L’anecdote de Laurent Marti sur le match à venir contre le RCT : « Yannick Bru a fait un bide total quand il a essayé d’en parler aux joueurs »
L’anecdote de Laurent Marti sur le match à venir contre le RCT : « Yannick Bru a fait un bide total quand il a essayé d’en parler aux joueurs »
Le samedi 23 mai 2026 à 23:15 par David Demri
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L’Union Bordeaux-Bègles vient d’écrire une nouvelle page immense de son histoire européenne. Pourtant, au moment de savourer le deuxième sacre consécutif en Champions Cup après la démonstration face au Leinster, Laurent Marti n’a pas uniquement affiché son bonheur.
Derrière les sourires du président girondin, une inquiétude commence déjà à grandir autour de la fin de saison en Top 14.
Car si l’UBB règne aujourd’hui sur l’Europe, la bataille du Brennus s’annonce autrement plus brutale.
Laurent Marti savoure une campagne européenne “magnifique”
Face aux micros après le coup de sifflet final, le président bordelais mesurait pleinement l’exploit accompli par son équipe. Et surtout la difficulté du parcours réalisé par les hommes de Yannick Bru.
« Cette victoire a été magnifique dans le sens où le parcours a été compliqué : on a battu le champion de France en quart (Toulouse), le champion d’Angleterre en demi-finale (Bath), le vainqueur de l’URC en finale (Leinster) : on est très fier », a savouré Laurent Marti.
Un an après le premier titre décroché à Cardiff, cette nouvelle étoile vient surtout confirmer l’installation de l’UBB parmi les monstres du rugby européen.
« On n’avait qu’une seule étoile, c’est donc bien de confirmer : on est sur le record de 16 victoires de suite avec le bonus offensif à chaque fois, je ne sais pas si ça a été déjà fait », a-t-il ajouté avec fierté via Sud-Ouest.
Le Top 14 hante déjà l’UBB
Mais derrière l’euphorie, Laurent Marti a très vite ramené tout le monde à une réalité beaucoup plus inquiétante : l’état physique de son groupe avant le sprint final du Top 14.
Et son constat est loin d’être rassurant :
« Yannick Bru a fait un bide total quand il a essayé d’en parler aux joueurs. Malheureusement, on est très mal embarqués. Les mecs sont fatigués, il y a des blessés… Je ne sais pas ce qui va nous arriver », a reconnu le président bordelais.
Des propos qui traduisent l’usure énorme accumulée par l’UBB après une saison marathon et un parcours européen extrêmement intense.
“Il faut au moins un Brennus”
Malgré ce pessimisme assumé, Laurent Marti refuse toutefois d’abandonner l’idée de décrocher enfin le Bouclier de Brennus. Car pour lui, le Top 14 reste la clé ultime pour faire définitivement entrer Bordeaux-Bègles dans une autre dimension.
« Le Top 14 est tellement difficile à gagner qu’il faut jouer sa carte jusqu’au bout. Je suis un peu pessimiste. Mais avec ce groupe, on ne sait jamais », explique-t-il encore.
Avant de conclure avec une phrase qui résume parfaitement l’obsession bordelaise.
« Je crois que si on veut inscrire le club dans l’histoire du rugby, il faut au moins un Brennus au milieu. »
4 Commentaires


Vu le rythme et l’état de fraîcheur physique montré hier, je ne comprends pas trop son inquiétude. Pour le prochain match à la rigueur en espérant qu’ils en aient bien profité cette nuit… En tout cas bravo à eux, quelle équipe !
Ils étaient en seconde le bras sur la portière pendant toute la seconde mi temps, ça devrait aller.
Et Bru a eu l’opportunité de coacher tôt dans le match, en prévision du match à Mayol.
L’UBB a besoin de points pour s’assurer une place dans les six.
Parler du prochain match en pleine euphorie de la victoire n’était peut-être pas l’idéal. Mardi ou mercredi sera suffisant pour remotiver les troupes. Ce sont des pros et ils ont envie de disputer les phases finales, ils feront tout pour y être. C’est sûr que si le RCT leur met une grosse pression, ils pourraient être en diffic.ulté sur la durée du match, mais faut pas trop compter là dessus, ils vont bien récupérer.