Le président de Clermont envoie valser Fritz Lee à sa manière

Le président de Clermont envoie valser Fritz Lee à sa manière

Le mardi 6 janvier 2026 à 1:18 par David Demri

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Le président de Clermont, Jean-Claude Pats s’est longuement confié via La Montagne.

Au cours de cet entretien, le président de l’ASM est revenu sur la sortie médiatique de l’ancien troisième ligne Fritz Lee.

Après une lourde défaite de l’ASM, l’ancien joueur Auvergnat avait pesté – sur les réseaux sociaux – contre le projet de jeu Clermontois qui n’évoluait pas depuis des années.

Il s’était alors permis de critiquer le club dans sa globalité, notamment les dirigeants.

Jean-Claude Pats a accepté de revenir sur ce moment délicat.

Il ne manque pas de recadrer Fritz Lee à sa manière. Extrait:

« Je ne souhaite pas trop polémiquer vis-à-vis des sorties des uns et des autres. Il faut que nous tous, au niveau du club, à commencer par moi, soyons ouverts à la critique et toujours à son écoute. À chaque fois que je suis directement sollicité par des critiques venant de la part de quiconque, je les accepte volontiers, que je sois d’accord ou pas.

Ce qui me gêne un peu plus, c’est quand des personnes qui ont été dans l’effectif pendant plusieurs années ne vous disent rien. Et qui, une fois parties, parlent. Là, ça m’interroge. Je me dis : « Mais pourquoi ? » D’autant plus que dans le cas très présent, j’ai rencontré cette personne deux fois. Aucune alerte.

Par ailleurs, après ses sorties, je lui ai écrit et je n’ai eu aucune réponse. Donc c’est là que je dis attention. Encore une fois, il faut accepter la critique et elle ne me pose aucun problème. Mais il y a quand même des règles du jeu à respecter. Et la première, c’est de respecter le club et ceux qui y travaillent. C’est un peu trop facile de faire les choses une fois qu’on est parti. »

Selon lui, cette affaire n’a pas du tout affecté le groupe Clermontois. Extrait:

« Heureusement, non. Je dirais même que ça a presque été le contraire. J’ai vu les joueurs ce matin pour leur souhaiter la bonne année. Je les ai notamment félicités pour leur sens du collectif. Le collectif de cette équipe, cette année, est beaucoup plus fort que celui de l’année dernière ou d’il y a deux ans, avec ceux qui sont là et ceux qui sont partis. Je le vois et tout le monde qui connaît le vestiaire de son intérieur le ressent. Et donc justement, ce moment où le club a un peu été dans « la tourmente médiatique » n’a servi qu’à renforcer ce collectif.

Cela s’est traduit de manière très symbolique par le fait que plusieurs leaders de l’équipe sont allés voir Christophe Urios pour lui dire que l’équipe était derrière lui et qu’il ne fallait pas commencer à gamberger sur ce qui pouvait se passer autour de nous. Donc d’une mauvaise expérience, finalement, en est sorti quelque chose de très positif pour l’équipe. Bien évidemment, si on avait pu en faire l’économie, ça aurait été mieux, mais cela a tout de même été bénéfique. »

Pour conclure, il affirme rencontrer Christophe Urios tous les lundis soirs pour faire le point. Extrait:

« Je n’interviens pas toutes les semaines vis-à-vis des joueurs, ce n’est pas mon rôle. Mais avec Christophe, lorsque je suis à Clermont, on se voit tous les lundis soirs. Cela nous permet de parler de plein de choses à court, moyen ou long termes. Et lorsqu’il y a des événements de cette nature, bien évidemment, on en parle. Ensuite, j’essaye autant que je peux, et pas autant que je le souhaiterais, d’avoir des entretiens avec des joueurs.

J’en ai eu de façon un peu plus intensive pendant la période de Noël pour prendre la température, mais aussi pour faire passer quelques messages. Mais de manière générale, je ne pense pas que la responsabilité du président soit de réagir dans l’instant à l’actualité du très court terme. J’ai appris, même en dehors de ma responsabilité de président, que dans ces moments-là, il fallait toujours savoir prendre un petit peu de recul pour ne pas surréagir. »

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  1. Michel 6 janvier 2026 at 02h- Répondre

    Même ayant fortement apprécié ce joueur quand il était en place à l »ASM pour y avoir apporté grandement ses preuves , je pense qu’il aura un peu omis tout de même d’employer les bonnes manières vis a vis du respect de son ex club de cœur. Son président d’ailleurs à parfaitement eu raison de se manifester sur cette condition. Parfois, il faut effectivement savoir y mettre un peu les formes . Je valide .

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  2. Bougnatix 6 janvier 2026 at 10h- Répondre

    Fritz Lee n’a pas mis la forme mais le fond de ces propos est vrai . On peut s’interroger en effet sur la maniere et le timing de son intervention mais est ce le plus important ?
    La forme ( la maniere) est elle plus important que le fond du probleme ( le rugby) ? . Avec tout le respect que j’ai pour le président , il protege seulement son choix , c’est à dire Urios.

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    • Rémy63 6 janvier 2026 at 11h- Répondre

      La forme comme le fond sont essentiels. Maintenant, sur le fond, il a totalement raison : Urios confond son ADN avec celui de l’ASM. Oui l’ASM a toujours eu des avants puissants et mobiles capables de déséquilibrer des défenses, mais toujours au service d’une vitesse de jeu derrière qui puisse profiter de ces espaces. Or il suffit de demander aux supporters bordelais ce qu’ils pensent des qualités de Charrier pour un jeu offensif. Notre staff n’est pas au niveau, point. Urios a restructuré le club, a remis des choses dans le bon sens, mais rugbystiquement, notre équipe est faible. On ne produit rien. Si on ne domine pas physiquement, on est totalement dépourvu d’autres armes pour déstabiliser nos adversaires.

  3. Bougnatix 6 janvier 2026 at 12h- Répondre

    Remi , tu as resumé d’une autre manière . 100% d’accord avec toi , on voit bien les memes matchs depuis 2 ans 1/2.