Le saviez-vous ? Le Stade Mayol a échappé de peu à une destruction
Le saviez-vous ? Le Stade Mayol a échappé de peu à une destruction
Le vendredi 31 juillet 2026 à 18:28 par David Demri
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Il existe des stades où l’on joue au rugby. Et il y a Mayol, où l’on vit le rugby. Au cœur de Toulon, cette enceinte centenaire est bien plus qu’un simple terrain de jeu. Son histoire, son architecture et l’ambiance qui y règne en ont fait l’un des lieux les plus emblématiques du rugby mondial.
Depuis plus d’un siècle, le Rugby Club Toulonnais y a construit sa légende. Pour beaucoup de joueurs, pénétrer sur cette pelouse reste une expérience à part.
Un stade né grâce à Félix Mayol
Avant de s’installer à Mayol, le RCT a longtemps été contraint de changer de terrain.
Après avoir évolué à l’Escaillon, puis sur le terrain des Amoureux, régulièrement inondé, le club s’installe à la Marquisanne. Mais les conditions y sont particulièrement difficiles. Le terrain est pierreux, au point que l’USAP refuse un jour de s’y déplacer avant qu’une inspection officielle ne valide finalement la rencontre.
Face à cette situation, un Toulonnais décide d’agir : le célèbre chanteur Félix Mayol.
Grand amoureux du club, il débourse 60 000 francs-or afin de racheter l’ancien vélodrome de la ville. Le stade est transformé en enceinte de rugby et ouvre ses portes en 1920. Il portera naturellement le nom de son bienfaiteur.
Une histoire mouvementée
L’histoire de Mayol n’a pourtant rien d’un long fleuve tranquille.
À peine inauguré, le stade échappe de peu à une destruction décidée par la municipalité en 1921. Quelques années plus tard, la Seconde Guerre mondiale frappe Toulon de plein fouet.
Les bombardements laissent 53 impacts d’obus dans l’enceinte, qui devra être reconstruite avant de connaître plusieurs grandes campagnes de rénovation, en 1947, 1965, 1983 puis en 2013.
Malgré ces transformations successives, Mayol a conservé son identité si particulière.
Une ambiance que l’on ne retrouve nulle part ailleurs
Ce qui frappe en arrivant à Mayol, c’est d’abord son implantation.
Le stade est niché en plein centre-ville, à quelques mètres du port. Autour de la pelouse, les immeubles semblent presque faire partie des tribunes, certains habitants profitant même des rencontres depuis leur balcon.
Puis viennent les traditions.
Le Pilou-Pilou résonne avant chaque coup d’envoi, tandis que les joueurs empruntent la célèbre Allée des Légendes avant d’entrer sur la pelouse. Un cérémonial devenu incontournable à Toulon.
L’ensemble offre une atmosphère singulière, capable de faire basculer une rencontre.
Un stade respecté par tout le rugby
Au fil des décennies, Mayol est devenu un passage obligé pour tous les grands noms du rugby.
L’ancien international Walter Spanghero résumait parfaitement ce que représente cette enceinte.
Walter Spanghero expliquait toute la force de Mayol.
« Mayol, c’est impressionnant, ça vous prend aux tripes à chaque fois. »
Entourés par les tribunes Bonnus, Lafontan, Delangre et Finale, les adversaires comprennent rapidement qu’ils ne disputent pas un match comme les autres.
À Toulon, le stade fait partie de l’identité de la ville autant que de celle du club. Plus d’un siècle après sa construction, Mayol continue d’incarner l’âme du Rugby Club Toulonnais et demeure l’une des enceintes les plus mythiques du rugby français.


Merci Walter…….
Hélas ! plus la même ambiance enflammé des années où ça dėstronchaient sévère sur le terrain. Vivement que l’on retrouve un peu d’ envie de faire mal et de se faire mal .
Avec une mise en bouche dans les couloirs avant de rentrer sur le terrain !
Mayol devrait être classé monument historique pour que personne le supprime
Oui avec ce mode de pensée on roulerait encore en cheval…
je voudrais faire une petite comparaison avec notre recrutement: Slimani 37 ans ; Concoriet : 30ans et nos SUPERS 3/4 : SINZELLE : 36ans ; HUW JONES : 33ans ; FICKOU : 32 ans. Bravo, nous avons une ligne de 3/4 qui va rivaliser; non pas avec la jeunesse des autres clubs , mais les semis retraités! Si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi nous avons pris ces trentenaires que leur club ne voulait plus ?A Toulon, nous avons l’art de prendre DES JEUNES !! qui rejoignent le RCT pour être en HEPAD!! LE RCT, Champion de France en 1992 avec TROIS jeunes de MOINS de VINGT ans : TEISSEIRE( 19 ans face a Blanco ) ; DELAIGUE ( 19 ans ) ; ORSONI ( 20 ans ); mais il est vrai que ce jour là, notre cellule de recrutement n’était pas de la « gnognote « .!!enfin vive nos presques retraités!!pourrais je aussi savoir ou en est la situation et le physique de nos deux joueurs RIBBANS et DREAN ;dont on ne nous dit pas grand chose pour la reprise! si quelqu’un a des nouvelles , merci de votre réponse!!
Toute histoire à une fin …..
Un stade mythique certes, mais qui ne fait quasiment jamais le plein.
Il est temps de tourner la page.
Il y a 60 ans, l’eau de mer remontait sur la pelouse, et les mouettes venaient narguer les spectateurs avant le coup d’envoi.
Tout comme lors de la construction de la tribune Min Bonnus on voyait souvent le train descendre au port marchand, la tribune fut construite couvrant tout en dissimulant cette voie ferrée.
La tribune Lafontan était alors en bois, les populaires Delangre cachait le port Marchand et abritait du vent d’est, aussi ces jours là il y avait plus de monde qui s’installait là que celle d’en face, la Charles Finale.
Et puis au coup d’envoi combien de fois le ballon tapé directement en touche, le match démarrait par une mélée, vous comprenez alors que l’adversaire savait ce qui l’attendait pour la suite du match.
Je me souviens aussi, que des spectacles y furent donnés, Johnny Halliday, Bob Marley avec plus de spectateurs que pour un match de rugby.
Tout comme des matches amicaux organisés pendant l’été contre les footeux du Sporting, du football mais pas du rugby, car les manchots ne voulaient pas se faire mal en se faisant plaquer. Quand le Stade fut construit par l’entreprise de l’oncle à mon épouse, le club de foot fit un bon en avant dans la hiérarchie footballistique, ça changeait alors du stade Jauréguiberry (de la marine) qui était limité en nombre de spectateurs.
Quand je regarde dans le rétroviseur, je me rends compte que c’était hier que Jean Carrère d’Argelès entrainait, que Marcel Duval entrainait les footeux de Bon rencontre, que Bob Marley chantait à Mayol, comme quoi ça va vite et on se retrouve à 80 balais en se remémorant les bons moments passés à Mayol en gueulant « Toooollllooooonnn, Toooollllooooonnn ! » et en entendant la trompette de Meyrieux sonner tatata tata tataaa, et on répondait ollé.
Hier quoi !
Merci coustelline pour ce récit car même si je suis bien plus jeune que toi ton émotion m’a touchée
Beau témoignage… Merci !
C’était encore le rugby de village, celui qui nous faisait hurler à chaque générale! Et puis est arrivé le rugby pro.
Merci et bravo coustelline pour ton message pleins de bons souvenirs ; j’ai 82 ans et je suis moi aussi nostalgique comme toi du RCT et du SCT de nos jeunes années.