« Ma copine m’a poussé à aller m’entraîner » : Gourgues dévoile les coulisses de sa préparation

« Ma copine m’a poussé à aller m’entraîner » : Gourgues dévoile les coulisses de sa préparation

Le jeudi 24 septembre 2026 à 9:00 par David Demri

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Auteur d’un excellent début de saison avec le Stade-Toulousain, Kalvin Gourgues ne doit pas uniquement sa progression au talent. Frustré par une fin d’exercice précédent durant laquelle il s’était senti moins performant physiquement, le jeune centre de 21 ans a profondément revu sa préparation. Une remise en question dans laquelle sa compagne, le staff toulousain et Thomas Ramos occupent une place importante.

Les premières semaines de compétition confirment la très bonne forme de Kalvin Gourgues. Une sensation que le Toulousain ressent lui-même, surtout lorsqu’il compare son état actuel avec celui qui était le sien quelques mois auparavant.

« Je l’ai appris à mes dépens »

La saison dernière avait été longue pour le jeune trois-quarts. Et si Gourgues avait participé à l’aventure toulousaine jusqu’à son terme, son organisme avait fini par lui envoyer quelques signaux.

Il reconnaît aujourd’hui dans Midi Olympique avoir terminé la saison dans un état physique nettement moins satisfaisant.

« Oui, sur ce début de saison, je me sens franchement très bien physiquement par rapport à la fin de saison dernière qui a été un peu plus compliquée. »

Le constat effectué pendant l’été a été particulièrement lucide. Gourgues estime lui-même qu’il n’avait pas suffisamment travaillé pour conserver la fraîcheur nécessaire afin d’enchaîner les rencontres.

Une expérience qui l’a poussé à prendre une décision claire pendant ses vacances.

« C’était plus difficile à gérer. La saison a été longue et je l’ai payé physiquement. Je n’avais pas fait les efforts nécessaires pour pouvoir enchaîner et ressentir toujours de la fraîcheur. Je l’ai appris à mes dépens. Je me suis clairement dit, durant l’été, qu’il fallait que ça change. »

Gourgues sait désormais qu’il sera davantage attendu

Il ne s’agissait pas seulement de retrouver de la fraîcheur.

Après s’être révélé au plus haut niveau, le centre toulousain sait que ses adversaires disposent désormais de davantage d’informations pour tenter de le neutraliser.

Gourgues a donc voulu progresser aussi bien physiquement que rugbystiquement avant d’entamer cette nouvelle saison.

« Je me suis dit aussi : « Pour faire une bonne saison, que j’espère aussi remplie que la dernière, il va falloir bosser dur parce que les mecs vont te connaître en face et ils savoir comment défendre sur toi. » Ils vont défendre plus dur, c’est normal. Il va falloir que je sois plus frais physiquement et meilleur rugbystiquement. J’ai fait un gros boulot là-dessus avant d’attaquer la présaison. »

Une préparation d’autant moins évidente que son été a également été marqué par son passage avec le XV de France dans l’hémisphère sud.

« Ma copine m’a poussé à aller m’entraîner »

Avec seulement quelques semaines pour souffler, la tentation aurait pu être grande de profiter pleinement des vacances.

Gourgues raconte avoir alors pu compter sur sa compagne pour l’accompagner et le pousser à poursuivre ses efforts.

Il lui attribue une véritable part dans le travail réalisé pendant cette période.

« J’ai été très bien accompagné. Ma copine m’a poussé à aller m’entraîner. Quand tu as un mois de vacances, et seulement deux semaines pour couper, tu n’as pas trop la tête à ça et tu n’as pas toujours envie… Mais elle m’a accompagné dans ma préparation. Je l’en remercie vraiment. En tout cas, ça a payé. Depuis le début de la saison, je me sens vraiment en forme. »

À son retour à Toulouse, ce travail s’est poursuivi avec les nouveaux préparateurs physiques du club.

Le jeune centre apprécie notamment l’individualisation de sa préparation.

« La présaison s’est bien passée avec les nouveaux préparateurs physiques. On s’entend très bien, ils me font bosser sur des points spécifiques parce qu’ils font beaucoup d’individuel sur l’aspect physique, en fonction de nos profils, pour être le plus efficace possible sur le terrain le week-end. Pour l’instant, ça marche. »

Nutrition, soins, récupération : Gourgues a changé son quotidien

La principale évolution ne concerne justement pas uniquement les séances visibles sur le terrain.

Gourgues a compris que sa capacité à enchaîner les performances dépendait également de tout ce qu’il réalise entre deux rencontres.

Nutrition, soins et récupération font désormais partie intégrante de son travail.

« Je dois continuer à faire le travail de l’ombre durant la semaine sur la nutrition, les soins, la capacité à rapidement récupérer pour pouvoir enchaîner les matchs parce que tout va très vite. On va enchaîner un quatrième match ce week-end et il faut être prêt pour se montrer toujours performant. C’est ce qui m’a un peu manqué sur la fin de saison dernière et je le regrette. »

À seulement 21 ans, Gourgues considère également cette période plus difficile comme une étape de son apprentissage.

« J’étais moins fier de moi »

Le Toulousain ne cherche pas à masquer les difficultés rencontrées.

Ses sensations physiques avaient directement affecté ses performances et, avec le recul, certaines de ses prestations ne lui procuraient pas la satisfaction espérée.

Il préfère désormais utiliser cette expérience pour mieux se connaître.

« Oui, c’est exactement ça. C’est en vivant des choses qu’on apprend, parfois par des issues un peu négatives, à mieux se connaître et à voir ce qu’on peut améliorer. Comme je l’ai dit, en fin de saison dernière, c’était plus compliqué physiquement, et cela se ressentait sur mes prestations. Elles étaient moins abouties, j’étais moins fier de moi. Mais c’est comme ça. Je suis jeune et il faut le temps aussi de découvrir. »

Dans cette progression, il souligne également l’importance de son entourage et du Stade-Toulousain.

Gourgues estime être particulièrement bien accompagné pour éviter de retomber dans les mêmes travers.

« J’ai cette chance d’avoir un environnement, dans mon cadre hors rugby, qui m’aide vachement là-dessus. Puis, le staff est très bienveillant à mon égard. Il m’aide à ne pas relâcher mes efforts, à rester lucide et concentré. Avec mes coéquipiers, c’est pareil. »

Thomas Ramos, un exemple pour Gourgues

Et parmi ces coéquipiers, un nom revient particulièrement : Thomas Ramos.

Gourgues échange régulièrement avec l’international français et observe sa capacité à maintenir un très haut niveau de performance dans la durée.

Pour le jeune Toulousain, Ramos représente un modèle de ce qu’exige réellement le rugby professionnel.

« Oui, il y a plein de joueurs qui sont de bons conseils dans le groupe. Je pense à Thomas (Ramos) qui m’en donne beaucoup et avec qui je parle souvent. Lui, c’est un exemple de longévité, de performance sur le long terme sans vraiment flancher. Thomas incarne parfaitement le rugbyman de haut niveau, le mec qui est là dans les grands moments. Il faut se servir de ce genre de coéquipiers et d’amis pour grandir. »

Ces échanges semblent avoir participé à une prise de conscience plus générale chez Gourgues.

La performance du week-end se construit d’abord pendant toute la semaine.

« J’ai compris que le rugby ne se résume pas qu’au week-end, même si c’est ce que regardent les gens. Si tu n’es pas performant et si tu ne fais pas le travail nécessaire la semaine, ça ne marche pas en match ensuite. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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