Le très bel hommage de François Cros : « C’est un orateur brillant »
Le très bel hommage de François Cros : « C’est un orateur brillant »
Le samedi 21 février 2026 à 11:25 par David Demri
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Discret, infatigable et essentiel à l’équilibre collectif, le troisième ligne du XV de France a longtemps cultivé une forme d’anonymat. Loin des projecteurs, il s’est imposé par le travail, l’intelligence de jeu et une science du combat invisible.
Dans un entretien à cœur ouvert pour Midi Olympique, François Cros revient sur son parcours, ses inspirations, son rapport au jeu et les figures qui ont marqué sa carrière, de Seilh à Marcoussis, en passant par Toulouse et les Bleus.
Avant de devenir un cadre du rugby français, Cros a grandi loin des centres de formation élitistes, dans un environnement où le plaisir primait sur la performance.
Rien ne prédestinait François Cros à devenir un troisième ligne besogneux. Ses premiers postes racontent une autre histoire.
Sur ses positions initiales, il se souvient. Extrait :
« Je jouais ouvreur ou trois-quarts centre. Puis un jour, lors d’une détection départementale avec les moins de 14 ans, le coach m’a sélectionné… Mais au poste de deuxième ligne. J’étais grand, je défendais bien et je n’étais pas très rapide. Il avait plutôt raison, quoi ! (Rires) »
Il confie le nom du joueur qu’il aurait aimé incarner. Extrait :
« J’ai la chance de jouer avec de grands attaquants, à Toulouse et en équipe de France. Mais si j’avais été trois-quarts centre, j’aurais aimé être Yannick Jauzion : sobre, efficace. »
Accessoire devenu indissociable de son image, le casque noir raconte aussi son rapport au rugby et à la notoriété.
Il le doit à sa mère mais aussi à son idole. Extrait :
« Oui. Quand j’ai démarré le rugby, ma mère a absolument tenu à ce que je mette un casque. Puis c’est pour moi devenu une habitude et je ne l’ai jamais plus enlevé. Pendant des années, j’ai joué avec le casque que portait Olivier Magne : l’Adidas avec un ballon de rugby au milieu du front. J’en étais très fier et ça m’a coûté, quand j’ai dû le laisser. Mais il était beaucoup trop usé… »
À Toulouse, François Cros a trouvé un environnement où l’humain compte autant que la tactique.
Il conclut sur l’impact de son entraîneur au Stade Toulousain. Extrait :
« À Toulouse, Ugo Mola est très bon là-dessus. Il nous connaît tous sur le bout des doigts et sait quel levier actionner avec chacun de nous. Même après avoir passé dix ans au club, Ugo sait trouver les mots justes quand viennent les grands rendez-vous. C’est un orateur brillant. »
Jamais le plus bruyant, rarement le plus médiatisé, François Cros incarne ce rugby de l’ombre sans lequel aucune équipe ne peut viser les sommets.
À l’approche des grands rendez-vous internationaux, son rôle reste plus que jamais central : défendre, rassurer, transmettre… et laisser la lumière aux autres.
2 Commentaires


Ugo Mola si on devait le comparer en terme sportif est « plus complet » que Galthié . En terme de strategie il est meilleur , en terme de management des hommes » y a pas photos » et en communication générale je vous laisse deviner .
En espérant sincèrement qu’il le remplace dans un futur proche.