Le coup de gueule d’Ugo Mola : « Quand on voit l’acharnement pour se qualifier dans compétition et le peu d’intérêt parfois que ça représente, c’est un peu gênant »
Le coup de gueule d’Ugo Mola : « Quand on voit l’acharnement pour se qualifier dans compétition et le peu d’intérêt parfois que ça représente, c’est un peu gênant »
Le vendredi 9 janvier 2026 à 2:00 par David Demri
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Le manager du Stade-Toulousain, Ugo Mola s’est confié via La Dépêche, ce jeudi, à l’approche du match de Champions Cup contre les Saracens, programmé dimanche.
Ce-dernier indique que son équipe se retrouve en position d’échec en Champions Cup, lors d’un match de poule, suite à la défaite des siens contre Glasgow. Extrait:
Aujourd’hui, on se retrouve dans une situation qu’on n’a pas connue depuis maintenant trois, quatre saisons, quasiment 2022, à savoir d’être en échec sur un match de poule. Cela nous donne aussi le niveau de la compétition, malgré qu’on veuille parfois la décrier. Et surtout le niveau de notre poule qui, avec Glasgow, Saracens et Sale, restait une poule plutôt costaud(e).
On pensait s’éviter le plus dur en évitant le voyage en Afrique du Sud, et au final c’est le voyage à Glasgow (21-28, NDLR). Et on aura peut-être des éléments concordants, notamment au niveau de l’intensité et de la qualité de l’équipe. Il y a un nombre de joueurs Lions britanniques monstrueux, internationaux, c’est une équipe qui a passé son temps de tempête en baissant la tête et en se restructurant. Et aujourd’hui, elle redevient compétitive sur la scène européenne donc ils (ses joueurs, NDLR) sont prévenus.
Dans la foulée, il refuse d’affirmer que ses joueurs sont sous pression dans la compétition Européenne. Extrait:
(Sourire) Je veux bien que vous cherchiez toujours des trucs incroyables. Non, non, il n’y a pas de pression. Il y a juste un match de Champions Cup contre une très, très bonne équipe. Le championnat anglais s’est remis les idées en place, je crois que ça ne vous a pas échappé. Le rugby anglais est en train de remettre du potentiel, beaucoup de joueurs, beaucoup d’équipes performantes à l’image de Northampton, Sale, Exeter, Saracens, Bath évidemment…
Je crois qu’ils ont connu, suite au Covid et au Brexit, pas mal d’aléas qu’ils sont en train de compenser. Et nous, la pression, elle est toujours sur la qualité du rugby et des résultats qu’on souhaite avoir. Donc, elle n’est pas, conjoncturellement, sur ce qui a pu se passer. C’est derrière nous, on ne peut plus rien y faire. Par contre, on a un match qui peut ressembler à celui de Glasgow, avec des conditions qui ne vont pas être loin d’être identiques. À la seule différence près, c’est que la semaine de Glasgow, on s’était entraînés à 20 degrés. Là, on s’est entraînés à – 6. Donc au moins, on ne pourra pas dire qu’on n’était pas préparés.
Il y a des joueurs que vous connaissez peu mais, malgré les Itoje, Earl, Farrell et autres, il y a un joueur à l’aile qui est incroyable, Caluori, qui est le meilleur joueur dans les airs en ce moment sur la scène européenne. Et donc, évidemment, face à ce rugby pragmatique et ce rugby que, chez eux, les Saracens maîtrisent fortement, on s’attend à ce que ce soit un gros rendez-vous pour nous. Donc c’est de ça dont on a envie.
La pression éventuelle de ne pas se qualifier, de ne pas jouer un 8e, de ne pas ci, de ne pas là… Je ne dis pas que c’est anecdotique mais c’est accessoire ou secondaire. Le plus important pour nous, ça reste la performance du week-end et on se prépare, je l’espère, en conséquence. En tout cas, on s’est bien préparés et puis on va voir. Mais il nous tarde d’y être.
Il explique se méfier énormément de cette équipe des Saracens. Extrait:
À domicile, ils maîtrisent vraiment leur sujet et leur terrain. C’est un petit stade, avec une grosse prise au vent, avec un terrain assez étroit en termes de synthétique. Des éléments qu’ils maîtrisent depuis des années puisqu’ils y jouent depuis longtemps. Et nous, ce synthétique nous a posé des problèmes à Glasgow. Un synthétique un peu abîmé, où en tout cas pas de dernière génération, et c’est un peu le même terrain.
Donc j’ose espérer que la leçon de Glasgow nous servira. Mais prévenir n’est pas suffisant. Il faudra s’adapter aux circonstances. Au moment où on pense qu’on a marqué 28-0 à Glasgow, il y a eu une forme de décontraction qu’on n’a pas su endiguer. Par notre apport du banc, par notre coaching et par notre alerte malgré tout de la semaine. Donc on est prévenus, mais chaque match a son histoire, son déroulé et son scénario.
Antoine Dupont a récemment affirmé qu’il souhaitait tout gagner. Ugo Mola réagit. Extrait:
C’est bien que lui ait envie de gagner des choses, mais on a tous envie de gagner des choses. Si vous allez interroger les leaders de jeu de pas mal d’équipes, ils ont tous envie de gagner. Oui, c’est individuel parce qu’il attire la lumière mais ce n’est évidemment pas si important que ça si ce n’est qu’ici, on essaie de jouer les premiers rôles et d’être en mesure de pouvoir gagner. Et être en mesure de pouvoir gagner, ce n’est pas en perdant deux matchs de poules en Champions Cup sur la phase régulière.
