Les confidences de Fabien Galthié : « Il y a des joueurs qu’on ne prend pas mais qui le mériteraient »
Les confidences de Fabien Galthié : « Il y a des joueurs qu’on ne prend pas mais qui le mériteraient »
Le mercredi 3 juin 2026 à 9:57 par David Demri
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Présent à Montpellier ces derniers jours avec l’intégralité de son staff, le sélectionneur français Fabien Galthié s’est longuement confié dans les colonnes de Midi Libre.
A Montpellier, Fabien Galthié et ses adjoints ont travaillé dur dans l’optique du regroupement France, prévu dans quelques semaines.
Le premier rendez-vous des Bleus est programmé le 19 juin. Ce sera contre l’Angleterre, du côté de Vannes. Un match amical.
Il se confie :
J’ai réuni le staff de l’équipe de France trois semaines avant le début du premier rassemblement à Marcoussis, qui aura lieu après les barrages de Top 14.
On préparera le premier rendez-vous face à l’Angleterre, à Vannes (match amical, vendredi 19 juin). On peut considérer que ce séminaire est la transition entre le Tournoi des VI Nations et la compétition qui commencera début juillet, à Christchurch.
On veut la meilleure équipe de France possible, il faut donc qu’on soit les meilleurs possibles dans la préparation de l’équipe. Tous les enjeux liés à la sélection sont revisités, analysés et préparés pour cette compétition.
Il indique avoir travaillé en collaboration avec le MHR. Extrait:
On a fait la même chose dans les clubs que l’on considère les meilleurs. On l’a fait à Toulouse, Bordeaux, Pau, Toulon, Bayonne… À chaque fois, on essaie de trouver un aménagement avec le manager pour construire la semaine. On a besoin des clubs.
Il souhaite identifier un groupe de 70 joueurs pour préparer les matches à venir :
On est sur le même mode opératoire que précédemment. Les équipes terminent une saison de onze mois, beaucoup de joueurs dépassent les trente feuilles de match et les 2 000 minutes. On suit les joueurs à la minute près. C’était aussi l’occasion d’identifier un groupe de 70 joueurs. Il y aura une première sélection de 28 joueurs après les barrages, piochée dans les dix clubs éliminés. Avec ce groupe, on préparera l’Angleterre.
Ensuite, on revient à Marcoussis. On sélectionne dans les perdants des demi-finales pour former un groupe proche de quarante joueurs. Et on se garde une marge de manœuvre pour prendre trois ou quatre finalistes qui nous rejoindront pour le deuxième test.
Concernant le groupe à venir, il indique que certains joueurs qui ne seront pas appelés mériteraient pourtant d’intégrer le groupe France. Extrait:
On a l’habitude. On l’a expérimenté en Australie, au Japon, en Argentine et en Nouvelle-Zélande. On essaie de trouver la meilleure des moins mauvaises solutions.
L’équipe de France veut qu’on prenne les meilleurs joueurs français pour jouer ces matches. Mais les agendas ne permettent pas d’aller totalement dans ce sens. On doit être vigilant sur la charge physique et psychologique que peuvent supporter les meilleurs joueurs. Il y a des joueurs qu’on ne prend pas mais qui le mériteraient. Onze mois de compétition, ça touche tous les éléments de la performance.
Il évoque ensuite les secteurs dans lesquels les Bleus doivent progresser. Extrait:
Toujours les mêmes, ce qu’on appelle les “set up”, les phases de conquête. Il faut trouver les bons potentiels et la meilleure méthode pour avoir la meilleure conquête.
Il y a plusieurs choses dans la conquête : la touche, la mêlée et les phases de reconquête. Dans un match, il y a environ cinquante phases de reconquête. Exemple : un jeu au pied qui ne sort pas du terrain, c’est une phase de reconquête.
Ensuite, défensivement, on a des marges de manœuvre pour progresser. La maîtrise de la discipline, de l’apprentissage de la règle, aussi. Sur le plan offensif, ça fait deux ans qu’on finit meilleure attaque, et de loin. Ça ne nous empêche pas de toujours chercher des pistes. Tout est une question d’équilibre. Quand on nourrit une partie de la performance, il ne faut pas déshabiller l’autre partie.
7 Commentaires


Les « set up », mais qu’il m’agace avec ses expressions anglaises qui ne veulent rien dire. La conquête est un terme français que tout le monde comprend.
Le technicien est certainement bon, mais la personne m’irrite toujours autant.
Totalement d’accord ! et bien que je sois totalement bilingue et ai un aïeul venu d’un pays anglophone (en 1918), l’utilisation à tort et à travers de mots anglais dans la presse et à la télévision , m’écorche les oreilles et désespère mon coté français .
News, vintage, skills, locker, coach et tous ces mots entendus à la télé …comme si : info, ancien, compétence, casier, entraineur n’existaient plus dans la langue de Molière .
Je l’aime bien ce sélectionneur et il a des résultats !
Mais c’est vrai qu’il a un côté assez agaçant !
Il vous en faut peu pour vous agacer…….
Le staff et joueurs du RCT en font souvent les frais avec vous, et d’autres aussi… Mais c’est toujours les mêmes qui se plaignent, critiquent et insultent parfois!
Quand c’est mérité on dit ce qu’on pense , point barre
On est pas des moutons de Panurge
FG est loin d’être exempt de reproches
Et pour chez nous on a dit ce qu’on avait à dire ces derniers temps .
Il y a quand même la façon de le dire….
Je ne suis pas sur que ce soit ses expressions anglophones qui vous agacent :)… vous dites surement sandwich et pas tranche de pain avec quelque chose au milieu. On emploi si souvent des mots issus d’autres cultures où langues qu’on ne s’en rend même plus compte. Le Rugby étant né vous savez ou, je ne trouve pas anormal d’utiliser certains mots liés à son origine. Que nous nous soyons anglicisés ça c’est un fait, d’ailleurs j’entends souvent « warm up » pour un échauffement ou « skills » pour exercices spécifiques d’habileté, d’adresse, de dextérité, etc… Ce qui au passage vous en conviendrez, est plus concis.