Image par défaut

Les parents de Loïk Le Priol tentent de défendre leur fils : « Peut-être que s’il n’avait pas été armé, il serait mort »

Les parents de Loïk Le Priol tentent de défendre leur fils : « Peut-être que s’il n’avait pas été armé, il serait mort »

Le samedi 12 septembre 2026 à 1:08 par David Demri

Publicité

Denis et Florence Le Priol ont témoigné vendredi devant la cour d’assises de Paris, où leur fils comparaît pour le meurtre de Federico Martin Aramburu. Les deux parents ont décrit un homme profondément transformé par la guerre et présenté leurs excuses à la famille de la victime.

Comme tous les proches d’un accusé appelés à la barre, ils n’ont pas prêté serment. Leur intervention est venue conclure une journée principalement consacrée aux constatations techniques et médico-légales. Le quotidien L’équipe a rapporté les propos émis par les parents de Loïk Le Priol.

Un verdict attendu le jour de son anniversaire

Denis Le Priol fêtera ses 64 ans le 25 septembre, date à laquelle le verdict doit être rendu. Devant la cour, il n’a pas caché son espoir concernant la décision à venir.

Le père de l’accusé a commencé son témoignage en évoquant cette coïncidence de calendrier.

« J’aurai 64 ans le 25, le jour du résultat. J’espère avoir autre chose comme cadeau. »

Denis Le Priol a ensuite regardé la situation depuis sa place de père. Il a reconnu la douleur de la famille Aramburu, privée de l’un de ses repères.

Il a décrit les conséquences irréparables de cette matinée de mars 2022.

« Le père, c’est celui qui doit être le repère. En face, j’ai une famille qui a perdu son repère. C’est absolument horrible. Deux familles détruites pour une connerie d’ivrognes à 6 heures du matin, c’est débile. »

Des excuses adressées à la famille Aramburu

Le père de Loïk Le Priol a publiquement demandé pardon aux proches de l’ancien international argentin. Il a toutefois distingué le soutien qu’il continuera d’apporter à son fils de la responsabilité personnelle de celui-ci.

Denis Le Priol a ainsi directement présenté les excuses de sa famille.

« Je présente les excuses de la famille Le Priol à la famille Aramburu. Je soutiendrai toujours Loïk mais ce qu’il a fait c’est son problème. »

Le témoin a également reconnu connaître très peu les différents antécédents judiciaires de son fils.

« La guerre l’a transformé »

Selon ses parents, un profond changement est apparu après le retour de Loïk Le Priol en 2015. Son père affirme ne pas avoir immédiatement compris l’importance de ses troubles.

Denis Le Priol décrit un fils devenu continuellement méfiant et en état d’alerte.

« La guerre l’a transformé. Quand il est revenu en 2015, ce n’était pas le même. Je n’avais pas compris que son cerveau était touché. Il me faisait penser à un chien de gardiennage, tout le temps aux aguets. Il mettait de la musique classique dans ses oreilles. Il ne faisait pas ça avant. »

Deux armes retrouvées dans son chalet

Denis et Florence Le Priol ont assuré n’avoir jamais vu leur fils avec une arme. Lors des investigations, les policiers en ont pourtant découvert deux dans son chalet, situé à proximité de la villa de ses parents.

Interrogé sur ce point, son père a estimé que la responsabilité reposait sur celui qui utilisait l’arme.

« Ce n’est pas l’arme qui est en cause, c’est la personne. Tous les petits garçons sont intéressés par les armes. Peut-être que s’il n’avait pas été armé, il serait mort. C’étaient des rugbymen en face. »

Florence Le Priol raconte ses espoirs déçus

La mère de l’accusé a, elle aussi, associé l’évolution de son fils à son expérience militaire. Elle avait espéré que son retour dans le Var et son investissement dans le domaine familial lui permettraient de retrouver un certain équilibre.

Florence Le Priol affirme avoir rapidement compris que la situation restait préoccupante.

« La guerre nous l’a détruit. Il est revenu s’occuper du domaine et des oliviers. J’y ai cru. Mais je voyais que ce n’était pas terrible. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
Ne ratez plus aucune actu rugby

4 Commentaires

  1. Papin 12 septembre 2026 at 07h- Répondre

    Si il n’avait pas été armé, tout le monde serait vivant. Pour quelqu’un qui se présente comme repère de la famille, il devrait peut-être se remettre en question.

    17
  2. Sollies83 12 septembre 2026 at 07h- Répondre

    c’est une affaire dramatique mais un sujet sur 5 consacré à cette histoire, ça fait un peu beaucoup non ? surtout que ça effleure le rugby car la victime est un joueur mais c’est pas l’affaire du siècle non plus…

    8
    22
  3. Philou capitole 12 septembre 2026 at 10h- Répondre

    C’est un joueur de rugby qui est victime , pas beaucoup de commentaires C’est assourdissant ce silence .
    Nous avons là le résultat de certaines pensées décomplexées

    7
    6
  4. Titou 12 septembre 2026 at 11h- Répondre

    Cette déclaration est honteuse . Si son fils n’etait pas un abruti il ne se serait jamais rien passé.