Les 4 piliers droits qui ont totalement disparu des radars du XV de France
Les 4 piliers droits qui ont totalement disparu des radars du XV de France
Le samedi 24 janvier 2026 à 1:59 par David Demri
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C’est la grosse surprise de la liste de Fabien Galthié pour préparer le Tournoi des Six-Nations. Alors que les Bleus s’apprêtent à défier l’Irlande le 5 février, le nom de Tevita Tatafu (23 ans) apparaît dans le groupe des 42. Un choix qui interroge : le pilier droit de l’Aviron Bayonnais n’a plus disputé la moindre minute de compétition officielle depuis le 17 mai 2025. Huit mois d’absence, deux blessures graves à la cheville, et pourtant, le voilà propulsé au cœur du réacteur tricolore.
Tatafu : Une confiance aveugle malgré l’absence de rythme
Voir Tatafu dans le groupe, alors qu’il a à peine repris l’entraînement collectif et qu’il « n’a toujours pas poussé la moindre fois en mêlée », en dit long sur le désert qui entoure le poste de pilier droit derrière l’indéboulonnable Uini Atonio. Le staff des Bleus semble vouloir le juger sur pièces, le faire monter en puissance et lui redonner confiance, même si sa présence sur la feuille de match contre l’Irlande reste, pour l’heure, « improbable ».
Le Tongien d’origine est perçu comme la relève naturelle, mais ses pépins physiques à répétition (genou, cheville) freinent une ascension que tout le monde attend avec impatience.
Atonio, l’indispensable vétéran
À 35 ans, Uini Atonio revient lui aussi d’une longue blessure aux ischio-jambiers. S’il a repris avec La Rochelle en décembre, son niveau de forme actuel pose question. Pourtant, il reste le seul garant de la stabilité de la mêlée française. L’expérience du Rochelais est un filet de sécurité dont Galthié ne peut se passer, même si la perspective de la Coupe du monde 2027 semble s’éloigner pour lui.
Derrière, la hiérarchie est floue. Régis Montagne (Clermont) tente de se racheter après un automne difficile, tandis que Dorian Aldegheri (Toulouse) apporte son expérience malgré le poids des années.
Des cadres sur la touche et des perdants
Le poste de pilier droit ressemble à un jeu de chaises musicales où beaucoup ont perdu leur place. Thomas Laclayat (Pau) est le grand absent de ce début d’année, tandis que des profils comme Georges-Henri Colombe, Demba Bamba ou Sipili Falatea ont disparu des radars, victimes de blessures ou de méformes persistantes.
Dans ce contexte de fragilité extrême, le retour précipité de Tatafu ressemble à un cri du cœur du staff : la France cherche désespérément son futur « colosse » pour stabiliser son pack. Le pari est osé, mais à ce poste stratégique, Galthié n’a plus vraiment le choix des armes.
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