« Les mots ne suffisent plus » : Sergio Parisse lance un avertissement avant le choc à Lyon
« Les mots ne suffisent plus » : Sergio Parisse lance un avertissement avant le choc à Lyon
Le jeudi 26 février 2026 à 19:32 par David Demri
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L’absence de Pierre Mignoni sur le banc toulonnais est désormais clarifiée.
En conférence de presse ce jeudi, Laurent Emmanuelli, directeur sportif du RCT, a apporté les précisions nécessaires sur la mise en retrait de son manager, tout en envoyant un message de fermeté à un groupe en quête de rachat après la gifle reçue face à Clermont.
Un retour programmé à l’issue de la coupure
Affecté par les récents résultats, Pierre Mignoni ne sera pas du voyage à Lyon ce samedi. Le club a choisi cette période de calendrier haché pour permettre à son technicien de se régénérer.
Laurent Emmanuelli s’est voulu rassurant sur l’état de forme du manager :
« Le président et Pierre ont convenu que c’était le moment idéal. C’est une phase où on ne joue pas tous les week-ends pour permettre au manager de prendre un peu de repos. Il va bien, il va bien, il se repose et il fait confiance à son staff. Il n’y a pas de problème là-dessus. »
Le directeur sportif a confirmé que la situation était temporaire :
« Les choses vont rentrer dans l’ordre et Pierre sera de retour à l’issue de la trêve. »
Un recadrage institutionnel sans détour
Au-delà du cas Mignoni, la direction toulonnaise a profité de cette prise de parole pour pointer du doigt les défaillances des joueurs. Le message de Bernard Lemaître est clair : le salut passera par un « réajustement collectif ».
Laurent Emmanuelli n’a pas mâché ses mots concernant la prestation face à l’ASM :
« On a été malmené. Les joueurs sur ce match-là, n’ont pas pris leurs responsabilités. Ce sont des joueurs professionnels et c’est à eux de monter le niveau d’exigence et de conscience. »
L’objectif affiché est désormais de « mettre les joueurs face à leurs responsabilités et leurs obligations. »
Sergio Parisse appelle aux actes à Lyon
Pour préparer le choc face au LOU, c’est un staff collégial composé d’Andrea Masi, Sergio Parisse, Maxime Petitjean et Cédric Béal qui a pris les commandes.
Sergio Parisse, fidèle à son tempérament, a rappelé que seule la vérité du terrain comptait désormais :
« L’institution est plus importante que tout. Il y a des choses qu’on peut contrôler, d’autres qu’on ne peut pas contrôler. Les mots, ça ne suffit qu’un temps. Après, ce sont les actes qui comptent. On ne voit pas plus loin que le match de samedi. Et après, c’est le terrain qui parlera. »
Huitième au classement, le RCT joue gros ce week-end à Gerland. Une réaction est attendue pour prouver que l’électrochoc de la mise au repos de Pierre Mignoni a porté ses fruits.
13 Commentaires


Des actes c’est la moindre des choses……
« Qui que je sois au fond de moi, je ne suis jugé que par mes actes. »
C’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens.
Faites au moins en sorte que vous soyez musiciens.
Si les joueurs sont laissés seul sans réel reconstruction affective. Sans mise au vert pourquoi il y aurait un changement.
Ça repartira si le problème est identifié les menaces les discours de motivation ça va gonfler les joueurs. Peut être un intervenant extérieur genre psy yen a de très bon dans le coin qui plus est grand supporter du RCT .
Oui il y en a même deux
Hyper connus et excellents …
Daniel Herrero
Le PB c’est MIGNONI
La technique de l’évincement.
Ce qui arrive à Mignoni, c’est la technique de l’évincement soft. Celle pratiquée dans les grands groupes ou par les cabinets de conseil. Pas de clash, pas de licenciement, juste un glissement contrôlé, emballé dans un discours bienveillant : « Tu travailles trop », « Tu es épuisé », « Repose‑toi ». La version corporate du « ce n’est pas toi, c’est nous ».
(Et on passe sous silence que c’est lui qui a voulu les pleins pouvoirs sur tout.)
Les signaux sont évidents : retrait « volontaire » après Clermont, communication floue, storytelling sur la fatigue, staff qui tourne sans lui. C’est la musique classique des grands faux c.ls.
Et derrière, le move classique :
On va t’aider… en te mettant un numéro 2.
« Tu es fatigué », « Tu es en burn-out », « Repose-toi ».
C’est la technique la plus propre pour sortir quelqu’un sans le sortir.
On ne vire pas.
On n’humilie pas.
On ajoute quelqu’un.
Et ensuite, ça déroule :
un numéro 2 arrive,
le numéro 2 prend l’opérationnel,
le numéro 1 garde le titre mais perd le pouvoir,
le centre de gravité bouge,
la transition devient définitive.
C’est silencieux, indolore, et ça passe crème : « On renforce le staff », « On optimise », « On soulage Pierre », « On a du cœur ».
Et Mignoni est dans la zone parfaite pour ça : épuisé, exposé, emblématique. Impossible de le virer frontalement, donc on le déplace. Sortie par le haut en façade, repositionnement par le bas en réalité.
Je ne dis pas qu’il sera viré.
Le top du top, c’est quand la personne finit par partir elle-même — idéalement vers un club où elle pourra rejouer exactement le même scénario.
Et le plus ironique ?
Il aura validé chaque étape publiquement.
c’est possible…
Ca ressemble au départ d’Azema
Très belle analyse chapeaux !!
Mais c’est un gag , les actes ! c’est lui le metteur en scène ce qui est sur c’est le « moment » il n’aura pas l’oscar du meilleur entraineur
vu les centres que l’on a samedi, je ne vois pas comment on va faire un résultat
Totalement d’accord avec l’analyse d’Archibald.
Tout est parfaitement décortiqué et en totale adéquation avec les procédés manageriaux actuels.
A ce jour je n’ai pas lu de commentaire depeignant aussi froidement la situation du rugby en général et du RCT en particulier,pour ne parler que de cette discipline.
A vous relire,cordialement.