Les secrets du chauffeur du bus du XV de France
Les secrets du chauffeur du bus du XV de France
Le jeudi 5 mars 2026 à 10:43 par David Demri
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Le match contre l’Écosse approche et la pression monte. Mais avant que les joueurs n’entrent sur la pelouse, ils passent par les mains d’un homme de l’ombre : Michaël Rabia.
Ce conducteur de la RATP n’est pas un chauffeur comme les autres. Soixante jours par an, il quitte son bus habituel pour prendre les commandes du car officiel des Bleus.
Le journal Le Parisien propose un reportage sur le chauffeur des Bleus.
De la ligne de banlieue au car des champions
Après 22 ans de carrière en tant que « machiniste receveur », Michaël a passé des tests sévères pour avoir l’honneur de conduire les équipes de France. Aujourd’hui, il fait partie intégrante de la vie du groupe. « Quand on est en déplacement, on mange, on discute et on est 24 heures sur 24 avec les joueurs, mais on se fait discret, on reste à notre place », confie-t-il.
S’il est devenu proche des stars du rugby, qui ont remplacé les « Bonjour Monsieur » par les « Salut Mika », il garde toujours une attitude très pro : « Les joueurs sont accessibles, mais je n’en profite pas, je ne demanderai jamais de photo ».
La vie secrète à l’intérieur du bus
À l’intérieur du véhicule, l’ambiance est souvent calme, rythmée par une playlist variée. Faute de DJ attitré, on y entend « des titres de rap, de zouk et de Francis Cabrel ». Chacun a sa place : le staff et le buteur Thomas Ramos s’installent à l’avant, les autres à l’arrière.
Le trajet est aussi l’occasion de quelques plaisanteries, surtout quand le bus se fait doubler sur l’autoroute. « Il y a des joueurs qui se moquent quand on se fait doubler, ils me disent que je suis mauvais, c’est souvent au fond du car, donc c’est difficile de savoir qui a dit ça », s’amuse Michaël.
Une conduite de « haut niveau » pour ne pas déconcentrer les joueurs
Le moment le plus critique est le trajet vers le stade. Les joueurs entrent alors dans une bulle de silence absolu. « Quand les joueurs montent dans le car pour aller au stade, il n’y a pas un bruit. Ils sont dans un état d’hyper-concentration », explique le chauffeur.
Pour ne pas les perturber, Michaël doit avoir une conduite parfaite, sans aucun mouvement brusque. Il se considère comme un athlète de la route : « L’erreur n’est pas permise. Il faut être linéaire, ne pas freiner par à-coups. Le staff attend de nous que nous soyons des conducteurs de haut niveau, comme nous attendons d’eux qu’ils soient des joueurs de haut niveau ».
Un voyage de 17 heures préparé sans GPS
Pour arriver à temps en Écosse, Michaël et son collègue ont effectué un périple de 17 heures depuis Marcoussis. Tout est planifié à la minute près, sans faire confiance à la technologie. « On a préparé l’itinéraire depuis un mois et demi, et on a un itinéraire de secours. Il n’est pas question de se fier à un GPS », précise-t-il.
Une fois sur place, le stress monte d’un cran lors de l’arrivée au stade de Murrayfield, sous escorte policière, un moment qu’il trouve « vraiment impressionnant ». Si la France gagne le Tournoi samedi, « Mika » pourrait bien s’autoriser un moment de fête : « S’ils remportent le Tournoi et que je suis invité à la fête, peut-être que j’irai ».
3 Commentaires


Si le staff te demande de conduire comme un champion du monde à eux d’ouvrir la voie .
N’importe quoi … Ah pardon c’est sensé être drôle ?
Non , juste une vanne pourrie .