Le casier intact, les chants fidjiens : Comment Castres survit à l’absence de Josaia Raisuqe
Le casier intact, les chants fidjiens : Comment Castres survit à l’absence de Josaia Raisuqe
Le mercredi 6 mai 2026 à 13:42 par David Demri
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Un an a passé, mais rien ne s’efface vraiment. À l’approche du déplacement à Pau, le Castres Olympique porte encore le souvenir de Josaia Raisuqe, disparu brutalement le 8 mai 2025.
Un drame qui a profondément marqué le club et ses joueurs.
Un vide toujours présent
Au centre d’entraînement, rien n’a changé. Son casier est resté intact, avec son numéro et sa photo comme nous l’apprend Le Figaro. Un symbole fort, qui accompagne encore l’équipe au quotidien et lors de chaque déplacement.
Le matin du drame, le trois-quarts fidjien avait perdu la vie dans un accident à un passage à niveau, tout près des installations du club. Il n’avait que 30 ans.
« Ça a forcément été une épreuve qui marquera nos vies à jamais », confie le manager Xavier Sadourny.
Un groupe marqué mais soudé
Face à l’émotion, le groupe s’était rapidement retrouvé pour tenter de faire face ensemble. Les chants fidjiens, portés par ses coéquipiers, avaient joué un rôle important dans ce moment de recueillement.
« On le fait encore parfois, de manière spontanée, pour avoir une pensée pour lui », explique Sadourny.
Ces instants ont renforcé les liens au sein d’un groupe déjà très uni.
Un souvenir toujours vivant
Le souvenir de Raisuqe reste omniprésent. Beaucoup passent encore chaque jour près du lieu de l’accident. Les supporters, eux aussi, continuent de venir s’y recueillir.
Dans les semaines qui ont suivi le drame, joueurs, staff et communauté fidjienne s’étaient réunis autour de longues veillées, dans le respect des traditions.
« C’étaient des moments très durs… mais qui ont rapproché tout le monde », se souvient le manager.
Un match chargé d’émotion
Ce déplacement à Pau, un an jour pour jour après la disparition de leur coéquipier, aura forcément une saveur particulière.
Castres avancera avec pudeur, mais avec cette mémoire toujours présente.
« On n’oublie pas, on vit avec », résume parfaitement l’état d’esprit du groupe.
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Respect. Castres est le symbole de la passerelle qui peut subsister entre le rugby d’avant et celui d’aujourd’hui. Et pourtant le club traverse le temps de très belle manière. Assez exemplaire le C.O quand on y réfléchit bien.