Les magnifiques souvenirs de Tillous-Borde à Toulon : « Les Saracens avaient une génération ultra-solide et sur ce match, on les défonce ! »
Les magnifiques souvenirs de Tillous-Borde à Toulon : « Les Saracens avaient une génération ultra-solide et sur ce match, on les défonce ! »
Le samedi 29 novembre 2025 à 13:07 par David Demri
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L’ancien demi-de-mêlée du Rugby Club Toulonnais, Sébastien Tillous-Borde va faire son grand retour sur les bords de la Rade.
Ce-dernier va défier le XV de la Rade avec Montauban, l’équipe dont il est désormais le manager.
Interrogé via Var-matin, Sébastien Tillous-Borde s’est rappelé de ses merveilleux moments passés avec le RCT. Extrait:
Le premier qui me vient, c’est « passion ». Toulon, ça a été une grande partie de ma vie, rugbystique et familiale. C’est l’endroit où je me suis construit en tant que joueur, mais aussi en tant qu’homme. Je m’y suis marié, mes deux enfants sont nés à Toulon… J’ai beaucoup de racines ici. C’est plus qu’une attache. J’ai joué je ne sais combien de finales avec le club… Quand tu me dis Toulon, ça résonne, quoi. Pour moi, et pour ma famille. D’ailleurs, on revient au moins une semaine par an.
Il appréhende ce retour à Mayol. Extrait:
C’est… bizarre (il rigole) ! Quand j’ai arrêté (en 2018), j’ai entraîné deux ans à Toulon, puis je suis parti ailleurs (Bourgoin et Rouen) et je n’ai jamais eu l’occasion de rejouer face au RCT. Surtout, là, je sais que je suis dans le camp adverse. Je connais Mayol, son ambiance. Dans ma carrière, j’y ai joué deux fois, une avec Biarritz et une autre avec Castres. J’ai déjà goûté au vestiaire visiteurs, mais là, ça sera encore différent (sourire).
Il se souvient très bien du moment où il a pris la décision de quitter Castres pour signer à Toulon. Extrait:
J’étais à Castres, dans le salon, quand Mourad m’a appelé. On était en janvier ou février 2011. Il me voulait et m’avait dit : “Cette année, on va être champion de France… et l’an prochain, d’Europe”. J’avais répondu qu’on ferait peut-être le doublé en 2012, plutôt. Finalement, on a perdu les deux finales cette année-là (sourire). Heureusement, derrière, il y a eu beaucoup, beaucoup de joie. Des finales, un triplé en coupe d’Europe, un Brennus. Des finales perdues, aussi. Mais c’était incroyable.
Il affirme avoir été marqué par cette aventure à Toulon. Extrait:
Le caractère des Toulonnais. Ces supporters, cette ambiance, cette ferveur pour le club. J’ai toujours aimé ça. Dans le bon, comme dans le mauvais. Ils peuvent être durs, mais à raison. Quand tu ne mouilles pas le maillot, c’est compliqué. Sinon, au niveau purement rugby, je retiens surtout que nous étions une équipe de frères. On nous a beaucoup qualifiés de « mercenaires ». On était tout sauf ça. Nous étions une équipe multiculturelle et on se battait les uns pour les autres sur le terrain. C’est ce qui nous a permis de réaliser nos rêves et de marquer l’histoire du club, comme les glorieux aînés.
Il revient aussi sur les nombreux titres remportés. Extrait:
On savait qu’on faisait quelque chose de beau. Le plus dur à réaliser, peut-être, c’était le triplé. D’ailleurs, il y a une anecdote à ce sujet. Quand on gagne la première fois, on fait la fête. La deuxième, c’était incroyable, avec 70 000 personnes dans la ville. Et la troisième, on ne la fête même pas… Je pense qu’on s’était un peu embourgeoisé. C’était devenu une habitude de gagner et personne, autour, ne se rendait compte qu’on avait fait un truc juste impensable. Derrière, les années suivantes, on a un peu perdu notre culture pour continuer à tout gagner.
Le match qui l’a le plus marqué avec Toulon ? La finale Européenne contre les Saracens, à Cardiff. Extrait:
Si je dois en donner un seul qui m’a vraiment marqué, je choisis la finale de coupe d’Europe contre les Saracens, en 2014. Ce soir-là, on était à l’apothéose de notre rugby. Les Saracens avaient une génération ultra-solide et sur ce match, on les défonce quoi. Dans l’engagement physique, c’était une bataille de dingue. Avant la finale, dans leurs déclarations, on sentait qu’ils se voyaient déjà gagner. Sauf qu’on s’offre ce match en pratiquant notre meilleur rugby. Et derrière, on va chercher le doublé avec le Brennus. C’était fou. Tout comme le retour en bateau à Toulon, le port et la ville… Il y avait une euphorie générale.
Pour conclure, il rend hommage à Pierre Mignoni. Extrait:
Quand il a arrêté sa carrière, j’ai été celui qui devait le remplacer. C’était particulier, quand même (sourire). Il a été directement notre entraîneur des trois-quarts. Pierre, c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Parce qu’il est droit, qu’il dit les choses et qu’il est carré. Ce sont des valeurs qui me plaisent. Il m’a beaucoup apporté, notamment en termes de rugby. C’était un international, très fort au poste. Je n’avais que 24 ans à mon arrivée. Il m’a conseillé, m’a aidé, m’a fait travailler même si j’aimais déjà énormément ça. Et quand on y pense, Pierre, il s’est aussi construit avec nous en tant que coach. J’en garde de très bons souvenirs.
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3 Commentaires

Quel match face aux saracens. Avec un placage offensif de Craig Burden qui reste dans les mémoires.
Que d’émotion lors de cette finale ! !! !!
Toulon 3 titres de champion d’Europe d’affilée
A ce jour aucun club n’a réalisé la passe de 3
Même pas Toulouse….