Le pari inattendu du RC Vannes pour préparer son maintien en Top 14
Le pari inattendu du RC Vannes pour préparer son maintien en Top 14
Le dimanche 9 août 2026 à 16:48 par David Demri
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À 2 010 mètres d’altitude, au milieu des sommets savoyards et sous le regard intrigué de quelques marmottes, le RC Vannes a rompu avec ses traditions estivales.
Habituellement fidèles aux stages sur le littoral breton, les Vannetais ont établi leur camp de base à La Plagne pour clôturer leur premier bloc de pré-saison. Une immersion dépaysante destinée à poser les bases de la cohésion d’un groupe appelé à lutter au sommet du Top 14.
Colocations à douze et rafting : Le remède pour intégrer 13 recrues
Avec treize nouveaux visages enregistrés durant l’intersaison — dont sept avants, l’ouvreur Pierre Popelin ou le centre Raymond Nu’u —, la priorité du staff ne résidait pas uniquement dans la préparation athlétique. Il s’agissait avant tout de bâtir un esprit de corps.
Pour contraindre les joueurs à créer des liens rapidement, le club a opté pour une promiscuité assumée dans leur établissement hôtelier. Les Vannetais ont partagé leurs chambres, certaines colocations géantes réunissant jusqu’à douze rugbymen sous le même toit. Entre deux séances sur le pré condensées le matin, les activités collectives comme le rafting sur l’Isère, les barbecues ou les sorties vers le glacier ont rythmé le séjour.
Responsable de la performance et de la préparation physique, Simon Boisbluche valide cette stratégie d’expatriation dans les colonnes de L’équipe :
« L’intégration des nouveaux, c’est aussi ce qui nous a poussés à nous expatrier un petit peu. Être en altitude sur une semaine complète, ça permet de faire des choses ensemble et de renforcer les liens. »
Arrivé récemment en provenance de Perpignan, le pilier gauche Giorgi Beria confirme le bon accueil réservé aux nouveaux venus :
« On sent que c’est un groupe qui a du vécu, mais qui est aussi prêt à accueillir les nouveaux pour essayer de passer un cap et de se maintenir. L’ambiance est top »
L’altitude à 2 000 mètres : Un frein physique mais un atout mental
Si la pelouse naturelle perchée au-dessus de la vallée offre des conditions de jeu idylliques sous le soleil estival, le manque d’oxygène n’a pas été recherché pour ses vertus respiratoires. Le staff reconnaît même que l’altitude a représenté un casse-tête pour régler l’intensité des courses lors des premières séances.
Simon Boisbluche nuance l’impact physiologique d’un stage si court :
« Ce n’est pas ça qu’on vient chercher, c’est presque une contrainte. Elle a perturbé les intensités d’entraînement sur le début du stage, et notamment les courses. On s’y est adaptés, mais pour avoir de vrais bénéfices physiologiques, il aurait fallu rester au moins deux semaines. Ce n’est pas dans nos plans aujourd’hui, mais ça pourrait être une piste de réflexion dans quelques années. »
Les joueurs ont toutefois tiré profit de la fraîcheur des nuits alpines pour optimiser leur récupération au milieu d’un volume de travail deux fois plus élevé qu’en période de compétition.
« Pas l’habitude d’avoir les joueurs le soir » : L’autre gain du staff
Éloignés du quotidien breton, les entraîneurs ont profité de cette vie en communauté pour fixer les règles du jeu interne avant le grand bain du Top 14.
Le troisième ligne argentin Francisco Gorrissen souligne cette opportunité :
« On a eu beaucoup de temps ensemble, c’est essentiel pour définir nos règles de vie »
Une analyse partagée par le manager Jean-Noël Spitzer, pour qui ce temps partagé apporte des réponses précieuses sur le plan tactique et humain :
« On n’a pas l’habitude d’avoir les joueurs le soir. Ça nous a permis de faire des points réguliers sur plein de sujets. Sur le rugby d’abord, mais aussi sur notre fonctionnement interne et notre projet d’équipe. »
Cap sur la vitesse et les matchs « à balles réelles »
De retour en Bretagne après un ultime bain de foule avec les supporters bretons expatriés venus assister aux entraînements à La Plagne, le RC Vannes va entamer son second bloc de préparation. L’accent sera mis sur le travail de vitesse et l’enchaînement de deux rencontres amicales : contre la Section Paloise le 21 août à Guingamp, puis face aux Irlandais du Connacht le 28 août à La Rabine.
Jean-Noël Spitzer projette déjà ses troupes vers le choc d’ouverture du championnat prévu le 5 septembre à Castres :
« C’est le moment où l’on va vraiment passer en mode compétition dans nos semaines d’entraînement, tout en pouvant disposer d’un plus large effectif. Mais ce sera surtout une première séquence à balles réelles. »
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Allez Vannes !!!
BREIZH ATAO ! ! ! ! !