Longtemps critiquée, l’ASM de Christophe Urios se réveille au meilleur moment
Longtemps critiquée, l’ASM de Christophe Urios se réveille au meilleur moment
Le vendredi 15 mai 2026 à 11:42 par David Demri
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Il y a encore quelques semaines, peu de monde imaginait Clermont revenir dans la course aux phases finales.
L’ASM semblait engluée dans une saison frustrante, irrégulière, incapable d’enchaîner à l’extérieur et trop fragile mentalement pour rivaliser avec les grosses cylindrées du Top 14. Pourtant, à trois journées de la fin, les Auvergnats occupent désormais la cinquième place et avancent avec une dynamique qui commence sérieusement à inquiéter leurs concurrents.
Le réveil clermontois est arrivé au moment parfait.
Le déclic venu de Toulouse
Le véritable tournant de la saison clermontoise porte probablement une date : celle de la victoire au Stadium contre Toulouse.
Avant ce succès inattendu, Clermont restait sur une énorme désillusion à domicile contre Montpellier. Battue au Michelin, l’équipe de Christophe Urios avait pris un coup sur la tête et les doutes commençaient à grandir autour du projet du technicien auvergnat.
Mais ce succès ramené de Toulouse a totalement changé l’atmosphère autour du club.
Car gagner chez le champion de France après avoir encaissé trois essais en moins de dix minutes n’avait rien d’anodin. Clermont y a montré du caractère, de la révolte et surtout une capacité nouvelle à répondre dans les moments difficiles.
Depuis, l’ASM enchaîne.
Trois victoires consécutives, dont deux bonifiées contre Lyon et Perpignan, ont totalement relancé les Jaune et Bleu dans la bataille pour le top 6.
Christophe Urios retrouve enfin son ASM
Très critiqué ces derniers mois, Christophe Urios semble enfin voir son équipe lui ressembler.
Le manager clermontois avait même choisi de se mettre en retrait médiatiquement pendant plusieurs semaines afin de se recentrer sur le travail et provoquer une remise en question interne. Aujourd’hui, les progrès sont visibles.
Après une huitième place en 2024 puis un barrage perdu à Bayonne en 2025, Clermont semble continuer sa progression pas à pas.
Surtout, l’équipe produit enfin un rugby séduisant.
L’ASM possède désormais la deuxième meilleure attaque du championnat et fait partie des formations les plus dangereuses ballon en main. Les Auvergnats multiplient les franchissements, les offloads et tiennent beaucoup mieux le ballon qu’en début de saison.
Jauneau explose, Plummer régale
Cette montée en puissance s’appuie notamment sur une charnière particulièrement performante.
Arrivé l’été dernier, Harry Plummer s’est rapidement imposé comme le patron du jeu clermontois grâce à son activité et sa capacité à attaquer la ligne. À ses côtés, Baptiste Jauneau impressionne de semaine en semaine. À seulement 22 ans, le demi de mêlée international français traverse probablement la meilleure période de sa jeune carrière.
Ses dernières prestations rappellent parfois celles d’Antoine Dupont, avec sa capacité à dynamiser le jeu autour des rucks, accélérer le tempo et faire reculer les défenses.
Derrière lui, les lignes arrières profitent pleinement de cette dynamique offensive. La paire de centres Darricarrère – Loaloa fait énormément de dégâts tandis qu’Alivereti Raka vient tout juste de retrouver les terrains après une longue blessure.
Un sprint final sous haute tension
Mais Clermont n’a encore rien gagné.
Le calendrier qui attend l’ASM reste particulièrement compliqué avec un déplacement à Pau, un autre à Bordeaux et la réception du Racing 92.
Trois rencontres qui ressembleront presque à des matchs de phase finale avant l’heure.
Une chose est sûre : après avoir longtemps semblé perdue dans le ventre mou du championnat, l’ASM arrive désormais lancée dans le sprint final avec l’ambition de retrouver une demi-finale de Top 14 pour la première fois depuis 2019.
2 Commentaires


Longtemps critiqué à juste titre , ce n’est pas etre negatif de dire que l’on jouait mal , un rugby minimaliste et que l’on etait inconstant . Cela va mieux , au meilleur des moments et c’est tant mieux . Comme toujours c’est les joueurs qui decident de se qu’ils veulent faire . Quand l’on perd devant plus fort que nous mais que l’on a joué au rugby et tout donné , cela me va .
Oui enfin faut se méfier… on gagne à Toulon puis Bayonne avant de paumer à la piaule contre Montpellier et d’encaisser la plus grosse défaite de notre histoire en championnat à Paris. Derrière on fait une mi-temps sur 2 contre le LOU, certes une belle victoire contre Toulouse et une victoire contre une USAP à poil. Tout ça pour dire que je me méfie quand même de cette equipe capable du meilleur comme du pire.