Aussi, il affirme ne pas avoir ciblé Caluori pour cette rencontre bien qu’il s’agisse d’un facteur X pour les Saracens. Extrait:
Ce n’est pas trop notre habitude d’identifier un joueur plus qu’un autre. Mais en tout cas, ce qui est évident, c’est que tu es obligé de prendre en compte la qualité de ce joueur-là et la qualité de l’organisation autour de ce joueur-là. C’est-à-dire qu’il est souvent mis sur orbite sur des jeux au pied de la part de Farrell ou Burke, qui sont deux excellents joueurs au pied, qui ont le temps le plus souvent et l’organisation et la stratégie pour aller mettre de la pression sur l’équipe adverse par l’intermédiaire de leurs ailiers.
Mais il n’y a pas que lui, il y a (Max) Malins et Eliott Daly qui sont très performants sur le sujet. Mais lui, honnêtement, il y a longtemps que je n’avais pas vu un garçon prendre des ballons à plus de 3,50 de haut. Donc c’est une caractéristique et une force, et c’est un peu ce que le rugby moderne est en train de laisser paraître. Il y a pas mal d’endroits, vous l’avez vu en championnat aussi, où on se rend compte que le jeu au pied de pression est important. On va en avoir à peu près une grosse vingtaine à vivre ce week-end, et il faudra qu’on réponde à ces 20 jeux au pied, je l’espère de la meilleure des manières. Il y a ce que tu prends en haut, et puis il faut espérer que si tu n’as pas réussi à prendre en haut, tu puisses récupérer le coup en bas. Mais on s’attend à une lutte aérienne assez élevée.
Questionné sur le duel à venir des frères Willis, il donne son avis. Extrait:
Évidemment que c’est un moment particulier quand deux frères, qui sont très proches, se jouent. Jack a pris une importance évidente chez nous. Tom Willis va bouger de nouveau sur carrière en venant en France (à Bordeaux-Bègles, NDLR). On sent que Jack a évidemment envie de bien faire, mais j’ai l’impression qu’il a envie de bien faire autant contre son frère que contre ses compatriotes.
Pour conclure, il regrette que certaines équipes ne jouent pas à fond cette compétition Européenne. Extrait:
C’est la perception de la compétition qui m’interpelle. Je n’ai pas trop de jugement, mais c’est vrai que ces derniers temps, je trouve que c’est une compétition où des joueurs internationaux sont mis au repos. C’est une compétition où les équipes ne se déplacent pas. Quand on voit l’acharnement dans les championnats nationaux pour se qualifier dans cette fameuse compétition, et le peu d’intérêt parfois que ça représente, c’est un peu gênant.
Mais après, à la limite, chacun fait comme il a envie. Et nous, c’est quelque chose, au regard des 30 ans, au regard des compétitions glanées et gagnées, au regard parfois aussi des moments compliqués dans cette compétition, je crois qu’on a toujours eu envie de bien figurer. Et cette semaine, et ces derniers temps, avec pas mal de soucis à gérer en interne sur la partie des blessures, sur l’extrasportif, etc., c’est aussi un moment pour nous important de pouvoir s’exprimer sur le terrain.
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Nous on est des « combattants » suggérerait-il que des clubs français ne feraient pas tout? c’est vrai le rugby anglais s’est relevé, Nothampton en finale contre l’UBB .
Bath est en pleine bourre, les Sarries reviennent après leur rétrogradation….
Tiens, tiens, Mola ne souligne pas la dose de testostérone dont a fait preuve la league anglaise pour prendre cette décision….
Depuis quelques années les choses s’inversent par rapport aux anglais , a part le ST et l’UBB , les clubs du top 14 ne savent plus tenir un match à « haute intensité » pendant 80 minutes , on explosent des que le temps de jeu effectif est superieur au Top 14 . Face aux equipes Française , les british jouent la possession sans sortir les ballons en nous infligeants de la vitesse et une multiplication des temps de jeu . Eux aussi maitrise bien la video .
Si au lieu d’empiler les internationaux, le ST respectait le salary cap, peut être que les effectifs seraient plus équilibrés et fournis, et plus de clubs pourraient jouer cette compétition à fond.
RemyQI-63quiosetout parler pour ne rien dire le ST n’empile pas les inters mais les forment en grande majorité
on récapitule?
Dupont et Jelonch: Auch
Barassi? Thomas? Malia? Capozzo? Willis? Kinghorn? Colombe? Tolofua? Roumat?Saito?Chocobares?
au minimum 14 dont avec une bonne moitié d’internationaux étrangers!
Ils ont progressé ou ?? Il faut enlever tes lunettes en contreplaqué !!!!
Donc vous ne les formez pas tous. J’ajoute Colombe, Menoncello qui arrive l’an prochain malgré la concurrence de LR et du RCT… Je reste coi par rapport au respect du salary cap par le ST, déjà condamné à 2 reprises en 3 saisons. Les Saracens n’ont pas profité autant de la mansuétude (ou des proximités) de la ligue anglaise.
ils les forme