L’image agaçante des joueurs Clermontois qui pose question
L’image agaçante des joueurs Clermontois qui pose question
Le lundi 22 décembre 2025 à 13:47 par David Demri
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Ce n’est pas le score qui a le plus marqué les observateurs samedi soir à Aimé-Giral. Ni même le scénario improbable d’une défaite concédée face à une équipe réduite à quatorze pendant une heure.
Non. L’image la plus frappante est arrivée après le coup de sifflet final.
À la sortie des vestiaires, quelques minutes seulement après le revers concédé face à l’USA Perpignan (26-20), plusieurs joueurs de l’ASM Clermont Auvergne discutaient tranquillement avec leurs proches comme l’explique La Montagne.
Souriants. Détendus. Presque légers. Une scène anodine en apparence, mais profondément dérangeante dans le contexte.
Bien sûr, le rugby n’est pas une tragédie. Bien sûr, une défaite ne doit pas interdire l’humanité ou les échanges personnels. Mais comment ne pas être interpellé par ce décalage saisissant entre la gravité sportive de la situation et l’attitude affichée ?
Comment expliquer ces sourires, alors que Clermont venait de laisser filer un match que tout lui tendait les bras ?
Car cette défaite n’est pas une simple ligne de plus dans la colonne des revers. Elle est symbolique. L’ASM affrontait une équipe catalane qui n’avait encore jamais gagné cette saison en Top 14. Une formation en crise, sous pression, et qui plus est amputée d’un joueur dès la 18e minute après le carton rouge infligé à Jefferson-Lee Joseph. Une heure entière en supériorité numérique. Un scénario presque idéal.
Et pourtant, Clermont n’a jamais donné le sentiment de prendre le match à bras-le-corps. Pas de révolte franche. Pas de sentiment d’urgence. Pas de colère visible. Comme si cette situation, pourtant exceptionnelle, n’avait pas réveillé l’instinct compétiteur censé habiter un prétendant au top 6.
Ces sourires aperçus après la rencontre racontent peut-être plus que les statistiques. Ils donnent l’image d’un groupe déconnecté de l’enjeu, comme anesthésié par une série négative qui ne provoque plus la réaction attendue. Une équipe qui semble avoir intégré la défaite comme une option acceptable, même lorsqu’elle survient dans des conditions aussi favorables.
Le contraste est d’autant plus saisissant que, dans les tribunes, le peuple catalan célébrait une victoire libératrice, arrachée au courage et à l’énergie. Sur la pelouse, l’USAP avait lutté, résisté, compensé. En face, Clermont semblait parfois attendre que le match se termine.
Ce malaise silencieux pèse désormais lourd. Car samedi prochain, la réception de l’Union Bordeaux-Bègles ne laissera plus de place à ce genre d’attitude. Face à un adversaire lancé et sûr de ses forces, les sourires d’après-match ne suffiront plus.
À l’ASM, le problème ne semble plus seulement rugbystique. Il est aussi émotionnel, presque culturel. Retrouver la révolte, l’exigence et l’urgence sera indispensable. Sans cela, les images de fin de match continueront de poser une question simple, mais lourde de sens : l’ASM mesure-t-elle encore réellement ce qu’elle est en train de perdre ?
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Compte tenu de notre match d’hier, on va pas ramener nos fraises….
« Comment expliquer ces sourires, alors que Clermont venait de laisser filer un match que tout lui tendait les bras ? »
Toi y’en a pas savoir écrire Français !? !?
AVIS DE DISPARITION INQUIETANT : Nous apprenons que le grand club Auvergnat , l’ASM Clermont Auvergne vient de lancer un avis de recherche concernant sa petite équipe de rugby Pro . Elle ne donne plus signe de vie depuis samedi en fin d’après midi . D’après nos informations , elle a été vu pour la dernière fois à la descente du bus lors de son dernier match à Perpignan . D’un gabarit ordinaire , elle est vêtue entièrement de jaune avec un liseret bleu sur les chaussettes . Toute information peut etre transmise à la maison mère et à tous ses supporters qui s’inquietent. Chaque jour qui passe sans signe de vie nous éloigne d’une fin heureuse.
Pourquoi les joueurs n’auraient ils pas le droit de sourire avec leurs proches est ce dramatique ? Cela n’enlève rien à ce qu’ils doivent ressentir ce ne sont pas des monstres.
Et que devraient ils faire en fin de match, pleurer ? Hurler ? Taper sur tout ce qui bouge ?