L’absence de Damian Penaud fait déjà débat : « C’est un phénomène! » tranche Denis Charvet !

L’absence de Damian Penaud fait déjà débat : « C’est un phénomène! » tranche Denis Charvet !

Le mercredi 21 janvier 2026 à 7:35 par David Demri

2 Commentaires

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Le choc face à l’Irlande approche, et avec lui une décision forte de Fabien Galthié. À la surprise générale, Damian Penaud ne figure pas parmi les 42 joueurs convoqués pour préparer le rendez-vous phare du Tournoi des 6 Nations début février. Un choix fort concernant l’un des visages emblématiques du XV de France, meilleur marqueur d’essais de son histoire, mais désormais confronté à une concurrence accrue et à des exigences tactiques toujours plus pointues.

Coup de tonnerre pour certains, décision assumée pour d’autres : l’ailier de l’Union Bordeaux-Bègles est écarté pour le match prévu le 5 février prochain au Stade de France. Comme Gaël Fickou et Grégory Alldritt, Damian Penaud ne sera pas de la partie face au XV du Trèfle. Un signal fort envoyé par le staff tricolore, malgré le statut et le vécu international du joueur.

Avec 40 essais en 59 sélections, Penaud reste une référence absolue en équipe de France. Sa tournée de novembre avait d’ailleurs été globalement convaincante. Face à l’Afrique du Sud, malgré la défaite inaugurale, l’ailier avait maintenu les Bleus dans le match en inscrivant deux essais face aux champions du monde.

Une efficacité offensive légèrement en retrait

Historique depuis qu’il a effacé le record mythique de Serge Blanco, Damian Penaud paie sans doute une saison 2025-2026 un ton en dessous de ses standards habituels. Sans être alarmants, ses chiffres restent néanmoins moins dominants que par le passé. En Top 14, il totalise cinq essais en neuf rencontres, auxquels s’ajoute une réalisation en Champions Cup.

Un rendement honorable, mais insuffisant pour figurer parmi les tout meilleurs marqueurs du championnat, où il n’occupe que la 24e place. La concurrence est rude, portée par des profils en pleine réussite comme Grégoire Arfeuil (8 essais), Gaël Dréan (7 essais) ou encore Matthis Lebel (8 essais). À Bordeaux, même la comparaison avec Louis Bielle-Biarrey, auteur de 10 essais en 10 matchs, souligne ce léger recul statistique.

Pour autant, réduire l’impact offensif de Penaud à ses essais serait réducteur. L’ailier demeure l’un des attaquants les plus déstabilisants du championnat, avec 29 défenseurs battus, 592 mètres parcourus ballon en main, dont 257 après contact. Des données qui confirment qu’il reste un danger constant balle en main.

Le jeu sans ballon au cœur du débat

Si l’apport offensif de Damian Penaud ne fait guère débat, ce sont surtout ses prestations sans ballon qui interrogent le staff tricolore. Déjà pointé du doigt lors de la précédente édition du Tournoi des 6 Nations, notamment après la défaite cruelle contre l’Angleterre (25-26), il avait souffert dans les duels aériens, un secteur devenu central au plus haut niveau international.

Son absence lors du carton face à l’Italie (73-24), avant un retour ponctuel, avait déjà illustré cette vigilance accrue du sélectionneur. Cette fois, le constat semble plus tranché : le jeu aérien et les responsabilités défensives sur l’aile ont pesé lourd dans la balance.

L’ancien international Denis Charvet a livré son analyse sur les ondes de RMC, en mettant en avant la concurrence directe au poste. Extrait :

« Penaud a sûrement été mis en concurrence avec Attissogbe. Attissogbe avait fait la tournée en Nouvelle-Zélande et avait été très, très bon. Attissogbe vient de revenir à Pau et il est très bon. Il est très bon sur les ballons hauts donc je pense que ça se joue là. Pour moi, Damian Penaud c’est un phénomène! Je le dis, je le répète. »

Le consultant insiste ensuite sur les priorités actuelles du staff français. Extrait :

« Après, nos faiblesses ce sont les ballons hauts et on le sait. Il a été jugé là-dessus. »

Une mise à l’écart, pas une fin

Contacté par Fabien Galthié avant l’annonce officielle, Damian Penaud a été informé de cette décision, prise au profit de profils jugés plus fiables dans le jeu aérien. En attendant un éventuel retour lors du Tournoi, l’ailier restera à la disposition de l’Union Bordeaux-Bègles.

Un contexte dans lequel son entraîneur Yannick Bru aura un rôle clé à jouer pour l’aider à digérer cette mise à l’écart et retrouver, en Top 14, l’impact total qui a fait de lui l’un des joueurs les plus redoutés du rugby français.

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2 Commentaires

  1. Danslaverte 21 janvier 2026 at 08h- Répondre

    C’est un phénomène balle en mais Dréan aussi, Attisgobé aussi, et d’autres aussi. Alors oui il a un gabarit qui aide comparativement à un joueur plus fin mais est-ce qu’il n’y a que ça qui fait un ailier ?

    • Danslaverte 21 janvier 2026 at 08h- Répondre

      *balle en mains