Laurent Labit révèle les coulisses de la victoire de l’USAP contre Toulouse : « Je l’ai particulièrement trouvé énervé ! »
Laurent Labit révèle les coulisses de la victoire de l’USAP contre Toulouse : « Je l’ai particulièrement trouvé énervé ! »
Le lundi 5 janvier 2026 à 10:54 par David Demri
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L’USAP a frappé fort ce samedi en renversant le Stade-Toulousain, dans le cadre de la 14ème journée du Top 14.
Il s’agit de la deuxième victoire des Catalans cette saison.
Dans les colonnes de Midi Olympique, le manager de l’USAP, Laurent Labit a exprimé sa grande joie.
Il rappelle que c’est le grand Stade-Toulousain qui s’est présenté à Aimé-Giral, samedi. Extrait:
En face, c’était le grand Stade toulousain, la meilleure équipe d’Europe depuis longtemps. C’est une formation qui ne donne jamais rien, peu importe qui est aligné, qui ne perd que sept à huit matchs par saison et qui est habituée à avoir des compositions hybrides.
En plus de ça, ils avaient un défi à relever parce qu’ils n’avaient pas gagné ici depuis 2018 et c’est le genre de challenges qui les excitent. C’est une victoire importante dans notre construction. La satisfaction vient en bonne partie de ce que ce match prouve au sujet de notre profondeur d’effectif. L’Usap doit de toute manière viser des performances comme celles-là pour laisser le club en Top 14.
Il avoue avoir effectué des choix forts dans sa composition d’équipe, provoquant la colère de certains joueurs. Extrait:
Oui, on a pris la décision de placer certains joueurs sur le banc. Et je peux vous dire que les deux Argentins, notamment, n’étaient pas très contents. J’ai particulièrement trouvé « Coco » (Ruiz, N.D.L.R.) énervé. Ce que je lui ai dit, c’est qu’on a besoin d’avoir des internationaux comme eux au meilleur niveau. S’ils le sont, ça ne pourra qu’amener les autres à un meilleur niveau.
Sur ce match, ça nous a servi. Ils étaient sûrement énervés et avaient l’envie de mieux faire. C’était l’anniversaire de « Coco » en plus. Tout était réuni pour qu’il entre bien dans son match. C’est ce qui s’est aussi passé avec Joaquin Oviedo, Peceli Yato et Bruce Devaux, qui a fait une très bonne prestation alors qu’il n’a pas beaucoup joué ces derniers temps.
Il raconte ensuite sa décision de faire son coaching à la mi-temps. Extrait:
Pour tout dire, non. Autant pour Clermont, nous avions anticipé le coaching avec un 6-2, autant là, ça nous a paru nécessaire. Les vingt premières minutes ont vraiment correspondu à ce qu’on voulait faire et à ce qu’il fallait faire contre Toulouse. C’est-à-dire avoir le ballon, contrôler le jeu, le tempo. Mais les vingt minutes d’après n’étaient pas satisfaisantes pour nous avec trop de ballons rendus, des fautes en touche et en mêlée… On s’est mis dans une grosse difficulté. Il a donc été décidé de coacher à la mi-temps. Les quatre entrants ont changé le cours du jeu.
Ce n’est pas le tout de dire qu’on a un bon effectif. Il faut que les joueurs soient à leur niveau. Le maillot n’appartient qu’à l’Usap, il n’appartient pas aux joueurs. Il faut qu’ils aillent le chercher, qu’ils méritent de jouer. Les statuts, ça ne compte pas. Ce ne sont pas les statuts qui vous font rester en Top 14 ou gagner des titres. Il faut que les joueurs comprennent qu’on est à l’Usap. Ce n’est pas n’importe quel club.
Il savoure ensuite le fait d’avoir quitté la dernière place du Top 14. Extrait:
C’est l’objectif qui était fixé : on avait annoncé qu’on voulait battre Clermont, le 20 décembre, et être 13e à la fin janvier. Ce n’est pas anecdotique même si on veut regarder devant. Bien sûr que c’est mieux d’être treizième que quatorzième. Mais si on veut le maintien, ça passera par des victoires, et pas seulement par attendre, éventuellement, le match du 13 juin. S’il doit y avoir un access-match, il se prépare en allant chercher des succès.
Il y a la Coupe d’Europe qui arrive, aussi. On doit envisager la qualification. Avec l’effectif que l’on a, il est possible de jouer sur les deux tableaux. Ça permettrait à tout le groupe d’avoir une émulation saine avec des joueurs qui vont trouver du temps de jeu. On sait que la deuxième partie de saison est très hachée, avec beaucoup de week-ends de repos si tu n’es pas qualifié, justement, en Coupe d’Europe. Ce n’est pas comme ça qu’on veut préparer, justement, notre fin de saison.
Pour conclure, Laurent Labit confirme le retour de Posolo Tuilagi dès le week-end prochain. Extrait:
Oui, il aurait déjà pu revenir pour ce match-là. Mais comme il avait été alité la semaine de Noël et retardé sur ses entraînements, on n’a pas voulu prendre de risques. Mais il est prêt. Il a très bien travaillé. On a été, notamment moi, un peu dur avec lui. Franchement, sur ce qu’il nous montre actuellement, on le sent prêt et excité.
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