Le Salary Cap manager avait alerté concernant certaines pratiques totalement illégales effectuées par des clubs du Top 14

Le Salary Cap manager avait alerté concernant certaines pratiques totalement illégales effectuées par des clubs du Top 14

Le mardi 10 février 2026 à 23:10 par David Demri

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À peine remis des sanctions liées au recrutement de Melvyn Jaminet, le club haut-garonnais fait face à de nouvelles accusations graves. Une enquête de L’Équipe suggère l’existence de montages financiers opaques impliquant les deux stars du XV de France, Antoine Dupont et Anthony Jelonch, via des contrats de droit d’image avec des partenaires du club.

Des contrats d’image sans contrepartie réelle ?

Le cœur du litige repose sur des accords passés avec l’entreprise 3S-Alyzia. Si ces contrats sont légaux en soi, ils ne doivent pas servir à masquer des salaires. Or, le quotidien affirme que les sommes versées (plus de 1,5 million d’euros pour Dupont et 170 000 euros pour Jelonch) ne correspondraient à aucune exploitation publicitaire concrète.

Samuel Gauthier, manager du Salary Cap à la LNR, avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur ces pratiques dans les colonnes de « Raffut » comme le précise La Dépêche :

« Donner de l’argent à un joueur sous prétexte que ce serait des droits d’image alors qu’en fait qu’il n’y a aucune contrepartie, c’est un vrai sujet. On me dit parfois ‘‘Je suis allé voir les salariés le matin, j’ai pris un café avec eux’’. Mais ça ne correspond pas à l’exploitation du droit d’image. »

Un système de contrôle jugé trop intrusif par les joueurs

Ces révélations font écho aux critiques acerbes formulées par Antoine Dupont lui-même en octobre dernier. Le demi de mêlée s’était agacé de la rigidité du règlement qui lie revenus publicitaires personnels et plafond salarial du club :

« Les règles du salary cap […] nous empêchent d’utiliser notre image individuelle. […] On arrive un peu dans une chasse aux sorcières où ils veulent démasquer les tricheurs mais ça en devient ridicule »

La problématique est technique : dès lors qu’une entreprise est partenaire d’un club, les sommes qu’elle verse à un joueur doivent être déclarées au contrôleur de la Ligue. C’est précisément ce qui n’aurait pas été fait pour le contrat d’ambassadeur liant Dupont à la société Fiducial.

Vers une réforme des règles en 2026

Face à la grogne des stars du championnat, la LNR a récemment annoncé un assouplissement. À partir de la saison 2026-2027, les contrats équipementiers individuels seront exclus du calcul du Salary Cap, même si la marque est commune au club. Une mesure qui vise à offrir plus de liberté aux joueurs dans la gestion de leur image, tout en tentant de fermer la porte aux dérives du « travail dissimulé ».

« Certains clubs peuvent être tentés d’adresser des personnes à des entreprises qui ne sont pas partenaires. Mais en réalité, ce n’est pas ce que dit la règle : il faut comprendre que toutes sommes dues ou promises à un joueur rentrent dans le salary cap. »

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3 Commentaires

  1. Lou provençau 10 février 2026 at 23h- Répondre

    Dupont se plaint alors qu’il est devenu millionaire grâce au rugby pro hexagonal qui est le plus rémunérateur au monde avec le Japon. Ailleurs il gagnerait beaucoup moins (qu’il aille parler à ses collègues sud af ou néo Z pour s’en assurer). Il ne mesure pas la chance qu’il a d’évoluer dans l’économie du rugby professionnel français. Encore une pleureuse qui a tout réussi mais qui trouve encore le moyen de se plaindre : incroyable.

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    • Mayol the best 11 février 2026 at 00h- Répondre

      Il le « porte sur le visage » ce que tu dis …
      L’assiette n’est jamais assez pleine
      Jamais encore vu un joueur de rugby pro autant focalisé sur l’argent …
      Je le redis encore : le trop est l’ennemi du bien

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  2. m 11 février 2026 at 00h- Répondre

    Ils vont instaurer la règle en prenant garde que Toulouse passe au travers de justesse.

    Boudjellal c’était l’inverse, ils changeaient les règles pour le coincer.

    Double standard…

    Sinon comment ils vont contrôler le salary cap s’ils libèrent le droit à l’image. On aura des smicards payés en droit à l’image par Fiducial, Michelin, Fabre et j’en passe. La LNR n’y arrivera pas. Il va se passer exactement ce qu’avait prédit Boudjellal (et c’est ce qui l’a fait partir d’ailleurs car il avait compris qu’il ne pourrait plus lutter).

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