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Les Bayonnais fatigués physiquement et mentalement avant de défier Toulon, à Mayol

Les Bayonnais fatigués physiquement et mentalement avant de défier Toulon, à Mayol

Le mardi 21 avril 2026 à 10:14 par David Demri

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Le 26 avril dernier, l’Aviron Bayonnais triomphait à Anoeta et s’envolait vers une épopée historique. Douze mois plus tard, la chute est brutale.

En s’inclinant lourdement à domicile face à la Section Paloise (22-54), les Basques ont non seulement perdu le derby des Pyrénées-Atlantiques, mais ils ont surtout fait une croix définitive sur la prochaine Champions Cup.

Un derby transformé en « calvaire »

Dominé dans tous les secteurs de jeu, l’Aviron a semblé sans solution face à des Béarnais en pleine possession de leurs moyens.

Pour le capitaine Arthur Iturria, le constat est sans appel : son équipe n’est plus que l’ombre de la formation qui faisait trembler le Top 14 la saison passée.

Il s’est confié via Midi Olympique :

« C’est dur d’être haut et de tomber aussi bas, mais on a ce qu’on mérite. Je ne pense pas qu’on ait gagné un secteur de jeu. Il faudra faire honneur au maillot, car cette année, on est en train de lui manquer de respect. »

Le cauchemar du talon : Ignacio Calles en première ligne

Le scénario du match a viré à la catastrophe dès la 16e minute avec la sortie sur commotion de Facundo Bosch. Sans talonneur de métier sur le banc pour suppléer l’Argentin, le staff a dû improviser en lançant le pilier gauche Ignacio Calles au cœur de la mêlée.

Un dépannage héroïque mais insuffisant pour stabiliser une conquête en perdition (quatre touches et deux mêlées perdues).

« Il a fait ce qu’il a pu, il s’est donné à fond, mais ce n’est pas son poste. Ce n’est pas un rôle avec lequel il est à l’aise, mais il est très généreux. Il voulait jouer, que ce soit au talon ou à droite, il était là pour l’équipe. » soulignait l’entraîneur Gerard Fraser.

Une fin de saison pour l’honneur

Physiquement émoussés et mentalement touchés, les Bayonnais abordent désormais le sprint final avec la crainte de voir les dernières semaines devenir interminables. Avant un déplacement périlleux à Toulon, le groupe semble chercher un second souffle qui ne vient pas, faute de rotations suffisantes et de retours de blessures.

« On est fatigués physiquement et mentalement. C’est souvent le même groupe. Il n’y a pas de retours de blessures qui viennent apporter une nouvelle énergie. Je ne vais pas dire qu’il n’y a pas de but sur cette fin de saison, mais au fond de nous, on ne joue pas ce qu’on devrait jouer, donc dans la tête, c’est dur de trouver la motivation. » déplorait Yohan Orabé.

Pour l’ancien demi-finaliste, l’heure est désormais à la reconstruction mentale pour terminer l’exercice avec dignité et éviter que cette année « ratée » ne laisse des traces trop profondes pour la saison prochaine.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Michel 21 avril 2026 at 12h- Répondre

    Oui , oui , pas de soucis !.. Mais on va juste se méfier tout de même… N’est ce pas , rouges et noirs ?..

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