Le Stade Rochelais au bord de la rupture : l’ère O’Gara vacille dangereusement
Le Stade Rochelais au bord de la rupture : l’ère O’Gara vacille dangereusement
Le vendredi 6 février 2026 à 11:02 par David Demri
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Le Stade Rochelais traverse une zone de fortes turbulences. Depuis le printemps 2023, le club maritime peine à retrouver l’élan qui l’avait hissé au sommet du rugby européen. Les chiffres sont implacables : neuf défaites sur les douze dernières rencontres, une élimination précoce en Champions Cup, et une dynamique qui inquiète jusque dans les travées de Marcel-Deflandre.
Sur le terrain, le constat est récurrent. Les Rochelais ne sont jamais très loin, mais presque toujours du mauvais côté du fil. Les occasions existent, parfois nombreuses, mais les fautes individuelles, les imprécisions techniques et une défense friable empêchent toute bascule favorable. Même lorsque le scénario semble s’ouvrir, comme face au Leinster, Clermont ou Lyon, la sanction finit par tomber.
L’un des symboles de cette période trouble réside dans l’incapacité du collectif à transformer ses temps forts. Malgré un volume de jeu conséquent et une production offensive importante, la finition fait défaut. Une réalité d’autant plus cruelle que les supporters voient leur équipe produire… sans jamais être récompensée.
Une union sacrée qui se fissure
Relégué à six points de la zone qualificative, le Stade Rochelais va devoir réussir un véritable parcours du combattant sur les dernières journées. Montpellier, Pau, puis un déplacement périlleux à Castres : le calendrier n’offre aucun répit. L’effectif, déjà marqué par une cascade de blessures (Antonio, Le Garrec, Skelton, Bourgarit, Latu…), devra puiser profondément dans ses ressources.
Au-delà du terrain, un malaise plus large s’installe. Le départ annoncé de figures historiques, comme Uini Atonio en fin de carrière ou Reda Wardi, fragilise un peu plus l’équilibre du vestiaire. En coulisses, la cohésion autour du staff commence elle aussi à se fissurer, alimentant interrogations et doutes.
Après la défaite à Lyon, Ronan O’Gara n’a pas esquivé le malaise : « Il y a eu un ou deux hommes faibles dans mon staff qui ont mal parlé, je pense, et qui ont donné l’histoire à la presse. » Une sortie rare, lourde de sens, qui illustre la tension actuelle autour du manager irlandais.
Dans ce contexte, la question n’est plus seulement sportive. La Rochelle doit se réinventer rapidement, sous peine de voir l’un des cycles les plus brillants de son histoire s’éteindre dans la confusion. La pression est totale, et les prochaines semaines diront si ce groupe est encore capable de répondre présent quand tout vacille.
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