Les clubs sud-africains contestés en Champions Cup : l’EPCR répond fermement aux critiques !
Les clubs sud-africains contestés en Champions Cup : l’EPCR répond fermement aux critiques !
Le mardi 20 octobre 2026 à 15:23 par David Demri
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Depuis leur intégration aux compétitions européennes, les franchises sud-africaines continuent de susciter des interrogations. Entre les déplacements particulièrement longs, les contraintes sportives et des résultats encore limités en Champions Cup, leur présence ne fait pas l’unanimité.
Mais Jacques Raynaud, directeur général de l’EPCR, défend fermement cette ouverture à l’Afrique du Sud. Et les chiffres qu’il avance sont particulièrement significatifs.
L’arrivée des franchises sud-africaines en Champions Cup et en Challenge Cup a profondément modifié le visage des compétitions européennes.
Pour les clubs français, anglais et ceux engagés dans l’United Rugby Championship, cette évolution implique notamment de nouveaux déplacements et des contraintes logistiques supplémentaires.
Sur le terrain, les formations sud-africaines peinent encore à s’installer parmi les principales prétendantes au titre suprême.
Mais pour les organisateurs, leur participation ne doit pas être évaluée uniquement à travers leurs performances sportives.
« Nous avons doublé notre audience télévisée »
Interrogé par Sud Ouest sur l’intérêt de maintenir les franchises sud-africaines malgré les contraintes qu’elles imposent, Jacques Raynaud a tenu à défendre les retombées de leur intégration.
Selon le directeur général de l’EPCR, l’ouverture au marché sud-africain a permis aux compétitions de franchir un cap commercial et médiatique.
Il avance des chiffres particulièrement importants pour justifier cette stratégie :
« Nous disposons de preuves solides que les franchises sud-africaines ont apporté une réelle valeur ajoutée à nos tournois, tant sur le plan commercial et sportif qu’en matière de rayonnement international de notre marque. Leur intégration a permis à l’Investec Champions Cup de dépasser ses frontières historiques.
Nous avons doublé notre audience télévisée, triplé notre programme commercial et enregistré une progression spectaculaire de l’engagement numérique. L’Afrique du Sud est devenue un marché essentiel pour l’EPCR, dans un pays où le rugby occupe une place passionnelle. »
Pour l’organisation européenne, les bénéfices dépassent donc largement les seules recettes liées aux partenariats.
L’Afrique du Sud représente désormais un marché stratégique, capable d’élargir l’audience et la visibilité internationale de la Champions Cup.
Des performances sportives que l’EPCR refuse de minimiser
L’autre critique régulièrement adressée aux franchises sud-africaines concerne leurs résultats.
Malgré leur réputation et la puissance du rugby sud-africain, elles n’ont pas encore réussi à s’imposer parmi les meilleures équipes de Champions Cup.
Jacques Raynaud estime toutefois que ce constat mérite d’être nuancé.
Les clubs sud-africains ont régulièrement participé aux phases finales, tandis que les Sharks ont remporté la Challenge Cup en 2024.
Le dirigeant refuse ainsi de considérer leur bilan comme un échec :
« Affirmer que les clubs sud-africains ne sont pas performants est très discutable. Au moins un club sud-africain a atteint la phase à élimination directe à chacune de leurs saisons de participation, à l’exception d’une seule. Et les Sharks ont remporté la Challenge Cup en 2024.
Nous savons que les observateurs et les spécialistes attendent de voir les clubs sud-africains atteindre les quarts de finale, voire les demi-finales. Cette ambition est également celle des clubs, qui l’ont exprimée ouvertement. »
L’EPCR reconnaît donc implicitement que les franchises sud-africaines doivent encore franchir un palier pour véritablement rivaliser avec les grandes puissances européennes.
Mais elle considère que leur progression et leur contribution au développement des compétitions justifient leur présence.
Une finale de Champions Cup en Afrique du Sud ? Pas pour le moment
Cette ouverture internationale pourrait-elle aller jusqu’à l’organisation d’une finale sur le sol sud-africain ?
Pour Jacques Raynaud, cette hypothèse n’est pas envisagée à court terme.
Malgré l’importance commerciale prise par l’Afrique du Sud, l’EPCR souhaite conserver ses grandes finales en Europe durant son prochain cycle de trois ans.
Le directeur général précise les priorités de l’organisation :
« Ce n’est pas à l’ordre du jour actuellement. Pour le prochain cycle de trois ans, nous privilégions les destinations européennes, qu’il s’agisse de terres historiques du rugby ou de villes moins traditionnellement associées à ce sport.
Idéalement, nous souhaitons également découvrir des lieux qui n’ont pas encore accueilli un week-end de finales de l’EPCR. Nous ne sommes pas opposés à l’idée d’explorer, à l’avenir, des destinations plus éloignées. Mais, pour le moment, notre priorité est de consolider notre présence en Europe. »
Une position qui permet de distinguer deux ambitions : poursuivre le développement international des compétitions tout en préservant, pour l’instant, leur ancrage européen.
Les franchises sud-africaines ne semblent donc pas menacées dans le modèle défendu par l’EPCR. En revanche, une finale organisée en Afrique du Sud ne figure pas parmi ses projets immédiats.


» Nous avons doublé notre audience télévisée » grâce aux sud-Afs ?
J’en suis pas sûr.
J’en doute ! Surtout quand je vois le peu de spectateurs dans leurs stades.