Le Stade Toulousain retrouve l’un de ses joueurs les plus précieux contre Vannes

Le Stade Toulousain retrouve l’un de ses joueurs les plus précieux contre Vannes

Le mercredi 16 septembre 2026 à 22:29 par David Demri

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Toulouse en cercle

Juan Cruz Mallia n’a plus disputé la moindre rencontre depuis sa grave blessure au genou survenue le 27 novembre 2025 avec l’Argentine. Désormais apte à 100 %, le joueur polyvalent pourrait effectuer son grand retour samedi face à Vannes, à Rennes.

Son dernier match sous les couleurs du Stade Toulousain remonte au 1er novembre 2025. Après avoir été laissé hors du groupe lors des deux premières journées, le Puma semble maintenant prêt à redevenir l’un des principaux couteaux suisses de l’effectif rouge et noir.

Trois essais pour son retour la saison dernière

La saison 2025-2026 de Juan Cruz Mallia avait été aussi courte que spectaculaire. L’international argentin n’avait disputé que deux rencontres avec Toulouse, mais avait inscrit trois essais.

Le 26 octobre, quatre mois après la finale remportée contre l’Union Bordeaux-Bègles (39-33 après prolongation), Mallia avait retrouvé le Stade face au Rugby Club Toulonnais.

Son retour avait tourné à la démonstration. Une interception suivie d’une course de 80 mètres, un essai conclu en bout de ligne puis un troisième après un duel aérien remporté : le Puma avait largement participé au succès toulousain au Stadium (59-24).

La semaine suivante, il avait enchaîné contre le Stade Français, cette fois au poste d’ouvreur. Reparti ensuite avec les Pumas, Mallia ignorait encore qu’il ne reporterait plus le maillot rouge et noir pendant de longs mois.

Une rupture du ligament croisé avec l’Argentine

Le 27 novembre 2025, lors d’un test-match opposant l’Argentine à l’Angleterre, Juan Cruz Mallia avait été victime d’une rupture du ligament croisé antérieur.

Cette grave blessure l’a contraint à entreprendre une rééducation particulièrement longue. Le joueur a multiplié les déplacements et les centres spécialisés afin de retrouver l’intégralité de ses capacités.

Dans les colonnes de La Dépêche, Mallia raconte les nombreuses étapes traversées pendant sa convalescence.

« Je suis allé en Argentine, à Capbreton, à Clairefontaine, en Irlande, dans beaucoup de centres aussi, où les personnes avec qui j’ai travaillé m’ont beaucoup aidé pour tout. Et du coup, ce fut un chemin un peu long dans une carrière de rugby, parce que c’était presque une saison… »

Cette longue période sans compétition lui a également permis de renforcer des zones de son corps qu’il avait rarement le temps de travailler en raison de l’enchaînement des saisons.

L’Argentin a profité de son indisponibilité pour développer le haut de son corps.

« J’en ai profité pour travailler les muscles du haut du corps parce qu’avec les saisons que j’ai enchaînées avant avec le Stade et l’Argentine, je ne pouvais pas le faire. »

Un retour possible contre Vannes

Mallia a retrouvé le ballon au début de la saison, notamment pendant le stage toulousain organisé à Gérone. L’international argentin expliquait alors se sentir comme un enfant au moment de reprendre les entraînements avec ses partenaires.

Bien qu’il soit désormais considéré comme totalement apte, le staff a préféré ne pas le retenir pour les deux premières journées de Top 14. Son retour pourrait maintenant intervenir face à Vannes, samedi soir à Rennes.

La principale interrogation concerne son poste. Comme souvent avec Mallia, la réponse dépendra surtout des besoins immédiats de l’équipe.

Le centre apparaît comme une possibilité

Le staff toulousain pourrait choisir de relancer son joueur au centre. Tommaso Menoncello est incertain, tandis que Pierre-Louis Barassi se trouve à l’infirmerie depuis la première journée.

Mallia représente donc une solution crédible dans ce secteur. Sa capacité à défendre, attaquer les espaces et organiser la ligne de trois-quarts permettrait à Toulouse de compenser plusieurs absences.

L’ouverture constitue une autre possibilité. La blessure de Valentin Delpy laisse Romain Ntamack relativement isolé à ce poste.

Blair Kinghorn peut également évoluer en numéro 10 et couvrir les ailes. Ces dernières disposent déjà de nombreuses options avec Matthis Lebel, Teddy Thomas et Ange Capuozzo. Mais contrairement à Mallia, l’international écossais ne peut pas être aligné au centre.

« J’ai le sourire, j’ai la banane »

Juan Cruz Mallia peut donc jouer à l’ouverture, au centre, à l’aile ou à l’arrière. Une polyvalence exceptionnelle qui lui vaut d’être considéré comme l’un des plus grands couteaux suisses de l’histoire du Stade Toulousain.

Le poste choisi importe finalement assez peu au principal intéressé. Après de longs mois loin des terrains et de ses coéquipiers, Mallia veut surtout retrouver les sensations de la compétition.

Le Puma savoure chaque journée passée avec le groupe toulousain.

« J’ai le sourire, j’ai la banane, j’ai envie de venir tous les jours ici pour bosser. Je ne dis pas que ce n’était pas comme ça avant, mais après huit mois sans le terrain, sans les copains, là, j’en profite encore plus. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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