Les confidences de Pierre Mignoni sur sa décompensation : « Aujourd’hui, je vais bien mieux »
Les confidences de Pierre Mignoni sur sa décompensation : « Aujourd’hui, je vais bien mieux »
Le mercredi 15 avril 2026 à 7:33 par David Demri
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C’est un témoignage d’une rare sincérité dans le monde feutré du rugby professionnel. Invité exceptionnel du Super Moscato Show sur RMC ce mardi 14 avril, Pierre Mignoni est revenu sur l’épreuve personnelle qu’il a traversée en février dernier.
Entre burn-out, restructuration du staff et épopée européenne, le directeur du rugby toulonnais se livre sans fard sur sa « décompensation » et l’avenir du RCT.
« Tu te lèves un matin et puis tu dors pendant cinq jours »
Après la lourde défaite face à Clermont (14-34) le 14 février, le volcan toulonnais s’était brusquement éteint. Pierre Mignoni s’était retiré, officiellement « au repos », pour une absence qui allait finalement durer un mois. Aujourd’hui, il met des mots sur ce mal invisible qui frappe de plus en plus de staffs en Top 14.
Interrogé sur les raisons de son retrait brutal, Pierre Mignoni a joué la carte de la franchise totale. Extrait :
« C’est une décompensation, un burn-out, comme on veut. C’était difficile. Tu te lèves un matin et puis tu dors pendant cinq jours »
Pierre Mignoni relative et prend de la hauteur. Extrait :
« Je pense que ça arrive à tout le monde. On se croit toujours un peu au-dessus de tout mais là, je l’avais un peu senti arriver physiquement. (…) Mais c’est la vie. Il faut accepter, réflechir. J’ai bien récupéré. Il faut moins faire le con et surtout être meilleur, c’est-à-dire faire autant mais mieux »
Désormais de retour, le technicien assure avoir tiré les leçons de cette alerte sérieuse. Extrait :
« J’ai changé des choses (dans sa façon de travailler). Tu es obligé de modifier des choses, même si je suis comme je suis. J’ai toujours délégué mais on fait beaucoup de choses. Ca m’est arrivé, c’est comme ça. Aujourd’hui, je vais bien mieux et je fais plus attention. »
5 Commentaires


La maladie mentale est à prendre avec sérieux et à traiter sans délai. Ses causes et ses symptômes. Et il faut arrêter d’en faire un tabou. Au moins une personne sur deux en souffrent souvent sans le savoir ou sans vouloir en parler de peur d’être stigmatisé comme faible. PM du fait d’en parler, d’être pris en charge rapidement, va vite se rétablir et tant mieux. Le fait de prendre des mesures pour s’éloigner un peu du terrain et d’une des causes de ce mal être est intelligent de sa part. Tout le monde va y gagner, lui en premier lieu, sa famille, le club et les résultats sportifs ensuite. Bon rétablissement Pierre, c’est en bonne voie. Je vous ai pas épargné en tant qu’entraîneur mais respecte vraiment l’homme que vous êtes et votre façon d’avoir abordé votre problème.
Il va mieux et l’équipe va mieux, du moins sur les 2 derniers matches. Reste à savoir si les deux choses sont liées ou si un élément invisible a remis l’équipe sur les rails.
Ce qui ne va pas mieux c’est la touche et il est urgent de corriger cela.
Personnellement je l’ai senti arriver.
C’est un mal sournois auquel nous ne sommes pas préparés.
Fatigue / problème de concentration / douleurs musculaires / irritabilité / perte de moral
Il faut mettre des mots
Le remède?
Pour ma part:
Couper plus souvent
Passer plus de temps en famille
Relativiser
Arrêter de vouloir tout anticiper
Sans oublier l’aide médicamenteuse plus que nécessaire pour décrocher de la rumination, du sentiment d’échec, de la crainte du regard des autres, de la dévalorisation…etc… Les anti dépresseurs et/ou anxiolytiques, associés ou pas, sont transitoires et aident à traverser le gué pour se retrouver au sec quelques mois plus tard. Mais il faut changer radicalement l’approche de vie qui a antérieurement généré ces maux…
Qu’il ait trouvé des solutions, tant mieux bien sûr, pour lui et toutes les parties c.oncernées.
Mais un accident, incident, dysfonctionnement, crise, cela s’analyse.
Avec la « victime » bien sûr, mais pas par la victime de l’accident.