Lenni Nouchi l’avoue : « L’orage nous a clairement avantagés »
Lenni Nouchi l’avoue : « L’orage nous a clairement avantagés »
Le dimanche 28 juin 2026 à 1:17 par David Demri
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La finale du Top 14 entre le Stade Toulousain et Montpellier a connu un scénario totalement inédit. En pleine seconde période, la rencontre a été interrompue durant près de sept minutes en raison d’un violent orage qui s’est abattu sur le Stade de France. Une coupure qui, selon le capitaine montpelliérain Lenni Nouchi, a plutôt servi les intérêts du MHR.
Alors que des éclairs illuminaient le ciel de Saint-Denis et que des trombes d’eau rendaient les conditions de jeu très compliquées, les deux équipes ont regagné les vestiaires avant de reprendre la rencontre quelques minutes plus tard.
« C’était un peu à notre avantage »
Après la rencontre, Lenni Nouchi a expliqué que cette interruption avait été perçue positivement dans le camp montpelliérain.
« C’était un peu à notre avantage hein. Franchement, quand on connaît les qualités du Stade Toulousain, pouvoir couper un peu le jeu, c’était à notre avantage. Quand on nous a dit qu’il commençait à pleuvoir, on s’est dit : « Ah, c’est notre étoile, ils ne vont plus pouvoir écarter… » (rires). »
« On se demande si ça va reprendre »
Le troisième ligne est également revenu sur ce moment inhabituel vécu par les deux équipes dans les vestiaires.
« Après, c’est sûr, on a dû rentrer dix minutes au vestiaire, on se demande si ça va reprendre et ça reprend finalement de suite après. Mais je pense sincèrement que c’était plus à notre avantage que pour eux. »
Une domination sans récompense
Au retour sur la pelouse, Montpellier a effectivement pris le contrôle de la rencontre et multiplié les temps forts face aux champions de France.
Les Héraultais ont toutefois manqué de réalisme dans les zones de marque, se heurtant à plusieurs reprises à la défense toulousaine.
Malgré une seconde période largement à leur avantage, ils n’ont jamais réussi à refaire totalement leur retard, laissant finalement le Stade Toulousain décrocher un quatrième Bouclier de Brennus consécutif.
1 Commentaire


Je m’attendais vraiment à ce genre de finale : un MHR conquérant et puissant, mettant une pression de chaque instant sur les Toulousains. En face, le Stade Toulousain avec son jeu de mouvement, son désordre organisé, ses courses de soutien et ses offloads, capable de créer des brèches là où beaucoup ne voient que du chaos. Deux philosophies, deux identités fortes, qui ne se sont jamais reniées.
Le MHR a passé une grande partie de la rencontre dans le camp toulousain, imposant une domination territoriale et un défi physique de tous les instants. Mais les finales ne récompensent pas toujours l’équipe qui tient le ballon,
elles récompensent souvent celle qui gère le mieux les moments clés. En première mi-temps, Toulouse a été d’un réalisme clinique.
Défendre face à une équipe aussi puissante demande autant de talent que d’attaquer. Organisation, discipline, sang-froid et confiance ont permis au Stade de résister aux vagues montpelliéraines jusqu’à la sirène. Le MHR a poussé sans jamais renoncer. Toulouse, lui, a rappelé qu’une grande équipe ne gagne pas seulement par son jeu.