« Laurent Marti est très fort » : Les secrets de Laurent Marti pour recruter les plus grosses pépites du rugby français
« Laurent Marti est très fort » : Les secrets de Laurent Marti pour recruter les plus grosses pépites du rugby français
Le samedi 3 octobre 2026 à 13:55 par David Demri
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Louis Bielle-Biarrey, Marko Gazzotti, Hugo Avogadro… Ces dernières années, l’Union Bordeaux-Bègles a régulièrement trouvé son bonheur du côté de Grenoble. Une filière qui doit beaucoup à l’impressionnant travail de détection réalisé depuis une vingtaine d’années par Franck Corrihons. Et le phénomène pourrait se poursuivre puisque de nouvelles pépites Grenobloises attirent déjà les regards des clubs de Top 14.
À Bordeaux, regarder du côté des Alpes est devenu une stratégie particulièrement fructueuse.
Plusieurs jeunes joueurs passés par le FC Grenoble ont rejoint l’UBB ces dernières années. Louis Bielle-Biarrey et Marko Gazzotti en sont les exemples les plus marquants, tandis qu’Hugo Avogadro a suivi le même chemin.
Pour Yves Billet, journaliste au Progrès, Laurent Marti a surtout eu le mérite de regarder là où certains concurrents régionaux n’étaient pas parvenus à récupérer ces talents.
« Laurent Marti est très fort »
Le président Bordelais aurait parfaitement identifié la richesse du vivier Grenoblois. Il s’est confié pour Ici Gironde :
« Laurent Marti est très fort, parce qu’il est venu chercher les talents à un endroit où justement les autres clubs, Clermont et Lyon notamment, ne les ont pas eus. »
Mais derrière cette succession de jeunes talents se trouve également un homme : Franck Corrihons.
Ancien joueur devenu responsable de la formation Grenobloise, il mène depuis de nombreuses années un important travail de détection dans un vaste territoire allant des deux Savoie à la Drôme, en passant par l’Ardèche et le Nord-Isère.
Yves Billet souligne notamment sa capacité à repérer très tôt les joueurs possédant un potentiel important.
« C’est un super recruteur, et surtout un dénicheur fabuleux qui a l’œil pour recruter, récupérer et voir les grands talents de demain. »
Et Grenoble semble loin d’avoir épuisé son réservoir.
Deux nouvelles pépites déjà pistées par le Top 14
Selon Yves Billet, deux nouveaux joueurs possèdent déjà une cote très importante auprès des clubs de l’élite.
Parmi les jeunes talents qui émergent figurent notamment Nathan Coutin, ailier de 19 ans, et Mathis Baret, ouvreur.
La concurrence serait déjà importante pour récupérer les prochaines révélations Grenobloises.
« Il y en a encore deux qui sont énormes et qui sont déjà pistés par toutes les écuries du Top 14. »
Une situation qui pose inévitablement une question : que serait aujourd’hui l’équipe Grenobloise si le club avait réussi à conserver l’ensemble des talents formés ces dernières années ?
Arnaud Carré imagine un effectif particulièrement impressionnant.
Le journaliste d’Ici Gironde mesure l’ampleur des joueurs qui auraient pu rester au FCG.
« Sur les six dernières années, l’équipe qu’il aurait pu bâtir… tu te dis waouw. »
« Ces gamins sont formés pour d’autres clubs »
Le problème dépasse cependant largement le seul cas Grenoblois.
Les meilleurs jeunes sont désormais identifiés extrêmement tôt. Certains possèdent déjà une expérience professionnelle en Pro D2 et un statut d’international chez les moins de 20 ans lorsqu’ils atteignent seulement 19 ou 20 ans.
Difficile, dans ces conditions, de passer sous le radar des puissances financières du Top 14.
Yves Billet résume le paradoxe auquel Grenoble est confronté.
« Les gamins partent à 19-20 ans et ils ont déjà joué en Pro D2. Ils sont déjà repérés en équipe de France des moins de 20 ans. »
Avant de dresser un constat beaucoup plus frustrant pour le club Isérois :
« Ces gamins sont formés, mais sont formés pour d’autres clubs. »
Grenoble se retrouve ainsi en partie victime de l’efficacité de sa propre formation.
Un système d’indemnisation jugé insuffisant
La situation relance également le débat autour de la rémunération des clubs formateurs.
Contrairement au football, le rugby français ne fonctionne pas avec un véritable système généralisé de transferts. Les clubs récupèrent néanmoins des indemnités liées à la formation, jugées faibles au regard des investissements réalisés pour accompagner un joueur pendant plusieurs années.
Yves Billet pointe ce décalage économique.
« Il n’y a pas de transfert en rugby, seulement des mutations. Il y a une faible indemnité de formation par rapport à l’argent qui est mis dans la formation des joueurs. »
Une solution pourrait consister à conserver les jeunes joueurs plus longtemps avant leur départ vers les grosses écuries.
Arnaud Carré estime qu’un engagement de plusieurs saisons permettrait aux clubs formateurs de bénéficier davantage du travail effectué.
« Arriver à les faire signer trois ou quatre ans permettrait qu’ils deviennent de véritables éléments moteurs avant de rejoindre des clubs à la hauteur de leur statut international. »
Mais le rugby professionnel semble justement évoluer dans la direction inverse.
Les clubs disposant des moyens nécessaires hésitent de moins en moins à payer pour libérer des joueurs encore sous contrat.
Une évolution qui rapproche progressivement le rugby du système de transferts connu dans d’autres sports.
« Il y a de plus en plus de clubs qui rachètent des contrats. »
Et Arnaud Carré ne se fait guère d’illusions sur la suite :
« C’est un pas vers les transferts, de toute façon on y va tout droit. »


Mathis Baret ce n est pas un ouvreur mais un 3ième ligne ….très interressant mais pas pour nous c est plutôt un profil à la Abadie 1m91 100 kg et Coutin je ne le connais pas je sais juste qu il aime regarder les filles