Les incroyables efforts effectués par Clermont pour convaincre les stars étrangères de signer à l’ASM
Les incroyables efforts effectués par Clermont pour convaincre les stars étrangères de signer à l’ASM
Le samedi 3 octobre 2026 à 17:52 par David Demri
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Faire venir un joueur étranger à Clermont ne consiste pas simplement à négocier un contrat. À l’ASM, l’intégration commence dès l’arrivée et concerne aussi la famille, l’apprentissage du français ou même les loisirs.
Benoît Vaz raconte cette tradition d’accueil qui, selon lui, permet au club Auvergnat de transformer un possible handicap géographique en véritable force.
L’objectif est simple : débarrasser au maximum le joueur des contraintes de son installation afin qu’il puisse se concentrer sur le rugby.
À Clermont, les cours de français font notamment partie du processus. Ils sont obligatoires pour les joueurs concernés et leurs conjointes peuvent également y participer.
« Un joueur pleure deux fois »
L’ASM assume aussi une réalité : vue de l’extérieur, Clermont n’est pas nécessairement la destination qui fait le plus rêver une recrue étrangère.
Mais Benoît Vaz estime que l’expérience vécue sur place change souvent complètement la perception des joueurs.
Il résume cette particularité Clermontoise avec une formule devenue particulièrement parlante.
« À Clermont, il y a toujours eu cette tradition d’accueil. Vu de l’extérieur, Clermont n’est pas forcément la ville la plus attirante. On a coutume de dire qu’un joueur pleure deux fois : quand il signe à l’ASM et quand il quitte le club. Le joueur est le meilleur ambassadeur, ça vaut toutes les plaquettes de club. AJ Lam ne serait sans doute pas venu ici si Harry Plummer ne lui avait pas vanté son expérience. »
Le bouche-à-oreille entre joueurs devient ainsi un véritable outil de recrutement.
L’exemple d’AJ Lam est révélateur : l’expérience positive racontée par Harry Plummer a directement participé à l’image du club auprès de la future recrue.
Jusqu’à préparer le golf de Harry Plummer
L’accompagnement Clermontois peut aller très loin dans les détails.
Lorsque Harry Plummer est arrivé, le club connaissait notamment son intérêt pour le golf. Tout avait donc été anticipé afin qu’il puisse rapidement disposer de son adhésion dans un club local.
Même logique lorsqu’un proche effectue un long déplacement pour rejoindre un joueur.
À l’occasion de la Nuit du rugby, la mère de Plummer devait venir de Nouvelle-Zélande. L’ASM s’est assurée que son transport depuis Paris soit organisé et qu’elle puisse disposer d’une place à l’Olympia.
Des attentions qui peuvent sembler secondaires dans la vie d’un club professionnel, mais qui participent directement au confort d’une recrue et de sa famille.
Pour Benoît Vaz, leur importance dépasse largement leur coût comme il l’explique dans L’équipe :
« Des détails qui ne coûtent pas grand-chose. Mais qui sont tellement importants pour le bien-être et le mental du joueur. »
Faire en sorte que le joueur ne pense qu’au rugby
Derrière cette organisation se trouve finalement une philosophie assez simple.
Entre l’apprentissage du français, l’intégration de la famille, les loisirs et les contraintes du quotidien, Clermont cherche à enlever un maximum de préoccupations à ses nouvelles recrues.
L’ASM mise également sur un cercle vertueux : un joueur satisfait de son expérience devient ensuite lui-même capable de convaincre un autre joueur de rejoindre le club.
AJ Lam et Harry Plummer en sont l’illustration. Avant même les arguments institutionnels ou les présentations préparées par le club, le témoignage d’un joueur déjà installé peut peser lourd dans une décision.
À Clermont, l’intégration d’une recrue commence donc bien avant son premier match sous le maillot de l’ASM.


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