Louis Bielle-Biarrey a très mal vécu All Blacks – France devant sa télévision
Louis Bielle-Biarrey a très mal vécu All Blacks – France devant sa télévision
Le dimanche 5 juillet 2026 à 18:28 par David Demri
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Regarder les Bleus sans pouvoir enfiler le maillot tricolore n’a pas été simple pour Louis Bielle-Biarrey.
Mis au repos après une saison particulièrement éprouvante avec l’Union Bordeaux-Bègles, l’ailier international a suivi avec attention la courte défaite de l’équipe de France face aux All Blacks (34-32). Une rencontre qui lui a laissé autant de fierté que de frustration.
L’international français reconnaît avoir vécu ce premier match du Championnat des Nations avec une certaine envie… au point d’être presque jaloux de ses coéquipiers.
« J’avais des fourmis dans les jambes »
Impossible pour Louis Bielle-Biarrey de rester insensible devant la prestation des Bleus en Nouvelle-Zélande.
L’ailier bordelais avoue via L’équipe avoir eu très envie d’être sur le terrain.
« Bien sûr. Ça fait bizarre de voir les copains jouer, surtout que neuf Bordelais y étaient. Ils ont vraiment fait un bon match qui aurait pu basculer en notre faveur. C’est dommage. Mais pour Max Lucu, nommé capitaine, c’était un moment exceptionnel, surtout là-bas. Cette reconnaissance est tellement méritée pour lui. Au-delà du joueur qu’il est, c’est vraiment quelqu’un que j’affectionne. »
Devant sa télévision, le sentiment était forcément particulier.
Le joueur de l’UBB reconnaît que cette tournée est difficile à vivre.
« J’avais des fourmis dans les jambes. Mais ça fait trois ans qu’on enchaîne les saisons à rallonge alors que se profile la Coupe du monde dans un an. C’était peut-être la meilleure chose pour moi, même si je suis presque jaloux des copains là-bas. Ce sont les trois semaines les plus dures à vivre ! J’aimerais jouer tous les matches, mais il faut aussi être raisonnable. »
Fabien Galthié l’a poussé à lever le pied
Ce choix de ne pas participer à la tournée n’est pas arrivé par hasard.
Avant la fin de saison, Fabien Galthié avait déjà échangé avec son ailier afin de préserver son état physique.
Le sélectionneur estimait qu’une coupure était devenue indispensable.
« On avait discuté lorsqu’il était venu à Bordeaux en fin de saison. Il m’avait dit que le mieux pour moi était de me reposer. Depuis quelque temps, Fabien est assez inquiet par rapport à mon temps de jeu. »
Une inquiétude compréhensible au regard des trois dernières saisons de Louis Bielle-Biarrey, qui a accumulé plus de 2 200 minutes chaque année entre le club et la sélection.
Une saison qu’il ne veut pas banaliser
Même si la fin de championnat a été plus compliquée pour l’Union Bordeaux-Bègles, le jeune international préfère retenir le positif.
Il refuse d’oublier le sacre européen décroché cette saison.
« En fin de saison, on oublie un peu la fatigue avec les gros matches. Après le titre en Coupe des champions, on a tous beaucoup relâché et on a eu du mal à trouver l’énergie nécessaire pour bien finir. Mais la non-qualification pour la phase finale de Top 14 ne se joue pas sur les deux derniers matches mais bien avant. Et même si on s’était qualifiés, ça aurait été compliqué d’aller au bout. Mais globalement, on a vécu une belle saison. C’est toujours exceptionnel de remporter un titre. On ne doit pas le banaliser. On est très contents d’être champions d’Europe. »
Si cette coupure est difficile à accepter pour un compétiteur comme Louis Bielle-Biarrey, elle pourrait lui permettre d’aborder la prochaine saison avec davantage de fraîcheur, à un peu plus d’un an de la Coupe du monde 2027.
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