Le Racing 92 sans stade fixe pour la saison 2026 / 2027 : Patrice Collazo brise le silence !
Le Racing 92 sans stade fixe pour la saison 2026 / 2027 : Patrice Collazo brise le silence !
Le dimanche 26 juillet 2026 à 19:36 par David Demri
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Le Racing 92 s’apprête à disputer l’une des saisons les plus atypiques de son histoire récente. Contraint de quitter temporairement Paris La Défense Arena en raison de la transformation de l’enceinte pour les Jeux olympiques d’hiver de 2030, le club francilien ne disposera pas d’un véritable stade de référence pendant une grande partie de l’exercice.
Avant de retrouver le stade Yves-du-Manoir de Colombes, actuellement en rénovation, les Franciliens devront multiplier les délocalisations à travers la France. Une organisation inhabituelle que le club assume, convaincu de pouvoir rester compétitif malgré ces contraintes.
La fin d’un chapitre à Paris La Défense Arena
L’aventure du Racing 92 à Paris La Défense Arena touche à sa fin, au moins temporairement. Imaginée par Jacky Lorenzetti, cette enceinte de 35 000 places, sortie de terre après quatre années de travaux et un investissement de 350 millions d’euros, devait offrir au club un écrin moderne et lui permettre de franchir un cap.
Dans les faits, le bilan est beaucoup plus contrasté. Depuis son inauguration en décembre 2017, le Racing 92 n’a jamais véritablement réussi à faire de cette enceinte sa forteresse. Les affluences sont restées irrégulières et le rugby a souvent dû céder sa place aux nombreux concerts et spectacles organisés dans la salle.
Cette situation a progressivement créé un décalage entre les ambitions sportives du club et les contraintes d’exploitation d’une salle polyvalente, où les événements extra-sportifs occupent une place prépondérante.
Une dernière tournée avant Colombes
Le Racing 92 disputera bien ses quatre derniers matches à Paris La Défense Arena. Ensuite, la salle sera réquisitionnée pour accueillir plusieurs événements majeurs.
Parmi eux figurent notamment les concerts de Céline Dion et le Rolex Paris Masters. La Champions Cup est également concernée, puisque le Boxing Day prévu en fin d’année civile ainsi qu’un éventuel huitième de finale ne pourront pas être organisés dans cette enceinte.
Le Racing 92 devra alors patienter jusqu’au mois de mai pour retrouver le stade Yves-du-Manoir, en pleine rénovation afin d’accueillir le tournoi olympique de hockey sur gazon lors des Jeux de 2024, avant d’être réaménagé pour le retour du club francilien.
Créteil comme point d’ancrage, mais plusieurs délocalisations
D’ici là, les Ciel et Blanc évolueront principalement au stade Dominique-Duvauchelle de Créteil. Toutes les rencontres ne pourront toutefois pas y être programmées.
Le Racing 92 prévoit ainsi plusieurs délocalisations, notamment à Strasbourg, Auxerre et Le Havre, afin de répondre aux contraintes de calendrier et de disponibilité des enceintes.
Une organisation inhabituelle qui pourrait sembler pénalisante au premier abord, mais qui n’inquiète pas particulièrement Patrice Collazo.
Le manager du Racing 92 estime que son groupe saura s’adapter à cette situation.
« On aura deux terrains ou plus mais honnêtement, le fait de ne pas jouer à l’Arena ne me perturbe pas. Historiquement, c’est un peu dans l’ADN du club aussi. Je sais que nous avons un groupe qui aime se préparer dans des conditions différentes. Et puis, j’ai toujours connu le Racing performant entre guillemets, à l’extérieur. Le rugby de la capitale ce n’est pas le même que le rugby de la province. C’est totalement différent en termes de fonctionnement, de groupe, de mentalité ou même de management. Ici, il y a aussi moins de pression, quand on sort de l’entraînement, il n’y a rien qui nous ramène au rugby. Dans un très grand club comme chez nous, la pression externe n’est aussi forte qu’à Toulouse, qu’à Toulon, qu’à La Rochelle ou qu’à Perpignan. On doit se créer son environnement et son histoire. »
Le technicien rappelle également que le Racing 92 a souvent obtenu de bons résultats loin de ses bases, soulignant que le club figurait la saison passée parmi les meilleures équipes du Top 14 à l’extérieur.
Une saison de transition avant un nouveau départ
Cette saison servira donc de transition pour le Racing 92 avant son retour attendu à Colombes. Si l’absence d’un véritable stade fixe constitue un défi logistique, les dirigeants espèrent qu’elle n’aura pas d’incidence sur les performances de l’équipe.
Habitué à évoluer dans des contextes particuliers depuis plusieurs années, le club francilien entend transformer cette contrainte en force, avec l’ambition de rester compétitif jusqu’à son retour dans un stade Yves-du-Manoir entièrement rénové.
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