Les Toulousains sonnés après la défaite contre l’USAP : « Il y a eu deux ou trois cadeaux qui leur ont été offerts »
Les Toulousains sonnés après la défaite contre l’USAP : « Il y a eu deux ou trois cadeaux qui leur ont été offerts »
Le samedi 3 janvier 2026 à 20:27 par David Demri
4 Commentaires
Publicité
À douze minutes du terme, le match semblait sous contrôle toulousain. Le Stade Toulousain menait de onze points, jouait dans le camp adverse et avait encore la main sur le ballon.
À cet instant précis, le scénario paraissait verrouillé. Mais c’est justement là que la rencontre a changé de nature.
Le premier grain de sable est venu d’une décision arbitrale sur une touche anodine, sanctionnée à quarante mètres de la ligne. Une erreur coûteuse qui allait offrir à l’USA Perpignan un point d’entrée inespéré dans le match.
« Il y a eu deux ou trois cadeaux qui leur ont été offerts », concédera après coup Paul Graou via Midi Olympique.
À partir de ce moment-là, Toulouse n’a plus dicté le tempo. Sur la touche suivante, le ballon est sécurisé près de l’en-but, le groupé-pénétrant se met en place, les impacts s’enchaînent et Tom Ecochard profite d’un déséquilibre pour servir Peceli Yato lancé plein axe. L’avance fond, la confiance change de camp et Aimé-Giral retrouve une intensité qu’on croyait éteinte.
Dès lors, le match ne se joue plus sur la maîtrise, mais sur la capacité à résister. Acculés, les Catalans choisissent la défense comme arme principale, grattant chaque ballon, ralentissant chaque sortie.
« Sur les dix dernières minutes, je pense qu’on a mis un beau rythme, relève Bruce Devaux. Et on surtout a très, très bien défendu. Je pense que c’est notre point fort sur ce match. On n’a rien lâché jusqu’à la fin. »
Toulouse, de son côté, force le jeu. À la 74e minute, une passe après contact mal assurée ouvre une brèche fatale. Alivereti Duguivalu intercepte et traverse tout le terrain, repris de justesse par Teddy Thomas et Kalvin Gourgues. Le danger est écarté… provisoirement.
Sur la touche qui suit, Perpignan appuie là où ça fait mal. Les avants prennent le pouvoir, les mauls avancent, les portés épuisent la défense stadiste, jusqu’à la conclusion signée Joaquin Oviedo. Un essai de plus inscrit par un remplaçant, révélateur d’un rapport de force inversé.
Le Toulousain Léo Banos a analysé cet échec :
« On était bien en défense puis on s’est loupé sur deux, trois actions. Et avec leurs gros porteurs, ils nous ont fait mal. »
Reste alors à survivre. Cinq minutes où Toulouse multiplie les relances, joue dans tous les sens, impose une pression maximale. « Il y a eu du stress quand même, parce que Toulouse jouait de partout », raconte Max Granell. Mais la différence se fait dans les têtes. « Mais on est mieux mentalement, ça s’est vu », complète Devaux.
Le dernier symbole est fort. La récupération décisive revient à Antoine Aucagne, longtemps éloigné des terrains. Un ultime ruck gagné, un dégagement de Théo Forner, et Aimé-Giral peut exulter.
« Quand on a dégagé en touche à la fin, ce n’était que de la joie, la plus belle que j’ai connue dans ce stade. Il y avait aussi de la fierté vis-à-vis du public qui nous a tant poussé. Il n’y a pas de mots pour décrire ça. »
Plus qu’un simple renversement de score, cette fin de match a mis en lumière un basculement mental.
Toulouse a laissé filer un match qu’il contrôlait. Perpignan, lui, a compris qu’il pouvait encore l’arracher.
Publicité
4 Commentaires

Toulouse, une certaine fragilité sans ces têtes de gondoles qui imposent le jeu et le font vivre .Dupont revient bien , on l’a vu créer les espaces et décalages , Marchand , Mauvaka , Ramos , Willis , jelonch , sans eux , la partie est loin d’être gagnée
Graou » il y a eu deux ou trois cadeaux qui leur ont été offerts »….
Donc L’USSAP ne gagne pas aussi par sa combativité jusqu’à la dernière minute ?…
Je trouve la phrase de Graou un peu … enfin… disons pas très » élégante »….
As tu déjà entendu Ramos après une défaite du stade ?
C est culturel…
Je comprends qu’il est mauvaise, car il fait un excellent match. Coste a vendu le match pour être honnête.
Après, pas de quoi le harceler sur les réseaux comme certains. A la fin du match, il avait l’air inconsolable devant les cameras de canal, il sait très bien qu’il a couté le match à son équipe.