Lourdement hospitalisé, c’est à l’hôpital que Jacky Lorenzetti a signé la vente de l’Arena : « J’ai hésité jusqu’au dernier moment »

Lourdement hospitalisé, c’est à l’hôpital que Jacky Lorenzetti a signé la vente de l’Arena : « J’ai hésité jusqu’au dernier moment »

Le mardi 6 janvier 2026 à 23:43 par David Demri

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C’est une page qui se tourne pour l’un des lieux les plus marquants du sport français récent. Paris La Défense Arena change de mains. Son fondateur et propriétaire historique, Jacky Lorenzetti, a cédé l’enceinte au géant américain Live Nation. Une vente chargée d’émotion, mais aussi de questions.

Une décision lourde, prise dans un moment particulier

Affaibli par une lourde opération du dos, Jacky Lorenzetti a signé la vente depuis son lit d’hôpital. Un moment intime pour un choix qui ne l’était pas.

« Plutôt qu’une émotion qui remonte, c’est une larme qui descend », confie le président du Racing 92 dans les colonnes du journal L’équipe. « C’est quand même un peu l’œuvre d’une vie, un lieu qui me survivra. J’étais avec ma femme à l’hosto et j’ai hésité jusqu’au dernier moment. C’est émouvant parce que c’est quand même un peu l’œuvre d’une vie, un lieu qui me survivra. »

À l’origine, rien n’obligeait Lorenzetti à vendre. Mais après neuf ans d’exploitation, l’Arena quitte le giron d’Ovalto pour rejoindre celui de Live Nation, leader mondial du spectacle, producteur de tournées pour Coldplay, Beyoncé ou Lady Gaga. La transaction doit encore être validée par l’Autorité de la concurrence.

Un lieu déjà gravé dans l’histoire

En moins d’une décennie, l’Arena s’est imposée comme un symbole. Résidence du Racing 92, elle est surtout entrée dans la mémoire collective lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, avec cette piscine éphémère devenue mythique. Impossible de dissocier les lieux du nom de Léon Marchand, quadruple champion olympique dans ce bassin installé pour un été.

Boxe, motocross, basket, handball… l’Arena a tout accueilli. Depuis l’automne dernier, elle est aussi la nouvelle maison du Masters de Paris, avec un contrat courant jusqu’en 2035.

Le sport menacé par les concerts ?

La grande question est désormais simple : le sport gardera-t-il sa place ?

Jacky Lorenzetti se veut rassurant :

« Le tournoi de tennis a un contrat de dix ans, donc il restera à l’Arena jusqu’en 2035. N’oubliez pas que Live Nation est impliqué dans la Formule 1 et le Moto GP via sa maison mère Liberty Media. »

Traduction : si les concerts sont au cœur du modèle économique, le sport n’est pas exclu. D’autant que l’Arena accueillera prochainement le Tournoi de France de handball, en vue du Mondial 2029.

Le rêve initial… et la réalité

À l’origine, Lorenzetti avait un objectif clair : sauver le modèle économique du Racing 92.

À Colombes, les recettes billetterie frôlaient l’absurde.

« Quatorze euros », plaisante-t-il en évoquant un ancien chèque, citant une formule restée célèbre : « Le Racing est le seul club où les joueurs connaissent les noms des spectateurs. »

L’Arena devait attirer familles, cadres de La Défense, nouveaux publics. Sur ce point, le constat est mitigé.

« Le bilan Racing-Arena est mitigé. Ça n’a pas pris comme je pensais. Le succès phénoménal des spectacles a englouti les espérances du rugby. »

Les affluences autour de 10 000 spectateurs, la nostalgie d’Yves-du-Manoir et une acoustique plus adaptée aux concerts qu’aux chants de supporters ont freiné l’adhésion. Une seule fois, l’Arena a fait le plein pour le Racing : le 22 décembre 2017 face au Stade Toulousain, devant 30 000 personnes.

Une œuvre coûteuse, mais assumée

Construite malgré 23 recours administratifs, l’Arena a coûté plus de 350 millions d’euros, exclusivement financés par des fonds privés. « Une salle de spectacles qui se porte bien est une salle qui se vend bien », résume Frédéric Longuépée, président exécutif de l’Arena.

Et maintenant ?

L’Arena change de propriétaire, pas d’identité. Elle restera marquée par le rugby, les Jeux, les concerts géants et les paris parfois gagnés, parfois manqués de Jacky Lorenzetti.
Reste à savoir si, sous pavillon américain, elle continuera d’être un lieu de sport majeur… ou deviendra avant tout un temple du spectacle.

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8 Commentaires

  1. GéGé 7 janvier 2026 at 05h- Répondre

    Bouffon ton seul soucis c’est de te faire du pognon

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  2. TitouneRCT 7 janvier 2026 at 07h- Répondre

    Vite des mouchoirs !!!!
    Et une cagnotte sur leetchi !! 😀

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  3. allez les petits... 7 janvier 2026 at 08h- Répondre

    Lourdement hospitalisé????
    Charabia!

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  4. boukeraa 7 janvier 2026 at 11h- Répondre

    Les gros malin mit à part la jalousie que vous reste t ils ,montrez de quoi vous êtes capable qu ont rigole un peu

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  5. RCToulon 7 janvier 2026 at 12h- Répondre

    La jalousie existe chez les gens qui n’arrivent pas à accepter la réussite et le succès des autres. Il a mis son fric personnel sans rien demander. Un peu de respect et d’empathie messieurs.

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    • Grumle 8 janvier 2026 at 07h- Répondre

      Il a c. o. nditionné la réalisation de l’Arena à l’achat par la région des hauts de Seine des immeubles jouxtant le stade pour 200 millions d’argent public alors que la rénovation de ceux déjà occupés n’aurait couté « que » 150.
      En d’autres temps, les mécènes donnaient au club les biens qu’ils avaient acquis pour lui, on est bien placé à Toulon pour le savoir avec le stade, ou à Marseille avec le centre d’entraînement de l’OM
      Lorenzetti est un investisseur, faudrait pas vouloir le faire passer pour un philanthrope qui a accepté perdre du blé avec le rugby. A un moment faut arrêter d’être naïf.

  6. Bougnatix 7 janvier 2026 at 13h- Répondre

    Dommage , même si j’étais pas fan du concept pour le rugby , force est de constater que cela permettait d’envoyer du jeu même l’hiver .

  7. copan 7 janvier 2026 at 13h- Répondre

    Beaucoup d’imbéciles critiquent Jacky … mais pour leur grande majorité seraient incapables de fournir les premiers 10 000 euros pour construire quoi que ce soit ! Lui comme d’autres qui ont créés leur entreprise ont pris des risques à un moment de leur vie et d’autres audacieux ont aussi connu la faillite. J’en connais un qui, en mettant en jeu son argent personnel, il y a à peine vingt ans, a amené un club en perdition au plus haut niveau du rugby national actuel … un peu comme Jacky en somme.

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