L’ascension fulgurante de Joan Caudullo, le manager que plusieurs clubs du Top 14 s’arrachent
L’ascension fulgurante de Joan Caudullo, le manager que plusieurs clubs du Top 14 s’arrachent
Le jeudi 26 mars 2026 à 9:42 par David Demri
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Le destin de Joan Caudullo semble avoir été tracé bien avant sa nomination officielle à la tête du MHR à l’été 2024. Déjà, lors du mariage de son ami Jacques Boussuge, les proches de l’ancien talonneur l’interpellaient en l’appelant « Hey, le manager ! ». Un surnom prémonitoire pour celui qui, à 44 ans, vient de hisser le club héraultais à une impressionnante deuxième place du Top 14.
Dans les colonnes de L’équipe, Jacques Boussuge, qui le côtoie depuis deux décennies, ne tarit pas d’éloges sur son tempérament :
« Je ne savais pas qu’il allait prendre le poste. Je l’ai toujours surnommé le manager. Dès nos premières années à Montpellier, c’était le meneur du groupe. Il avait le « mindset » pour prendre ce rôle. Il était fait pour ça. C’était aussi un gros bosseur. »
Entre sagesse et leadership : Un profil qui fait rêver Toulon
Près de deux ans après ses débuts, le technicien montpelliérain est déjà devenu une cible prioritaire sur le marché des transferts. Le Rugby Club Toulonnais ne cache plus son intérêt pour attirer Caudullo dans le Var afin d’épauler Pierre Mignoni dès la saison prochaine.
Son charisme discret mais indiscutable rappelle les plus grands noms du rugby français.
« Il a toujours eu cette âme de leader, » poursuit Boussuge. « Pourtant, il ne se met jamais en avant. C’est un mec discret, ce n’est pas lui qui crie le plus fort. En revanche, par sa sagesse, son intelligence et son leadership, quand Jo parle, tout le monde l’écoute. Et surtout, tout le monde le suit ! Un peu comme un Morgan Parra ou un Fabien Cibray à l’époque, ou un Thomas Ramos aujourd’hui, tu sais qu’il deviendra manager. Pour Joan, c’était la même chose. »
Le « Monsieur Réunion » de la formation montpelliéraine
Le parcours de Caudullo est celui d’un bâtisseur patient. Écarté du MHR en tant que joueur en 2012 par Fabien Galthié — une séparation vécue sans rancune — il s’est forgé une solide expérience d’éducateur au Stade Montois avant de revenir dans son club de cœur. Philippe Saint-André souligne d’ailleurs son flair pour dénicher des talents, comme Tyler Duguid, devenu international cet été.
Son adjoint, Benoît Paillaugue, décrit un entraîneur d’une rigueur absolue :
« Il est très carré, il adore planifier les semaines. On l’appelle Monsieur réunion ! C’est quelqu’un de très posé, très réfléchi. Tu sens tout de suite qu’il a le management dans le sang. Il est dans l’échange et il a toujours eu ce côté meneur d’hommes. »
Le défi de la légitimité relevé avec brio
Propulsé aux commandes par le président Mohed Altrad après un maintien arraché de justesse à Grenoble, Caudullo a dû affronter ses propres doutes. « En sortant du bureau du président, je ne faisais pas le malin, » confie-t-il avec franchise. « Est-ce que j’étais prêt ? Bien sûr que non, je n’avais aucune expérience. Toujours ce souci de légitimité que je me pose encore. »
Pourtant, les résultats parlent pour lui. Après une victoire probante au stade Michelin face à Clermont (17-20), le MHR s’est installé sur le podium.
Un succès tel que Bernard Laporte, un temps sceptique, s’active désormais pour prolonger son contrat.
Affaire à suivre…
6 Commentaires


Caudullo , comme tous son staff d’ancien joueurs du cru , ont apporté une ame à cette équipe et change l’image de ce club . Tres bon travail à confirmer par une qualif en phases finales et plus ?
Si en plus le MHR est son club de cœur et que Laporte veut le prolonger, je vois pas pourquoi il irait ailleurs, à moins d’une proposition salariale très, très généreuse de la part de Toulon, mais je pense pas que ce mec soit guidé par l’argent en premier, je dirais plus par le projet d’un club, et le MHR marche bien, difficile de partir quand tout va bien….
Enfin, le projet RCT est tres bien aussi, il manque juste un cerveau pour guider le recrutement et les joueurs qui’sont perdus sur le terrain.
Bien entendu, je ne dis pas que Mignoni n’a pas de cerveau, il en a un, mais il l’utilise trop et sur tout les fronts, ce qui le rend moins incisif.
Notre Pierrot de Toulon aime le RCT, il a le projet RCT en lui, c’est un pro, ça ne fait aucun doute, mais il s’éparpille trop par passion et c’est, en plus, sa santé qui en fait les frais.
Donc oui, il faut un manager solide comme Caudullo ou dans ce style pour épauler Pierre qui n’en peut plus de tout faire.
Mignoni mettrait son intelligence dans le projet RCT en général jusqu’aux jeunes puisqu’il a l’esprit club et dans le RCT passion.
Caudullo ou un autre mettrait son intelligence un.iquement dans les entrainements, recrutements et la tactique pour l’équipe 1.
Le RCT doit se resserrer et être plus efficace dans sa façon de travailler et faire en sorte que les cerveaux du clubs restent focaliser sur un axe et non sur un carrefour qui finirait en un rond-point sans fin.
C’est là où nous en sommes en ce moment… Toulon est pris dans ce rond-point infernal, ça tourne en rond, ça rumine, va falloir que notre staff trouve au moins une solution pour en sortir un peu d’ici la saison prochaine.
Correction :Tous les fronts.
Focalisés.
J’ai oublié de préciser que Mignoni s’occuperait, forcément en tant que directeur sportif, du recrutement et la détection chez les jeunes.
Pourquoi pas beal ?.
Pourquoi ? Parce que notre club a besoin d’un coach général de gros calibre. Beal aux avants et un autre trés qualifié aux trois quarts et PM directeur du rugby chargé aussi du recrutement