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Les confidences de Julien Puricelli sur le burn-out de Pierre Mignoni : « Je l’ai appris sur les réseaux, malheureusement »

Les confidences de Julien Puricelli sur le burn-out de Pierre Mignoni : « Je l’ai appris sur les réseaux, malheureusement »

Le vendredi 1 mai 2026 à 1:44 par David Demri

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A l’approche de la demi-finale de Champions Cup à venir entre le Leinster et Toulon, l’ancien troisième ligne Julien Puricelli s’est longuement confié via L’équipe.

Au cours de cet entretien, l’actuel entraîneur adjoint du LOU Rugby a parlé de Pierre Mignoni, le manager du Rugby Club Toulonnais.

Il est notamment revenu sur le burn-out du technicien du RCT.

Selon lui, Pierre Mignoni ne prenait plus suffisamment de plaisir et cela lui a coûté ce trop plein. Extrait:

Je pense que les difficultés qu’il a connues il y a quelque temps montrent qu’il ne l’a peut-être pas suffisamment pris en compte, ou que cela lui a coûté trop cher. Cette notion de plaisir doit devenir un leitmotiv pour l’avenir, s’il ne veut pas revivre ces épisodes dramatiques.

Il précise avoir appris le burn-out de son ami via les réseaux sociaux.

Il affirme que le technicien du RCT était allé trop loin pour son corps. Extrait:

Je l’ai appris par les réseaux, malheureusement plus réactifs que le cercle des amis. Je suis déjà surpris qu’il n’y en ait pas plus chez les managers, un métier que je ne compare pas au mien. J’étais peiné pour Pierre. C’est un avertissement. L’investissement qu’il mettait dans ce travail ne pouvait pas aboutir qu’à cela, mais on reste humain : il faut dormir, trouver un équilibre.

La passion n’excuse pas tout et ne permet pas tout. On a un corps à entretenir. Il est allé trop loin par rapport à ce que son corps, qui avait déjà encaissé énormément, pouvait supporter. Après dix ans de surmenage, cela lui est tombé dessus. Le métier doit rester un plaisir, malgré les attentes et les obligations de résultat.

Enfin, Julien Puricelli explique qu’un manager a un rythme de travail beaucoup plus élevé qu’un simple entraîneur adjoint. Extrait:

La cadence reste la même, mais la charge de travail s’alourdit pour le manager : gestion du staff, de l’ensemble, responsabilité de l’équipe, pression administrative, des partenaires, des sponsors, du président. Il y a aussi la gestion des transferts et du centre de formation.

Le nombre de décisions fait qu’un manager n’a rien en commun avec un entraîneur, surtout en termes de poids des décisions. À la fin du match, ils sont les premiers interrogés, visés. Ceux qui doivent rendre des comptes, débriefer, assumer tous les problèmes RH avec les joueurs. C’est toute cette partie immergée, invisible, qui les place en première ligne.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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