Le futur Toulonnais Gaël Fickou sollicité face à l’épuisement des stars du Top 14
Le futur Toulonnais Gaël Fickou sollicité face à l’épuisement des stars du Top 14
Le jeudi 23 avril 2026 à 14:41 par David Demri
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Le Comité Directeur de la Ligue Nationale de Rugby (LNR) a franchi une étape historique ce mercredi.
Au-delà des débats sur le salary cap, l’instance a officialisé la création d’un groupe d’experts FFR/LNR dédié à la charge de travail et à la santé mentale des joueurs.
Une cellule de haut niveau où figurent des noms prestigieux comme Fabien Galthié, Thierry Dusautoir ou encore Gaël Fickou.
Un casting de choc pour un « double objectif »
Cette commission, dont la création était inscrite dans la convention FFR/LNR de février 2026, réunit un panel inédit de techniciens, de joueurs en activité et de scientifiques.
Outre le sélectionneur des Bleus et le centre du Racing 92, on y retrouve le manager palois Sébastien Piqueronies et le directeur sportif toulousain Jérôme Cazalbou.
Leur mission est claire : rendre des conclusions d’ici la fin de la saison 2026/2027 pour adapter le rythme effréné du Top 14.
« Le groupe d’experts formulera, au terme de la saison 2026/2027, des préconisations à la FFR et à la LNR en vue d’adapter la charge de travail des joueurs professionnels (intersaison, semaines de repos après une série de matchs, semaines sans contact, etc.) au regard d’un double objectif de performance et de protection de leur santé », précise le communiqué de la LNR.
L’épuisement des organismes et des esprits
Le constat est alarmant : entre les cadences infernales de matchs et la pression médiatique, les joueurs saturent.
Le capitaine rochelais Grégory Alldritt résume parfaitement ce sentiment :
« Oui, j’ai besoin de jouer. Mais j’ai aussi besoin de me reposer, on ne va pas se leurrer ».
Si la protection physique (commotions, blessures) a progressé, la dimension psychologique est longtemps restée dans l’ombre.
Récemment, l’ailier Raffaele Costa Storti soulignait la difficulté de gérer l’ascenseur émotionnel du haut niveau :
« J’ai appris que la vie d’un joueur professionnel, ce ne sont pas que de bons moments. Un jour, tu peux te sentir le roi, être dans une très belle dynamique. Et le jour d’après, tu n’es pas performant. Et c’est pour ça qu’il faut se concentrer davantage sur la méthode et le cheminement que sur le résultat, chose qu’on ne peut pas contrôler… ».
Vers la fin d’un tabou ?
Malgré l’intégration de préparateurs mentaux dans certains staffs, l’aide reste souvent une démarche individuelle. « Très souvent, la recherche d’aide se fait sur l’initiative des joueurs eux-mêmes », regrette Costa Storti.
En mettant ce sujet sur la table avec un groupe d’experts aussi influent, le rugby français espère enfin sortir de l’ère du « joueur machine » pour mieux accompagner l’homme derrière l’athlète.
Un tournant nécessaire pour éviter que la pression de la performance ne finisse par écraser les talents de demain.
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