Mais pourquoi Blair Kinghorn a été préféré à Thomas Ramos pour remplacer Romain Ntamack à l’ouverture ?

Mais pourquoi Blair Kinghorn a été préféré à Thomas Ramos pour remplacer Romain Ntamack à l’ouverture ?

Le samedi 10 janvier 2026 à 16:29 par David Demri

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Dimanche à Londres (18h30), Toulouse va présenter une configuration inédite au StoneX Stadium. Face aux Saracens, Blair Kinghorn portera le numéro 10, tandis que Thomas Ramos évoluera en 15. Une option rarement vue depuis l’arrivée de l’international écossais.

Sans Romain Ntamack, le staff avait jusque-là tendance à installer Ramos à l’ouverture. L’hypothèse Kinghorn n’a été testée que deux fois cette saison en Top 14, à Pau puis à Lyon. Ce week-end, l’idée revient au premier plan.

Interrogé par La Dépêche sur le sujet, Ugo Mola a d’abord répondu avec son humour piquant. À la question de savoir ce qui différenciait Kinghorn de Ramos pour débuter à Londres, il a lâché : « ce qu’il a de différent, c’est qu’il est valide autant que Thomas et qu’il m’en reste deux ; donc s’il reste deux mecs, il y a des grandes chances qu’il puisse jouer ». Une manière de rappeler que le paquet de trois-quarts n’est pas au complet depuis plusieurs semaines.

Plus sérieusement, le manager toulousain a détaillé les arguments qui poussent à repositionner l’Écossais : « Il nous amène évidemment des caractéristiques de qualité de passe et d’engagement qui nous permettent de jouer aussi autour de lui ». Mola insiste aussi sur « sa qualité de passe assez exceptionnelle, sur sa vitesse d’exécution, qui permet par moments d’aérer le jeu ».

La météo change le plan

Les conditions prévues à Londres ont aussi pesé dans le choix. Antoine Dupont l’a confirmé : « ça nous amènera plus de densité physique » avant d’ajouter : « Et j’espère aussi de la hauteur sur les ballons en haut, une de ses qualités ».

Le capitaine découvrira dimanche une charnière inédite avec Kinghorn. Il apprécie un joueur polyvalent : « peut jouer toutes les positions derrière ». Dupont détaille même le profil : « Déjà physiquement, il est grand, il est costaud, il va vite, il est athlétique. Mais malgré son gabarit, il a un bagage technique très complet, une grande longueur de jeu au pied. Il est aussi capable de porter le ballon, donc ça apporte une menace de plus dans sa zone. Et puis je pense que c’est un rôle qu’il affectionne. Il aime toucher du ballon, il aime diriger le jeu. Je pense qu’il prend du plaisir à ce poste-là. »

Kinghorn ne dit pas l’inverse. L’Écossais apprécie ce rôle central : « Cela reste la même approche. Ouvreur ou arrière, c’est presque le même poste ici même si j’ai besoin de connaître plus le rôle de tous les mecs pour les lancements. »

Il admet qu’en 10, la charge mentale augmente et que le jeu circule davantage par lui : « C’est bien de plus toucher le ballon […] Tu prends plus de décisions, il y a plus de choix à faire entre le jeu au pied, porter le ballon, faire jouer. De temps en temps, tu peux flotter dans le jeu quand tu joues à l’aile alors qu’à l’ouverture, tu dois être à 100 % tout le temps. »

Un contexte personnel motivant

Pour Kinghorn, le rendez-vous contre les Saracens tombe au bon moment. L’Écossais n’a pas oublié la défaite à Glasgow en décembre, vécue différemment par un joueur passé par Édimbourg : « La rivalité entre Glasgow et Edimbourg est forte, c’était un peu dur d’y perdre mais c’est la vie, c’est le rugby […] Le prochain match, ce sont les Saracens à l’extérieur et on veut gagner. »

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