Les coulisses et les secrets de la transformation de Matthieu Jalibert : « Il n’a pas pris de masse mais on voit qu’il s’est densifié ! »

Les coulisses et les secrets de la transformation de Matthieu Jalibert : « Il n’a pas pris de masse mais on voit qu’il s’est densifié ! »

Le mercredi 4 février 2026 à 15:31 par David Demri

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Matthieu Jalibert s’apprête à entamer le Tournoi des VI Nations 2026 dans une forme étincelante. Alors qu’il retrouve le poste de titulaire contre l’Irlande ce jeudi soir, l’ouvreur de l’Union Bordeaux-Bègles semble avoir atteint une maturité inédite, tant sur le plan physique que tactique.

Voici une analyse détaillée de son évolution, intégrant l’ensemble des propos originaux.

Un athlète au sommet de sa condition physique

Après avoir soigné un genou récalcitrant cet été et surmonté des alertes musculaires, Jalibert affiche une préparation rigoureuse. Son hygiène de vie et son travail avec les kinésithérapeutes sont désormais au cœur de son quotidien pour prévenir les rechutes de sa cuisse, qu’il soigne « 2-3 heures par semaine pour des étirements, des massages, avec un kiné ».

Cette solidité retrouvée se traduit par une présence accrue dans le défi physique, comme le souligne Noel McNamara : « Il a un niveau de préparation de très haut niveau. Il a ciblé ça sur la dimension physique. Il s’améliore en défense mais en attaque aussi, car il est de plus en plus dur dans les contacts. »

Jean-Baptiste Elissalde confirme cette métamorphose dans les colonnes de L’équipe :

« Il n’a pas pris de masse mais on voit qu’il s’est densifié. Je pense que le travail qu’il fait sur ses postures en défense l’aide beaucoup. »

Bien conscient de ses limites passées dans ce secteur, le joueur assume cette nouvelle approche : « J’essaie d’être un peu plus agressif et plus dominant, même si je sais que je ne serai jamais un sécateur ».

Laurent Labit valide cette progression en le comparant aux meilleurs : « Il a toujours eu ce penchant pour le jeu et ce côté dureté dormait un peu en lui. Mais comme Finn Russell, que j’ai connu au Racing, quand il s’y met, il peut être un redoutable défenseur. Ces joueurs vont être ciblés pour être mis en difficulté physiquement et on voit qu’il n’est plus dans cette case aujourd’hui. »

Un génie offensif : la vitesse de pensée et d’exécution

Le Bordelais reste avant tout un attaquant imprévisible. Ses statistiques cette saison sont vertigineuses (66 défenseurs battus). McNamara compare son agilité à celle d’un matador :

« Il l’exécute parfaitement mais il a surtout cette compréhension pour lire la montée du défenseur et voir l’espace qui va s’ouvrir ensuite s’il gagne ce un-contre-un. On parle beaucoup de la vitesse de ses pieds mais il y a aussi la vitesse de sa pensée. »

Sa puissance au démarrage impressionne également les observateurs, Elissalde notant :

« On sent qu’il est plus puissant dans ses accélérations, il donne cette impression d’avoir la même vitesse au démarrage qu’un Louis Bielle-Biarrey. Avec ce coup de reins, une fois qu’il a franchi, il peut faire d’énormes différences. »

Du soliste au chef d’orchestre

À 27 ans, Jalibert a appris à canaliser son talent pour le bien du collectif. « Plus jeune, il y avait toujours des situations où il cherchait à forcer le jeu avec une initiative individuelle et ça se retournait contre lui », analyse Elissalde. Désormais, il sait varier les plaisirs.

McNamara détaille cette palette :

« Il a une triple dimension dans son jeu offensif. Il peut jouer lui-même dans la défense, aller chercher des solutions plus loin avec sa passe ou en trouver par-dessus avec son jeu au pied. Sa vitesse lui donne même une quatrième dimension (rires). »

Sa gestion de la fin de finale européenne est citée en exemple :

« la fin de la finale de la Coupe des champions, c’est une masterclass ! On mène de huit points et il est très discipliné tactiquement. Avec Max (Lucu), ils ont parfaitement géré au pied pour laisser Northampton dans son camp. »

Un jeu au pied devenu une arme tactique

L’ouvreur a consenti d’énormes efforts sur la précision de son pied, notamment sur les phases statiques. Laurent Labit se souvient : « Sur les coups d’envoi par exemple, auxquels il n’attachait pas une énorme importance. Il a beaucoup travaillé ce geste et on voit que ça marche à Bordeaux […]. Même chose sur les pénaltouches, où il tapait parfois avant que les avants aient annoncé la touche (sourire). Il a beaucoup bossé sur ces situations arrêtées pour gagner en longueur et en précision. »

Le défi du maillot Bleu

Face à l’Irlande, l’enjeu sera de transposer cette domination de club à l’échelon international. Jean-Baptiste Elissalde tempère : « En équipe de France, le jeu tourne plus autour du demi de mêlée et des avants donc il aura forcément moins de ballons. Il faudra être un peu plus patient et avoir un bon ratio de bonnes décisions. »

Cependant, il sera entouré de visages familiers, un atout selon Labit :

« L’expérience lui a appris à mieux trier les ballons, à plus faire jouer ses partenaires, il fait ça très bien. Et jouer derrière Antoine (Dupont) et un paquet d’avants qui avance, ça peut aussi lui permettre de s’exprimer. D’autant qu’il est assez complice avec Thomas Ramos… Si on ajoute des centres (Moefana et Depoortere) qui le connaissent par coeur en club, ça fait beaucoup d’éléments pour qu’il soit dans les meilleures dispositions. »

Le mot de la fin revient à Noel McNamara, qui résume l’aura du joueur par cette formule :

« Certains joueurs frappent quand le fer est chaud. Matthieu, lui, chauffe le fer en frappant. »

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7 Commentaires

  1. Olive91 4 février 2026 at 16h- Répondre

    Article sur jalibert.photo de drean ?pas grave….

    J'aime 1
    J'aime pas 6
    • Mayol the best 4 février 2026 at 16h- Répondre

      Non la photo c’est … «  » Jaliran » »…

      J'aime 3
      J'aime pas 1
    • ber0683 4 février 2026 at 19h- Répondre

      Je ne reconnaît pas Dréan moi….?

  2. Garry38 4 février 2026 at 17h- Répondre

    DREAN …?

  3. copan 4 février 2026 at 19h- Répondre

    Les journaleux en manque d’imagination meublent leurs papiers en publiant des articles redondants, sans intérêt aucun, d’abord sur Dupont – on en arrive à une véritable indigestion – et maintenant sur Jalibert.

    • Mayol the best 4 février 2026 at 21h- Répondre

      Indigestion totale . Trop est l’ennemi du bien
      Jalibert c’est différent . Rien a voir du tout

  4. Fort et Vert 4 février 2026 at 22h- Répondre

    Il va pas être content Drean…… c’est bien Jalibert mais il y a 3 ou 4 ans…