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« Les bagarres de rue devenaient habituelles » : Le témoignage bouleversant de la pépite du RCT, Mikheili Shioshvili

« Les bagarres de rue devenaient habituelles » : Le témoignage bouleversant de la pépite du RCT, Mikheili Shioshvili

Le vendredi 24 avril 2026 à 13:49 par David Demri

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C’est une confession rare et touchante qu’a livrée le jeune troisième ligne du RC Toulon dans les colonnes de Var-matin.

À seulement 19 ans, Mikheili Shioshvili s’est confié sur une adolescence mouvementée où l’adrénaline des terrains de rugby a fini par remplacer celle des affrontements de rue.

Un quotidien marqué par les bagarres de quartier

Avant de devenir l’un des grands espoirs du XV de la Rade, le joueur géorgien a connu une période trouble.

Livré à lui-même dans un environnement propice aux dérives, il reconnaît avoir été entraîné dans un engrenage de violence dont il avait du mal à se sortir :

« Mon quartier était petit. On croisait les mêmes têtes. Avec mes amis, on était souvent ensemble. Et c’est vrai, j’ai fait quelques bêtises. Des bagarres contre d’autres groupes, oui. J’ai grandi dans ce contexte-là, avec ces fréquentations. Et du coup, j’ai suivi… Ça s’est fait au fur et à mesure. Tout le monde savait que j’étais un gentil garçon avec mes proches et mes amis.

Mais, en grandissant, les bagarres de rue devenaient habituelles. Avec les autres, j’étais moins gentil. Des conflits entre quartiers, des embrouilles pour une fille… Je passais mon temps dehors. Il y avait toujours des problèmes dans lesquels tomber. »

Le rôle déterminant de ses parents et d’un mentor

Face à ce début de délinquance, Mikheili Shioshvili a pu compter sur le soutien indéfectible de son père, très proche de lui, mais aussi sur la volonté de fer de sa mère qui rêvait pour lui d’une carrière professionnelle.

Il raconte :

« On n’a pas beaucoup d’écart d’âge avec mon père (environ vingt ans). Il était vraiment comme un meilleur ami. Il m’a aidé à me dépêtrer de certaines situations. Ma mère, elle, était toujours énervée contre moi. Elle voulait mon bien et espérait plutôt que je joue au rugby, que je devienne pro. »

C’est finalement la rencontre avec un entraîneur, Zurab Khorbaladze, qui servira de déclic définitif.

Ce dernier a su déceler le potentiel du jeune homme derrière ses erreurs de jeunesse :

« Grâce à ma mère, déjà. Elle avait du mal avec tout ça. J’ai commencé à me calmer. Puis, il y a eu un entraîneur qui a été très important dans ma vie: Zurab Khorbaladze. C’était un proche de la famille. Il savait que je faisais des mauvaises choses. Mais il savait aussi que j’avais un gros potentiel. Il a commencé à venir me chercher régulièrement pour aller jouer au rugby. Chaque jour, on discutait. Il me disait que je valais mieux que ça, que je devais m’entraîner et arrêter de faire n’importe quoi. Petit à petit, je suis devenu plus calme et concentré sur le jeu. »

Le rugby comme planche de salut

Aujourd’hui parfaitement intégré au groupe professionnel de Toulon, Mikheili Shioshvili regarde le chemin parcouru avec lucidité. Il ne cache pas que sans le ballon ovale, son destin aurait pu être bien plus sombre.

Pour lui, le sport a été le moteur de sa transformation :

« Ma vie, c’était le rugby. Donc, bien sûr, ça m’a permis d’emprunter le bon chemin et d’y rester. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

7 Commentaires

  1. JP2683 24 avril 2026 at 14h- Répondre

    Merci d’abord a sa maman puis son entraineur là bas et ensuite le RCT pour l’avoir sauvé de cet galère .

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  2. coudon 24 avril 2026 at 14h- Répondre

    Un bon profil pour notre équipe. Les géorgiens ne déçoivent pas. Pas comme les gallois et d’autres nations ….

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  3. Le gaulois 24 avril 2026 at 14h- Répondre

    Comme quoi, dans la vie il n y a pas de fatalité, quand on veut, on peut !!! Bravo à ce garçon qui a l air d avoir la tête sur les épaules …

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  4. JP83400 24 avril 2026 at 15h- Répondre

    On ne pense pas assez au rôle que les mamans doivent avoir dans les quartiers, on doit les soutenir de toutes nos forces !
    La solution est peut-être là…

  5. Rahan 24 avril 2026 at 15h- Répondre

    Affronter un tel bestiau dans la rue à poings nus, bon courage et surtout…bonne chance!

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    • Danslaverte 24 avril 2026 at 15h- Répondre

      C’est ça. J’ai éclaté de rire en te lisant

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    • Ber0683 24 avril 2026 at 17h- Répondre

      Rahan à poings nus cela devient impossible de nos jours les « courageux » ont tous des couteaux ….!!!