En première mi-temps, on a perdu toutes les collisions, on n’avance jamais. Nos ballons ne vont pas vite… Tout le contraire du début de la deuxième mi-temps. Je me suis posé la question de savoir s’il fallait coacher vite. Et puis j’ai pensé que les gars allaient nous donner une nouvelle énergie. Et c’est ce qu’il s’est passé. Et puis, il y a le deuxième tournant du match avec le carton rouge. »

Car au moment où Clermont semblait avoir complètement relancé la rencontre, le scénario a basculé.

Le carton rouge de Kremer change tout

À la 54e minute, Marcos Kremer a été expulsé. L’ASM, qui venait de retrouver une vraie dynamique, s’est alors retrouvée en infériorité numérique.

Baptiste Germain estime que les huit changements avaient pourtant permis aux Clermontois de reprendre l’initiative.

Le demi de mêlée a réellement cru que le pari d’Urios allait fonctionner :

« Franchement, je pensais qu’il allait faire les huit changements à la mi-temps. Au final, quand il y a les remplacements, c’est là où l’on revient à trois points. On prenait presque le dessus sur eux. Si on avait marqué derrière, sûrement que l’on aurait parlé de ce coaching de manière positive. C’est ce carton rouge qui nous met un peu dans le jus. Mais sur le moment, cette vague de remplacements a été plutôt bénéfique. Le reste, on ne peut pas le contrôler, ce sont des faits de match. »

Clermont termine finalement à 13

Le risque pris à la 48e minute s’est finalement matérialisé lorsque Kévin Noah a dû quitter le terrain à la 72e.

Avec ses huit changements déjà effectués et Kremer définitivement exclu, Clermont a terminé la rencontre à 13 joueurs, avec AJ Lam contraint de pousser derrière la mêlée.

Baptiste Germain souligne les conséquences de cette situation face à une équipe bayonnaise capable d’exploiter les espaces :

« Avec ces nouvelles règles, nous avons eu un blessé et nous avons fini à 13. Et quand il y a des ballons de turnover, il y a forcément plus d’espaces. Face à de tels joueurs, quand il y a des espaces, ça paie cash. »

Le coaching massif avait donc réussi à provoquer l’électrochoc recherché par Urios. Les événements qui ont suivi ont en revanche exposé immédiatement le risque d’utiliser l’intégralité de son banc aussi tôt dans une rencontre.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. Bougnatix 20 septembre 2026 at 15h- Répondre

    On joue exclusivement sur le défi physique comme les suds afs sans en avoir les moyens , nous n’avons qu’une corde à notre arc . Des que l’on essaye de mettre un peu de volume de jeu , on tombe les ballons . Aucun joueur d’intervalle à part Jaunneau et Plummer . On monte des chandelles de pression sans avoir aucun joueur assez adroit qui recupere . C’est pas une critique , c’est un fait .