L’Écosse tremble devant la précision française dans les airs
L’Écosse tremble devant la précision française dans les airs
Le jeudi 5 mars 2026 à 10:14 par David Demri
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Alors que la mêlée française a fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines, notamment à cause de « l’infarctus subi par Uini Atonio à deux semaines du coup d’envoi de la compétition », c’est un autre secteur qui pourrait décider du sort du match à Murrayfield : la touche.
Dans les airs, le XV de France est devenu une véritable machine de précision.
Une touche française parmi les meilleures du monde
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les six derniers matchs, les hommes de Laurent Sempéré affichent une statistique impressionnante de 92 % de ballons gagnés sur leurs propres lancers. Cette « propreté » est remarquable par sa régularité. Les Bleus ne perdent quasiment jamais plus d’un ballon par match en l’air.
C’est une base solide pour attaquer, même si l’équipe utilise beaucoup les ballons portés (mauls). On peut « regretter qu’elle passe essentiellement par des mauls » car cela limite un peu le lancement du jeu rapide, mais ce choix est efficace pour obtenir des pénalités.
Le point faible des Écossais
Si la France brille dans ce secteur, c’est tout le contraire pour l’Écosse. Depuis le début du tournoi, la touche est « le caillou dans la chaussure du jeu écossais ». En moyenne, ils perdent quatre ballons par match sur leurs propres lancers.
C’est un gros problème pour eux, car lorsqu’ils arrivent à capter le ballon, ils sont très dangereux avec des combinaisons variées et des « mauls furtifs » très bien organisés pour envoyer le jeu vers les ailes.
L’arme secrète : le contre français
Grâce au retour de Thibaud Flament, la France est redevenue très performante pour voler les ballons adverses. Contre l’Italie, la pression française en touche a non seulement permis de récupérer 2 ballons, mais elle a aussi « indirectement provoqué 6 pertes de balles » chez les Italiens.
À Murrayfield, les Bleus pourraient donc décider de prendre un risque inhabituel : sauter pour chiper les ballons écossais plutôt que de rester au sol pour défendre les groupés pénétrants. Face à un alignement écossais fragile, c’est une opportunité en or pour priver l’adversaire de munitions.
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