Leinster – Toulon : Rabah Slimani révèle pourquoi il n’y a pas eu de célébration
Leinster – Toulon : Rabah Slimani révèle pourquoi il n’y a pas eu de célébration
Le mercredi 13 mai 2026 à 19:13 par David Demri
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À quelques jours de la finale de Champions Cup face à l’Union Bordeaux Bègles, Rabah Slimani a plongé dans les coulisses du Leinster Rugby.
Et le futur pilier du Rugby Club Toulonnais décrit un club totalement obsédé par une seule chose : reconquérir enfin l’Europe.
Après quatre finales perdues entre 2019 et 2024, le Leinster avance avec une énorme pression sur les épaules. Une atmosphère particulière que Rabah Slimani ressent chaque jour dans le vestiaire irlandais.
« Le travail sera fini après la finale »
À Dublin, la qualification contre Toulon n’a quasiment pas été célébrée. Un détail qui en dit long sur l’état d’esprit du Leinster avant d’affronter Bordeaux.
Il s’est confié via Sud-Ouest :
« Après la demi-finale gagnée contre Toulon, j’ai senti que les joueurs étaient contents, mais qu’il y avait encore quelque chose à accomplir. Je pense que c’est pour ça aussi qu’il n’y a pas eu trop de célébrations. Pour eux, le travail sera fini après la finale. »
Slimani explique même que toute l’atmosphère du club change complètement lorsque la Champions Cup approche :
« La Champions Cup, c’est quelque chose d’ancré dans ce club. Quand on rentre en mode coupe d’Europe, l’atmosphère change, même au stade ! Cette année, ils sentent qu’ils sont presque au bout. Ils parlent d’aller chercher une cinquième étoile, tout le monde rêve de ça, et moi le premier. »
Les quatre finales perdues hantent toujours le Leinster
Même si le groupe tente d’avancer, les précédents échecs européens restent dans toutes les têtes.
Rabah Slimani le reconnaît lui-même :
« Ils y pensent parce que c’est quelque chose qui marque. »
Le pilier français compare même cette situation à celle vécue autrefois par l’ASM Clermont Auvergne après plusieurs finales européennes perdues.
Mais au Leinster, le discours reste orienté vers la conquête plutôt que vers la peur d’échouer encore :
« Mais ils pensent davantage à la victoire qu’à ces matchs perdus. Je pense qu’on n’appréhende pas ces rencontres de la même manière. »
Un énorme travail mental a été mis en place
Pour tenter de casser cette spirale négative, le Leinster a énormément travaillé sur l’aspect psychologique.
Et selon Slimani, Jack Nienaber joue un rôle essentiel dans cette transformation mentale :
« Complètement, et ça, c’est le rôle de Jack Nienaber qui parle beaucoup de l’aspect mental. Avant mon arrivée, ils n’avaient rien gagné pendant quatre ans, ça commençait à peser sur le moral des joueurs. »
Slimani impressionné par le professionnalisme du Leinster
Arrivé en Irlande en 2024, Rabah Slimani raconte aussi avoir été marqué par le niveau d’exigence du groupe.
Le pilier français avoue même avoir été impressionné par quasiment tout l’effectif :
« J’ai envie de dire : presque tous ! »
Il cite notamment Josh van der Flier, Caelan Doris ou Jack Conan pour leur énorme travail de l’ombre.
Mais c’est surtout la culture collective du Leinster qui l’a frappé :
« Le professionnalisme de tous les joueurs m’a marqué. On sent que toute leur vie est dans le club, et ça se ressent sur le terrain. »
« Certains disaient que je n’étais plus bon pour le rugby »
Recruté notamment pour transmettre son savoir en mêlée aux jeunes piliers irlandais, Slimani semble particulièrement fier du rôle qu’il a occupé au Leinster :
« Leo avait été très clair avec moi dès le début. Il m’a dit : “j’ai besoin de toi pour ça”. Après les séances de mêlée, j’aime bien quand les jeunes n’hésitent pas à venir me voir pour me demander comment je les ai sentis, ce qu’ils pourraient rectifier pour être meilleurs. »
Et à 36 ans, Rabah Slimani savoure aussi une forme de revanche personnelle :
« Certains disaient il y a deux ou trois ans que je n’étais plus bon pour le rugby. »
Avant de conclure avec beaucoup d’humilité sur cette finale européenne qui approche :
« Que je sois sur le terrain ou non pour la finale – je ne le sais pas encore – je serai derrière l’équipe jusqu’au bout. »
1 Commentaire


Et oui quand ça sentait mauvais pour lui à l’ASM j’avais de suite émis l’idée de le recruter pour accompagner nos jeunes piliers. On aurait peut être pu garder Mtchelidze et il lui aurait fait travailler son problème de gainage en mêlée…