« Les gens se trompent complètement » : Luc Ramos dévoile l’envers du décor des arbitres
« Les gens se trompent complètement » : Luc Ramos dévoile l’envers du décor des arbitres
Le mardi 21 juillet 2026 à 9:46 par David Demri
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Pour beaucoup de supporters, le travail d’un arbitre commence au coup d’envoi et s’achève au coup de sifflet final. Une vision très éloignée de la réalité, selon Luc Ramos.
L’arbitre de la dernière finale du Top 14 a profité d’un entretien accordé à Midi Olympique pour lever le voile sur l’envers du décor. Entre entraînements physiques, préparation mentale et longues heures d’analyse vidéo, il assure que les arbitres vivent désormais avec les mêmes exigences que les joueurs.
« Les gens pensent qu’on arbitre 80 minutes puis qu’on rentre chez nous »
Luc Ramos regrette que le grand public sous-estime encore largement le travail réalisé tout au long de la semaine.
« Énormément de personnes pensent qu’être arbitre, c’est : prendre sa voiture le samedi, officier quatre-vingts minutes puis rentrer chez soi tranquillement. On repose le sac et on ne le touche plus jusqu’au prochain match. Ce n’est pas du tout comme ça que ça se passe. Au-delà de la préparation physique, il y a la préparation mentale, l’analyse des équipes que l’on va arbitrer la semaine suivante… »
Pour préparer une rencontre, les arbitres étudient les habitudes des équipes, échangent sur les situations de jeu et revoient leurs propres prestations afin de corriger leurs erreurs. Une méthode de travail qui s’est professionnalisée au fil des années.
Une préparation physique digne des joueurs
Luc Ramos explique que les arbitres suivent un programme d’entraînement très encadré par la Fédération française de rugby.
« Nous avons un préparateur physique à la Fédération française de rugby, qui s’occupe de tous les arbitres. Il nous suit avec notamment des GPS comme pour les joueurs. On a chacun des séances à réaliser dans la semaine pour se préparer. Ce sont des exercices axés sur la course mais aussi sur le renforcement musculaire. Personnellement, je me suis organisé proche de chez moi dans des vignes. Je me suis tracé les distances à respecter et je le fais toutes les semaines. J’ai mes habitudes. J’y vais à vélo, ça fait aussi bosser. Chez moi, je me suis aussi fait une salle de musculation. C’est mon boulot alors il faut être assidu. »
Le développement du professionnalisme a considérablement renforcé les attentes autour des arbitres, qui doivent aujourd’hui être capables de suivre le rythme d’un rugby toujours plus rapide.
Une exigence qui ne cesse d’augmenter
Selon Luc Ramos, le métier a profondément évolué ces dernières années.
« Je ne sais pas si on peut appeler ça une révolution, mais il a effectivement évolué. Je pense tout d’abord au niveau de l’exigence envers nous-mêmes. Nous sommes les premières personnes qui nous critiquons quand on revoit nos performances. Il y a de plus en plus d’arbitres professionnels. En ce sens, il y a aussi beaucoup plus d’attentes, c’est normal. On nous demande d’être prêts pour tenter de rendre les meilleures copies possibles. »
Pour Luc Ramos, arbitrer au plus haut niveau ne se résume donc plus aux 80 minutes passées sur la pelouse. La plus grande partie du travail s’effectue bien avant le coup d’envoi, dans une recherche permanente de performance, à l’image des joueurs professionnels.
6 Commentaires


Lorsqu’il doit arbitrer Toulouse là, pas besoin de regarder les vidéos ,on fait comme d’habitude …Au faite il a le bonjour de Quesada et des Italiens …….
Dit un grand spécialiste sur son canapé un jaune à la main
Et 10 dans le cornet !
Les « gens » se trompent moins que les arbitres
Tu es un génie toi…
Il fait quand même partie des meilleurs arbitres du Top14. Je ne pense sincèrement pas que cette année nous ayons réellement perdu un match à cause de l’arbitrage, nous ne devons nous en prendre qu’à nous-mêmes.